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christianisme

  • L’expertise d' Un penseur chrétien

     

    Coran 31,27 : Dieu a créé tout le genre humain dans un seul homme. La résurrection universelle ne lui coûtera pas davantage. Il entend et observe tout. (Trad. Savary)

     

    quinson.jpgC'est avec grand esprit de synthèse et forte érudition qu'Henry Quinson résume, dans « Et l'Homme devint Dieu" paru aux Éditions le Passeur, l'histoire de l'humanité en la mettant en parallèle (c'est l'hypothèse) avec celle des phases du développement de l'Homme qui est celui de tout homme.

    L'économie, la philosophie, la politique, la spiritualité, la science, l'histoire et les arts sont convoqués dans un essai total et constituent la grille de lecture systémique de l'époque par un auteur-conférencier qui eut aussi plusieurs vies (trader puis moine puis enseignant et conseiller spirituel pour le film des hommes et des dieux) et donc plusieurs points de vue sur son prochain.

     

    l'Homme serait donc en conclusion , arrivé au stade adulte , « conscient de sa finitude et de sa responsabilité planétaire...avec un espace vital limité» et entrant par conséquence dans une nouvelle ère spirituelle. C'est de cette hauteur qu’Henry Quinson, qui allie pratique à théorie, s'adresse à nous, sans sermons ni infantilisme et fort de sa maturation intellectuelle et spirituelle personnelle, à l'automne de sa vie comme il aime le dire.

    Sa réflexion ultime explore la "sur-vie" plutôt que la survie, un comportement altruiste et empathique envers ses frères en humanité plutôt qu'égotique et ignorant des forces de l'esprit, au sens religieux du terme.

    L'interdépendance et l'interconnexion de tous rend entre autre stérile l'invocation d'un "Dieu des armées" au profit du « Désarmé, unifiant le monde dans un Amour universel", et la lettre ne tient plus comme hier devant "la vie de l'Esprit qui continue d'irriguer et d'enrichir l'humble rencontre des personnes ordinaires".

    Chrétien profondément marqué par la vie et le vécu des moines de Tibhirine, il relis l'Histoire globale de l'Humanité sans éluder ses fondements archaïques et archétypiques, de la genèse à l'apocalypse, reliant également la dimension horizontale des interrelations avec celle verticale, axe de la vie en dieu, du Dieu (de) Jésus.

    Un essai dense qui aborde par différents prismes la problématique complexe d'une conscience innervée en profondeur, celle de l'Homme, en résonance avec la noosphère (sphère de la pensée humaine) du prêtre-philosophe Pierre Theilhard de Chardin.

     

    « La fin de l'humanité, bientôt adulte, ne se résume pas à une date, au demeurant inconnue ; elle est déjà en cours. Jour après jour, l'Homme devient Dieu, proche du terme de son aventure, de son aspiration la plus profonde, qui n'est autre que de communier à sa source, son inspiration la plus essentielle : Amour caché mais présent, au-delà du temps et de l'espace, victorieux Esprit. » (P.187)

     

  • La vie donnée de Louis Massignon

     

    C'est l'idée fondamentale, d'ailleurs de toute ma vie, depuis 45 ans, lutter pour le Sacré, la parole donnée, le droit d'asile, l'hospitalité sacrée ; toutes choses absentes de la diplomatie internationale ; et des politiques coloniales, qui commettent des sacrilèges à longueur de journée. (p.409)

     

    Manoël Pénicaud,Louis Massignon-le "catholique musulman",Bayard Editions,Février 2020. Une conversion est un acte radical qui ne souffre pas de demi-mesure. Il y a un avant et un après et le sujet conscient du sacré qu'il porte en lui naît nouveau et pleinement soi, postérieurement à sa métanoïa.

    C'est une des lectures plausibles du livre de Manoël Pénicaud sur  Louis Massignon, le « catholique musulman" paru chez Bayard Éditions. Ce volumineux ouvrage agrémenté de photographies et sources inédites (les grandes lignes de sa vie spirituelle et de sa conversion, des archives familiales) présente l'homme qu'il fût sous de multiples facettes (agnostique,militaire, savant, mystique, intellectuel et pèlerin) qui s'interpénètrent par ce prisme de la quête de la foi absolue au Dieu monothéiste.

