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Choeur

  • Le guide intérieur

    ...Nous vivons dans un multivers et non pas dans un seul ! Ainsi la configuration de notre univers au sein du multivers, qui est indépendante des lois physiques, reste sous la dépendance de la conscience : ce sont donc nos systèmes de croyances qui achèvent la configuration. Je crois que c'est le jour où l'humanité aura compris cela qu'elle va commencer à réellement s'éveiller (p.99). 

     

     

    de la connaisance à la joie,philippe guillemant,éditions trédaniel,dialogues avec l'ange,futur lumineux,physique quantique,synchronicités,rétro causalité,intention vibratoire,avril 2026De la connaissance à la joie est le nouveau livre fleuve de Philippe Guillemant, paru chez Trédaniel éditions, la version papier d'une série de vidéos réalisées en haute Provence, son fief, avec une douzaine  personnalités en vue. 

    22 chapitres tout azimut, dont le coeur est cérébral, très scientifique en sa teneur lexicale, donc ardu.

    Le livre est une synthèse sans fioritures de toute son oeuvre, rendu plus léger à lire lorsqu'il s'entretient avec ses confrères, journalistes ou thérapeutes et par les épisodes anecdotiques sur son parcours, ses synchronicités vécues, sa relecture des Dialogues avec l'Ange, ses expériences en lithotherapie ou encore son intérêt pour le phénomène ovnis.

    Par la verbiage scientifique abscons, l'estime de soi sans faille, l'explication rationnelle à tout, y compris aux phénomènes spirituels, l'ouvrage peut ressembler parfois à un egotrip sans humour même si l'homme est reconnu pour ses fulgurances et travaux d'envergure et comme un pionnier de la rétro causalité.

    Côté contenu, la conscience est au centre, comme processus créateur d'un "futur lumineux". Par expériences personnelles, ce sont toujours les vibrations de "joie, amour et de souveraineté intérieure" qui ont amené une guidance sur son chemin ou sur une problématique particulière, jusqu'à réalisation d'un futur projeté et souhaité. Ce prisme vibratoire sert de clé à de nombreuses énigmes qu'il investigue avec sérieux et rigueur (le cerveau gauche) tout en faisant preuve d'intuitions bien accueillies (le cerveau droit) par ses pairs. Cette double particularité psychique de l'humain manque d'ailleurs selon lui à l'IA pour devenir consciente et il croit que son contrôle des masses est tué dans l'oeuf. 

    Résolument optimiste, confiant en soi et aux initiatives locales et solidaires, il fait sa part de luminosité (et d'unité) sur des sujets clivants et balise parfois le chemin pour d'autres. 

    On a hâte de lire son futur projet pont entre intuitions scientifiques et enseignements des Dialogues avec l'Ange, que Gitta Mallasz, le scribe, appelait de son vivant...un véritable saut dans la foi, au delà du mental pour le coup. 

     

  • La mort détabouisée

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    À la Vie, une pièce d'Elise Chatauret (écriture et mise en scène) et Thomas Pondevie (écriture et dramaturgie), de la compagnie Babel, fêtait sa dernière représentation ce vendredi 27 Mars, à la Comédie de Saint-Etienne, après 6 années de tournée.

    Le thème c'est la mort, par 5 acteur.rices excellent.e.s (mention spéciale à Juliette Plumecocq-Mesh et Charles Zémaco) qui virevoltent entre patients, docteurs ou aidants. Rien de plombant pourtant. C'est plutôt un plein de vitalité qui nous cueille à la sortie, d'avoir regardé le problème de la souffrance ou de la fin de vie en face, dans toute sa complexité, avec ses prises de décisions en conscience. 

    Les scènes hospitalières, issues d'observations sur plusieurs mois d'immersion et très techniques, flirtent parfois avec le fantastique ou les envolées lyriques. De même, les scènes en costumes sont très drôles (au début) ou sacralisées (à la fin) et encadrent le corps du texte de légèreté et de dépassement symbolique. Le spectre de la fin de vie en Occident est bien balayé, intégrant l'euthanasie, la potion suisse ou les derniers débats à l'Assemblée. On est cependant plus sur la souffrance inhérente à la maladie que sur la réelle question de la mort du corps et d'une potentielle survie de l'âme. Le traitement du sujet est plutôt politico-scientifique donc, même si le théâtre permet, par la diversité des rôles incarnés, de croire en la continuité de la Vie par l'incarnation de plusieurs personnages à travers siècles...

  • Inspiration queer

    Romancero Queer, Virginie Despentes, Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon, Sasha Andres, Amir Baylly, Casey, Mata Gabin, Soraya Garlenq, Mascare, Soa de Muse, Clara Ponsot, Federico Garcia Lorca, La maison de Berrnarda  Alba, Fatima Ben Bassal, Camille Duchemin, Tania La Rata, Varou Jan, Annabelle Maillard, ateliers de La Colline, mars 2026

    Virginie Despentes propose ROMANCERO QUEER au Théâtre de la Croix-Rousse. Au plateau iels sont 8 à répéter la pièce La maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca, mise en scène par un certain Michel, mâle blanc cisgenre qui n’apparaîtra pas. Au fil du temps, il devient gênant pour tout le monde. Michel est un tyran avec ses comédien.nes, ce qui va les unir en coulisse.

