Le Raid est une jeune et prometteuse compagnie lyonnaise de 10 acteurs de tous âges, soudés et coachés par le capitaine de troupe Mohamed Brikat .
Son répertoire alterne le classique, ici Le malade imaginaire de Molière, mais aussi des auteurs contemporains.
Dynamisme, écoute et rythme (L’expérience du festival d'Avignon y aura sans doute contribué) pour cette adaptation en costumes d’époque. On rit beaucoup dans la salle car la joie dans le jeu est communicative et les trouvailles scéniques ancrées dans notre quotidien (arts urbains notamment).
Mohamed Brikat et ses amis ont pleinement saisi ici l'esprit communicatif et malicieux de Molière et ont su rendre sa dernière pièce ludique et accessible.
Le metteur en scène répond à nos questions en compagnie de Cécile Marroco (Toinette) et Jacques Vadot (Argan), deux des comédiens.
Prochains spectacles du Raid :
Orphelins du 14 au 18 novembre au Théâtre des Clochards célestes
Prophète sans dieu en mars au Théâtre de l'Iris à Villeurbanne
Photo: Compagnie Le RAID

Sous le vernis de la perfection ( mère, microcosme, État) la faille, qui cache souvent des peurs, un manque, une zone d'ombre, un modèle obsolète ou vermoulu de fonctionnement.
Au commencement était le conte, la petite sirène d'Andersen, lu par une jeune femme sensible aux symboles et à la modernité des rôles. Au final une réflexion sur l’idéal féminin qui s’émancipe de la fatalité avec zeste d'écologie.
L'association Blutsch-Fréchuret détonne pour cette joyeuse folie qu'est Ervart (joué par Vincent Dedienne) dont l'aventure ne fait que commencer. On n'a pas l'habitude d'assister au théâtre à la dissection et à l'exploration déjantée d'une psyché malade de jalousie et à ses projections sur un environnement lui aussi bien débridé.