    Le jeune homme érudit, diplomate, épris du charme Oriental à l'esprit de colon, rendit peu à peu les armes à partir d'une fameuse nuit de printemps 1908 où il fut incardiė par un Feu intérieur d'abord Juge puis Amour inconditionnel, pour ses inflexions passées (relations homosexuelles honteusement vécues, activité de conseiller d’État rarement compatible avec celui d'ami de Dieu).

    Comme racheté par une communauté d'orants vivants ou morts (la communion des saints), il n'aura de cesse de payer sa dette envers cette assemblée d'entremetteurs œuvrant pour son salut et son entrée dans la Vie (religieuse et sacrée).

    Dans un souci de fidélité à l'Hôte divin il fera jusqu'à sa mort (1883-1962) vœu de "substitution, de parole donnée et d'hospitalité sacrée (l'Aman)", avec honneur et loyauté, notamment envers ses frères musulmans, les derniers héritiers mais les plus méprisés de la promesse, mais aussi ses pairs dans le sacerdoce qu'il contribuera à révéler ou vénérer (Charles de Foucauld, Huysmans, Hallaj, quelques femmes stigmatisées, Marie, Abraham…), enfin ses frères de cœur de toutes confessions en ce siècle violent, tumultueux (les deux guerres mondiales, la guerre froide, la constitution de l’État d'Israël, l'indépendance des pays de l'Afrique du Nord...) et préfigurateur de la fin possible des temps.

    Car même s'il voulut très tôt se faire une mentalité arabe et musulmane (au risque de passer pour un traître lors de missions diplomatiques), même si toute sa vie il pensa, écrivit et pria en arabe et qu'il voua sa vie à mieux faire comprendre et aimer cette religion hospitalière qu'est l'Islam, sa crise mystique qui le transfigura à vie (lire les nombreux avis ou ressentis de ceux qui l'approchèrent) le ramena au catholicisme (au sens universel du terme) et à ce cœur vulnéré du Christ souffrant pour l'humanité pècheresse, sorte d'imago Dei.

    Et si la période historique fut propice à de nombreuses conversions (Bloy, Huysmans, Foucauld, Claudel, Maritain…) et au rayonnement christique de la France (sœur ainée de l'église et protectrice des lieux saints) c'est par l'étude de la mystique soufie, en la trajectoire d'Hallaj notamment (véritable crucifié d'Amour par les siens), qu’il comprit la compassion voire la substitution (souffrir à la place ou pour le rachat d'untel connu ou non), à son sens le cœur même de l'être chrétien.

    Fasciné par ces « piliers invisibles qui s'offrent en otage pour racheter les péchés de la société" (les "Abdals" chez les soufis ou saints apotropéens chez les chrétiens) il créera avec Mary Khalîl à Damette la Badaliya (substitution en arabe) afin de prier pour le salut des musulmans non pour les convertir mais les préparer à la réconciliation finale d'avec les autres croyants et au retour eschatologique de Jésus.

    Le livre de l'anthropologue Manoël Pénicaud aborde d'autres aspects du personnage : ses engagements et sa bravoure militaires, ses actions politiques comme universitaire spécialiste du monde arabo-musulman, ses rencontres de catholique engagé avec des personnalités politiques ou religieuses (Mohammed V, Gandhi…), son immense érudition et maîtrise des sciences humaines et sociales, son caractère de scientifique et d'archéologue de la psyché humaine (appliqué à lui-même également)... et il arrive à nous le rendre à chaque fois plus proche et accessible que ne le fut sa pensée, sans tomber dans l'hagiographie.

    Louis Massignon Homme de Dieu sans conteste, pratiquant, fervent, pieux, soucieux du sort de l'humanité et des plus méprisés, engagé pour le salut de certaines âmes avant la sienne, et pourtant du monde et dans le monde pleinement (marié à Marcelle Dansaert avec qui il aura trois enfants, tertiaire franciscain et ordonné prêtre melkite) avec un emploi du temps rempli à ras bord, grand islamologue, penseur, savant, apôtre du dialogue islamo-chrétien, œuvrant pour la "paix dans la justice, synonyme de Royaume de Dieu" sur terre, tout orienté vers la rédemption apocalyptique orchestrée par les élus...