    Nous découvrons l'histoire de chacun.e : la star de série télé loufoque, étonnée quand on ne la reconnaît pas (Soraya Garlenq) ; le coach sportif désabusé qui débute dans le métier de comédien (Casey) ; l'ancienne femme de Michel qui a eu 4 maris (Mata Gabin) ; la comédienne de Théaaaaaâtre qui pardonne toujours le comportement du metteur en scène (Clara Ponsot) ; celle trompée par sa petite amie, en boucle sur le sujet (Mascare) ;  l'amoureux de lui-même qui cache un secret (Amir Baylly) ; l'influenceuse, diva, qui a fait sa transition et ne laisse jamais marcher sur les pieds (Soa de Muse) et enfin la comédienne qui sort de prison et est à nouveau engagée sur un projet artistique (Sasha Andres). Ces personnages excessifs, drôles et un peu barjos révèlent petit à petit leurs fêlures. 

    Romancero Queer, Virginie Despentes, Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon, Sasha Andres, Amir Baylly, Casey, Mata Gabin, Soraya Garlenq, Mascare, Soa de Muse, Clara Ponsot, Federico Garcia Lorca, La maison de Berrnarda  Alba, Fatima Ben Bassal, Camille Duchemin, Tania La Rata, Varou Jan, Annabelle Maillard, ateliers de La Colline, mars 2026

    À travers la révolte lancée par les protagonistes, la pièce aborde l'accaparement des biens par les puissants, le droit de grève, toutes les formes de discriminations et notamment envers les femmes et les queers mais aussi les guerres actuelles et la montée des haines. Les personnes incarnent ainsi les colères qui traversent l'autrice Virginie Despentes mais aussi le public (salle comble). L'homme riche, blanc qui protège ses privilèges mais aussi les violents et violeurs (en politique, dans l'art et partout ailleurs) sont pointés du doigt. Et, malgré l'avalanche des horreurs du monde actuel, les acteur.ices redonnent foi, espoir ou inspiration en prenant la parole, clamant, déclamant, hurlant ce que les personnages ne peuvent plus taire. 

    Tous.tes les comédien.nes ont énormément de talents avec une mention spéciale pour Soraya Garlenq et Soa de Muse. À découvrir à 16h (dimanche 22 mars) s'il reste des places ...

    Photos : https://www.croix-rousse.com

  • L'avénement de l'Homme

    Nous constatons que, chaque fois qu'un être accomplit un progrès réel de conscience (plus élevé ou plus profond), le monde entier devient différent pour lui...C'est une renaissance totale de l'univers. La constellation de cette possibilité de renouveau produite par la concentration de l'énergie en ce seul centre est figurée par le motif de l’œuf ou du germe d'or (p.254).

     

    Marie-louise Von Franz,Les mythes de la création, La Fontaine de Pierre,C.G Jung,Totalité psychique préconsciente,ombre,Soi,moi conscient,corps de diamant,corps de résurrection,lumière,Mars 2026La fontaine de Pierre réédite en poche un classique de Marie-Louise Von Franz (1915-1998), les Mythes de la Création.
    Celle qui fut le bras droit de C.G Jung, dans son travail de soutien (le processus alchimique notamment) et de continuité de son œuvre (l'étude des contes de fées), recense dans son style plaisant, avec de nombreux extraits, les principaux types mondiaux de mythes de création de la terre et des humains. Son étude porte évidemment une empreinte d'intériorité psychique puisqu'elle les associe à un processus de différenciation de la psyché entre inconscient et conscient, entre rêverie instinctive archétypique et naissance du moi conscient, qui discerne et conceptualise.
    Marie-Louise Von Franz insiste sur la valorisation de ces deux aspects  de la psyché, qui se retrouvent lors d'épisodes dépressifs ou psychotiques (un nouveau monde nait du chaos primordial) mais aussi avant l'avènement d'une œuvre créatrice.
    Ces processus alchimiques courent depuis la nuit des temps mais la "totalité psychique préconsciente" des projections primitives, s'achemine progressivement vers un éveil collectif (une individuation avec l'intégration de l'ombre) dont relate le texte de l'Apocalypse (la conclusion de l'ouvrage). C'est l'avènement d'un âge où l'homme intègre ses sous entités psychiques, cristallise un centre qui gère mieux les paradoxes/contraires et développe un "corps de résurrection", Soi, enfant divin ou Christ intérieur, qui fait la jonction entre un savoir absolu (notion d'inconscient collectif de Jung) et un pragmatisme lié à la praxis du quotidien. Un curseur qui oscille donc vers davantage de lumière.

  • Une étude sourcilleuse

    En effet, la révélation biblique ne se contente pas de figurer le déjà-là de l'expérience humaine. Selon l'heureuse expression d'Elizabeth Parmentier , "la confrontation avec l'étrangeté (du monde biblique) oblige à quitter repères et repaires pour s'engager dans du nouveau" (p.265)

     

    L'insolite dans la Bible,Cerf Patrimoines,Jean-Michel Poirier,Cyprien Comte,Luisa Almandra,Sandrine Caneri,Marie-Christine Chou,Bernadette Escaffre,Georges Fischer S.J,Béatrice Papasoglou,Jenny Read-Heimerdinger,Institut catholique de Toulouse,Evangile de Jean,Job,Proverbes,serpents brûlants,Plaisante lecture que l'Insolite dans la Bible, paru aux éditions du Cerf-patrimoines, qui ouvre l'intelligence à partir d'éléments illogiques de la Bible, ancien comme nouveau testament.
    Sous la direction des prêtres et directeurs de l'UR Céres, Jean-Michel Poirier et Cyprien Comte, six grands exégètes biblistes (unité de recherche de l'Institut Catholique de Toulouse ou ICT) dissertent sur un point précis de l'écriture en l'amplifiant, en le questionnant, en le comparant avec d'autres sources, passages, études.
    Ce qui ne va pas de soi, choque, est anti-linéaire, devient prétexte à un développement "christologique, théologique ou sotériologique". L’Écriture est en effet, à dessein, ponctuée d’incohérences, de détails en apparence insignifiants, de "situations ou paroles atypiques", pour mieux creuser, investiguer et élargir son point de vue parfois trop littéral et aveuglé par une lecture automatique. Le symbolique se révèle alors avec une compréhension renouvelée du mystère caché à l’œuvre. Un habile moyen de cacher des vérités pour qu'elles soient léguées sans doute, à travers siècles, aux bons entendants...
    L'ouvrage est ludique, pointu et enrichissant, quasi universitaire dans sa rédaction, avec une part belle consacrée à l'Évangile de Jean (4 occurrences) mais aussi aux serpents brûlants de Moïse, aux filles de Job, au bégaiement de Namaâm ou à deux proverbes . La thématique a dû bien amuser les chercheurs (on s'est pris au jeu !) de l'ICT, qui ont l’œil alerte pour déterrer des pépites. On espère vivement d'autres volumes.

     

  • Un penseur alerte

    La prière, acte eschatologique, est à chaque instant combat contre la mort et le néant, pour ressaisir la trame de la vie (p.218)


    priere.jpgLes éditions de la Table ronde rééditent en poche (collection La petite vermillon) un texte de 1972 du penseur protestant Jacques Ellul (1912-1994) : l'impossible prière.
    Dans les pas du pasteur et théologien suisse Karl Barth, il s'explique le désaveu de la prière chrétienne par l'avènement de la société "technicienne-technicisée": la prière est devenue mécanique ou dépossédée de son but de réussite ou d'efficacité, quand ce n'est pas le manque de temps qui l'empêche.
    Ce constat est pour lui un signe eschatologique qui redéfinit l'utilité de la prière comme arme de résistance et d'espérance malgré la survenue, il le craint, du temps de déréliction où Dieu détourne sa face de toute créature.
    L'occasion également de redéfinir la nature de la prière de Jésus, valable en tout temps et tout lieu, acte de vigilance et orientée vers la volonté du Dieu-Père pour que l'@-monde n'ait pas le dernier mot et que l'immonde argent n'ait soumis toute vie donnée.
    Prier, pour enrichir et vivifier la foi, afin qu'elle perdure jusqu'aux jours du Fils de l'Homme...Un petit manuel qui donne encore force et courage , presque 50 ans plus tard,   à l'heure de la toute puissance technologique.   

     

  • Un regain de vie

    Il n'y avait certes rien a voir, mais à ce qui chante au-dedans, on devine dans cette insolite visitation, la passe ombrée du Déliant (p.57)

    Il arrive qu'ils le prennent pour un illuminé, mais Lui ne fait qu'habiter son humanité (p.71)

     

    Francine Carillot,l'ombre du Déliant,labor et Fides éditions,Jésus,Francine Carillot, théologienne et guide spirituelle, publie l'Ombre du Déliant chez Labor et Fides.
    Le titre, poétique et symbolique à souhait est en soi tout un monde, en l'occurrence dans ce court essai, celui des résurrections (Lazare, Jésus, la femme lapidée) et des dépassements de soi.
    Le Déliant c'est bien évidemment le Christ, furtif, qui transforme les vies bloquées, par une présence, un silence, une parole. Sa visitation, actuelle ou au temps de l'Évangile, dénoue les nœuds existentiels ou émotionnels, pour remettre dans l'axe de la vie et voir les choses autrement, en profondeur de conscience.
    Épouser son ombre est ce à quoi Francine Carillot appelle, à toute étape de la vie mais sans doute plus à l'âge de la sagesse, pour avancer en humanité et dépasser le jugement hâtif, la parole sentencieuse, la vindicte maladroite, sur soi ou autrui. Cette étape de l’œuvre alchimique chère au psychanalyste protestant C.G. Jung permet d'unifier les contraires et de comprendre que le mal n'est que le bien en transformation, non encore advenu.
    Un petit recueil de haute facture littéraire, où chaque mot est pesé et posé délicatement sur le papier, d'inspiration évangélique, pour contribuer à relier les zones éparses et parfois contradictoires de la psyché en un tout qui fait sens.