    D'aucuns le disaient prophète, d'autres saints, il avait en tout cas le don de révéler la grandeur de chacun, de lire dans l'âme de ses contemporains et savait s'oublier pour que l'Autre, l'Hôte soit, homme ou Dieu...mais Dieu LUI-même est plus savant !

     

    Il n'y a pas au fond plusieurs œuvres de miséricorde, il n'y en a qu'une, c'est l'hospitalité sacrée, qui fait foi à l'hôte, cet étranger, cet inconnu mystérieux qui est dieu même venant se mettre à notre merci, désarmé. (p.404)

     

  • Mariammé, un évangile pratique

    D'ici, tu deviens invisible car ton corps n'a plus à exister.

    Simplement, Conscience.

    L'OEIL (p.235)

     

    Mariammé,Laurence de Bourbon-Parme,Anne Soupa,Massot Editions,Février 2020Moi, Mariammé (amante de la lumière en égyptien) est un livre d'enseignement authentique, dans la lignée des enseignements traditionnels, avec une inflexion gnostique.

    Il insiste sur la connaissance de soi illuminatrice, fruit d'un cheminement intérieur de longue haleine, pour parvenir à la stature d'"Homme ou de Femme sacré(e)" où "Lumière et Amour en soi ne font plus qu'Un".

    L'autrice Laurence de Bourbon-Parme ne se présente pas comme un scribe où l'œuvre l'emporterait comme dans les « dialogues avec l'ange", mais plutôt comme une personne connectée à la Source, un « simplet en conscience» qui retranscrirait un message à partir du silence. Silence qui ne s'obtient, soit dit en passant, que par un travail de purification du mental et d’assainissement des peurs, conditionnements, croyances, mémoires inhérentes à son fonctionnement.

    L'ambition affichée pour celle qui annonce vivre dans la présence du Christ ou de Marie-Madeleine depuis l'enfance, n'est ni plus ni moins que de proposer un « évangile qui soit le livre de l'humanité » avec pour caution (la préface) Anne Soupa, théologienne et bibliste féministe . Mais si le livre répond aux principales questions existentielles de l'incarnation (expérimenter l'Amour, mettre de la lumière dans la matière, vivre dans l'instant, conscientiser l'ombre), il flirte parfois avec la frontière du développement personnel quand il s'agit de la mise en pratique concrète et sans instructeur spirituel. Néanmoins dans cet ouvrage, la tradition rejoint la religion et les deux voies apparaissent moins antinomiques que complémentaires avec un nouvel éclairage intérieur plus moderne de certains termes comme prier, parvenir à l'état christique ou encore pardonner. Un glossaire vient par ailleurs expliciter la nouveauté du message.

    Pour ce qui est de l'Histoire à proprement parler biblique, Jésus (la Lumière incarnée) aurait formé un couple sacré avec sa femme, Marie-Madeleine (l'Amour incarné), chacun étant relié à la Source, l'immensité infinie. Le Christ représente symboliquement l'expérience ultime qui, par sa mort, transcenda le corps de matière en corps de lumière du ressuscité, un juste retour à l’unité, la complétude, l'équilibre des contraires.

    L'enseignement fraîchement délivré par Mariammé (L'autrice et disciple de l'évangile de Marie) est un rappel de notre nature lumineuse que l'identification à la chair et au corps mental ternit jusqu'à l'oubli.

    Un fil d'or nous relie à l'Origine où l'Amour se donne et quand nous cessons d'y être ouvert c'est le bourreau en nous que nous alimentons, l'ombre que nous vénérons et faisons exister (Lucifer) . Le sens du travail est dans l'observation sans jugement, à une époque où s'ouvre la conscience dans l'esprit et le cœur des hommes", et la reconsidération des épreuves difficiles ou personnes désobligeantes comme faisant partie d'un Plan pour l'élévation personnelle.

    Dans cette tâche nous sommes aidés (par l'esprit saint ou paraclet), nous sommes aimés, nous pouvons nous souvenir de notre grandeur et potentiel quasi divin, porteurs d'univers et de conscience illuminative.

     

  • Le "fils prodigue" pré-médité

    2019-02-kelen-histoire-de-celui-6-5db9c1ea98e3b.jpgDans "Histoire de celui qui dépensa tout et ne perdit rien" paru aux éditions du

    Cerf, Jacqueline Kelen s'empare de la parabole du fils prodigue et la réécrit en se mettant dans le corps et l'âme des différents protagonistes. Le fils, le frère et le père s'entend, mais aussi la mère, un vieux serviteur et plus surprenant l'ange gardien et l'ange scribe.

    Nourris de lectures et de recommandations bibliques, les personnages s'expriment à la manière des psaumes, du cantique des cantiques ou encore de l’ecclésiaste, citant prophètes ou événements marquants de la Bible, ce qui donne à l'ensemble un ton enjoué, précieux et poétique et à l'écriture de J. Kelen une fluidité et un rythme proche du verbe.

    Les prolongements et arguments de chacun ne choquent pas et font basculer la parabole dans une fable initiatique où tout le monde est gagnant. Après avoir choisi une vie mondaine, celle de l'homme extérieur (le vieil homme au sens évangélique), "là-bas, dans la ville bruyante, où l'on se laisse tenter, on s'amuse, on se leurre et où un jour l'âme se retrouve sur la paille", le fils cadet subit un renversement, une métanoïa et se souvient de sa lignée céleste alors qu'il patauge dans la boue avec les cochons. En se remémorant l'amour de son père, "lui reste l'essentiel, l'invisible alliance, sa parole donnée, la liberté qu'il lui a accordée...il a certes tout dépensé mais il n'a rien perdu...".

    En chemin l'amour, la mort, le choc des émotions, un vécu de géant, une amplitude d'expériences ont contribué à forger une âme immortelle et un cœur enjoué à l'idée d'être re-devenu fils mais au sens de l'homme intérieur, l'homme nouvellement né.

    Cette interprétation dépoussière un texte resté trop longtemps moralisateur ou culpabilisant et sonne juste comme souvent dans l'intuition de Jacqueline Kelen, que nous avions longuement interviewé en 2018 sur son parcours, à Paris.

     

  • Les chants revigorants d'Hadewijch d'Anvers

    Les chants d'Hadewijch d'Anvers,Albin Michel,Louis Peter Grijp,Veerle Fraeters,Frank Willaert,Daniel Cunin,Mars 2019Albin Michel publie un beau livre collaboratif sur des poèmes strophiques chantés (45 chants) de la Béguine mystique Hadewijch d'Anvers. Les commentaires sont de Veerle Fraeters et Frank Willaert et la traduction française de Daniel Cunin. Un CD de 13 des 45 chants en néerlandais est inclus.

    Redécouverts il y a moins de 200 ans, Les Chants ont pour thème "la Minne", soit l'amour mystique entre Dieu et l'homme qui demeure, quelles que soient les saisons (métaphore des épreuves).

    Au 13ème siècle, les Béguines étaient des groupes de femmes en quête de perfection spirituelle mais non soumises au clergé. La chanson populaire à partir de mélodies de trouvères (troubadours) de l'époque était un bon moyen d'initiation car "la répétition constante de mots clés (amour, désir, fidélité) révélait une grande valeur méditative".

    Hadewijch était une de leur guide pour cheminer vers le parfait Amour. Ses poèmes réalistes et sans concessions évoquent souvent le pôle sombre et méconnu de l'Amour.

    ...Avant que tout soit uni à tout

    On goûte à d'amères souffrances (16)

    ...En toute saison il doit souffrir

    Celui qui veut servir la haute amour... (17)

    L'Amour exige, l'Amour est un joug (efforts et douleurs sont connivents au service de la minne) avec lequel il convient de cohabiter corps et âme dans la patience et la persévérance.

    ...C'est une façon bizarre de vous terrasser

    Plus elle aime, plus elle accable... (17)

    Avec ces chants il s'agit d'exhorter, de raffermir l'ardeur de la foi devant une ascèse qui peut parfois prendre des années avant d'en espérer des fruits réguliers (la pratique des vertus).

    Certes les signes ravissent les novices mais sans fermeté d'âme ou résistance du corps, les efforts peuvent s'avérer vains.

    Par moments Hadewijch rappelle le lot, le trésor de cœur escompté, tel un horizon entrevu subrepticement et atteignable pour certaines et certains, dans la longue et âpre course de fond, tel un jalon sur le chemin :

    Le prix de la Miséricorde et la dette de la loi,

    L'amant les paie au début.

    Une fois qu'il possède cette fougue,

    Il se met à faire d'immenses profits :

    Il accomplit chaque travail sans difficulté,

    Il endure chaque souffrance sans douleur,

    C'est une vie au -delà de l'entendement humain (20)

    ...Mais celui qui est altier et sage

    parvient à Te suivre en tout,

    Dans le doux, dans l'aigre, dans le confort, dans la crainte,

    Jusqu'à ce qu'il sache tout à fait ce que Tu attends de lui

    Quand Tu lui montres Ta volonté aussi clairement,

    Sa douleur se trouve apaisée...(40)

     

    A l'écoute des chants on pourrait les croire lourds ou graves, il n'en est rien. Chantés seul ou à plusieurs ils clament la légèreté d'âme et sont d'une beauté épurée. Cœurs enjoués déclament des paroles paradoxalement émanant d'un cœur que l'on pourrait croire contrit et l'on comprend pourquoi ces "Liederen" constituent aujourd'hui l'une des fiertés nationales des Flandres et des Pays-Bas. Ils sont la Mémoire d'une ascèse mystique, identique en tout temps et par conséquent universelle.

    Un extrait du chant 18 : Groeter goede vore den tide

    podcast

     

  • Un Ponce Pilate beau et bon

    ponce_pilate.jpgXavier Marchand (compagnie Lanicolacheur) aime les textes et le Verbe. En lisant Ponce Pilate de Roger Caillois il projette de l'adapter et de le magnifier par hommage et sans doute pour restituer son assentiment à la pensée complexe de l'auteur et du personnage principal de l'intrigue bien connue.

    Ici la scénographie reste simple mais pratique, l’idée de marionnettes incarnées par des acteurs originale et la mise en scène subtile car beaucoup de choses restent suggérées. Yom signe la musique Klezmer qui nous plonge dans l’époque où le conflit fit rage dans la tête d'un procurateur de Judée.

    Une en-quête longue mais passionnante sur la prise de décision d'un personnage publique qui voulait faire œuvre de justesse.

     Entretien avec le metteur en scène Xavier Marchand, à l'issue de la représentation :
    podcast

    Crédit photo : Cie Lanicolacheur

  • La vie de Jésus (est) comme un roman

    jesus.pngAvec le roman de Jésus, livre posthume de Jean Mercier (1964-2018) qui fut rédacteur en chef à la Vie et paru aux éditions Quasar, on replonge dans les évangiles comme si on y était encore. L'histoire est maintenant bien connue de tous mais la focale mise sur certains témoins des actes ou paroles du Christ différents des canoniques, donne un petit coup de fraîcheur et d'originalité. Le récit est humanisé, là où dans l’évangile on n'a que son ossature. Ce petit livre (publié initialement dans le magazine la Vie) est à visée éducative sans infantiliser le lecteur. Il est surtout moderne par le vocable utilisé et actualise la vision chrétienne en intégrant les dernières mises à jour ( une opinion de Benoit XVI, la légère modification du credo…).

    L'auteur n’évoque jamais Jésus frontalement mais respecte son mystère infini a travers des prismes qui questionnent l’indéfinissable ( les miracles, les persécutions, la résurrection…), ce qui nous ramène inévitablement à notre propre foi, là ou la raison n'a plus cours.

    Enfin c’est un livre qui parle de chrétienté au sens originel du terme puisqu'il met en scène les actes de certains apôtres, y compris ceux de Paul qui évangélisa les premiers païens.

    A mettre donc entre les mains de tous les enfants, petits et grands qui s’intéressent de près ou de loin au Vivant.

    crédit photo : Editions Quasar