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Voie non duelle

  • Une vie donnée

    Être ouvert, totalement ouvert, c'est être en croix ; peut-être pourrons nous comprendre ainsi que l'ouverture à la Béatitude n'est pas fermeture à la souffrance. Le Christ, c'est le Bienheureux qui demeure dans l'Ouvert au moment même où s'engouffrent en Lui tous les malheurs du monde (p.123).


    L'évangile de Vérité,Jean-Yves Leloup,Albin Michel,Maitre Eckhart,Père,Christ,Saint esprit,Nag Hammadi,codex Jung,Janvier 2026L'Evangile de Vérité de Jean-Yves  Leloup, paraît chez Albin Michel.
    Comme avec d'autres apocryphes (Marie, Thomas ou Philippe), il traduit et commente à nouveau, selon sa compréhension du mystère divin chrétien, ce codex découvert à Nag Hammadi en 1945, nommé Codex Jung (du nom du célèbre psychiatre suisse).
    Étudié et ruminé depuis plus de 40 ans, il le situe, par son contenu, entre l'évangile de Jean et une gnose unitive propre au rhénan Maître Eckhart, deux auteurs qui ont sa précellence.
    Ce texte exhumé de 181 stances aborde entre autre l'essence du Père (Amour, Silence, Conscience...) et sa relation d'unité au Christ Jésus, qui engendré en l'homme croyant amène l'effusion du Saint Esprit.
    Ce manuel tri-unitaire pose les jalons d'une vie vraie, véritable praxis du quotidien, à la différence d'une connaissance de la vérité, toute relative.
    Étonnant de voire à quel point cette vision non duelle du monde et des êtres rejoint celle plus traditionnelle de la voie orientale des maîtres, avec ici la grâce par la foi, qui agit comme un catalyseur pour co-naître au Nouveau en soi, devenir un corps transcendé par le divin, cette vision miséricordieuse du Père, "Ai'Om" en araméen. Un corps donné aimant, aux nombreuses demandes du monde souffrant.

  • Un guide pratique

    formules swami.jpgVéronique Desjardins est à l'origine d'un recueil synthétique  (éditions du Relié), de 200 formules de Swâmi Prajnânpad commentées par Arnaud Desjardins, aiguillons puisés dans ses livres ou lettres. L'enseignement du "guru" français s'inscrit en effet dans une lignée non duelle d'acceptation pleine du réel tel qu'il se présente à chaque instant. Les aspects de la vie sont passés au crible d'une conscience aiguisée, libre du prisonnier intérieur qu'est le corps égotique balloté entre désirs, tensions et souffrances.
    L'ouvrage pratique est un lexique de sentences clés charnues, jalons sur le chemin, jusqu'à des sésames de délivrance pour une libération totale.
    Subjectives puisque s'adressant à une personne en particulier, elles résonnent néanmoins ici ou là sur les illusions tenaces du chercheur de vérité francophone, ses principales pierres d'achoppement.
    Une bonne entrée en matière dans l'univers de la tradition vivante de l'Advaïta Védanta, avec des entrées clés.

  • CLés sur le chemin ascendant

    Toutes les voies cherchent à se libérer de cette forme d'esprit egoïste qu'est la pensée conventionnelle et à reconnaître la conscience fondamentale, primordiale, qui est l'essence de la sagesse et de l'esprit de compassion...Nous essayons tous de revenir à notre divinité intérieure, quel que soit le nom que nous lui donnons, et de surmonter notre petit sens exclusif du moi (p.278).

     

    Tenzin Palmo,Lwiis Saliba,conversations sur notre époque,éditions du Relié,Bouddhisme,Dalaï-Lama,Chogyam Trungpa,Tenzin Palmo est moniale bouddhiste depuis 60 ans. Attirée à 21 ans par l'enseignement de Chogyam Trungpa, elle passera par un épisode érémitique de 12 ans avant de fonder un couvent de moniales, avec l'accord du Dalaï-Lama. Elle est interrogée en 12 sessions vidéo par Lwiis Saliba, professeur de religions comparées au Liban sur une palette de sujets de théorique à pratique, sur l'actualité et l'enseignement immuable du bouddha. Conversations sur notre époque, paru aux éditions du Relié, est le fruit de ces entretiens réalisés pendant les années COVID.
    On retiendra de la densité des thèmes abordés, le travail sur les pensées (peur, avarice, jalousie...) et les émotions négatives (colère, anxiété, culpabilité...). En sus de la pleine conscience et de l'attention sur la respiration, cette vigile de pratique non duelle permet une transformation de poison à fleur, de ténèbres à lumière de la conscience.
    L'ouvrage se veut concret et donne de nombreuses pistes pour appréhender la technique méditative de distanciation d'avec toute pensée de façon efficiente. Derrière cette "gymnastique" se profile la conscience vaste, vraie et réelle de chacun, notre nature originelle qui ne souffre pas de la limitation égotique liée au cycle naissance-mort (la pensée convention elle qualifiée de singe fou).
    Vision féministe et détachée du monde contemporain, le livre est un document précieux et adapté à notre civilisation occidentale, à la fois en quête d'outils psycho-corporels intégratifs et de points de vues éclairants et éclairés.  

  • La pierre de vie

    La relation entre l'intention et la vie est sûrement le secret des secrets ! Un mystère bien caché, à l'abri des regards (p.65)

    Les synchronicités nous montrent  que tout est esprit ! Elles semblent venir confirmer une vision idéaliste de la réalité (p.210)


    Romuald Leterrier,Jocelyn Morisson,Le secret de la vie,éditions Trédaniel,Carlos Castaneda,Pierre d'angle,Verbe,Graal,Moi du futur,science,alchimie,Jung,Marie-Louise Von Franz,rétrocausalité,Septembre 2025Le duo magique Leterrier/Morisson est de retour avec Le Secret de la Vie, ni plus ni moins, paru chez Trédaniel éditions.
    La biologie physique et la science de l'information sont vulgarisées et mises en parallèle avec la tradition alchimique et les thèses jungiennes. On retrouve également avec les deux compères, toujours ce ping-pong entre science et spiritualité, connaissance des peuples premiers et hypothèses futuristes.
    La rétro causalité est plus que jamais à l'honneur avec des protocoles ludiques créateurs de synchronicités mais aussi le pari qu'elle fut, de tout temps, mais cachée aux yeux du tout venant, un moyen de régénérescence ou d'intention d'un futur désirable (intention de guérison ou de rajeunissement par exemple).
    Quelques regrets cependant à ne pas voir la sorcellerie de Don Juan Matus (le pouvoir de l'intention) . abordée au sein de la théorie chamanique globale, ni que le symbole du Graal ne soit plus approfondi avec notamment la vivification par le sang christique, qui est souffle informatif.
    Le livre fourmille de références, abonde en synthèses, se lit avec fougue et intérêt mais pêche un peu dans ses conclusions bipartites en demi teinte . Il y est beaucoup question de la personne (il y a quelqu'un qui pense) et de son importance (ce quelqu'un est désirable en longévité et santé).
    Les auteurs se savent éclairés de l'intérieur (à l'image du tourbillon de conscience), perméables à la profondeur mais à s'en contenter, peut être y a t'il le piège de se sentir seul au sommet. C'est éluder la potentielle relation avec un "Tu" intérieur lorsque la personne fait feu de tout bois et se donne à plus grand : un contact et une relation ici et maintenant, avec l'éternité en soi, source du Vivant.
    Le Moi futur (désirable) serait donc peut être le temps où le Moi divin supplante la personne égotique, à force d'allers retours vers cet infini en soi ?

     

  • Quelques lumières

    Au royaume des aveugles
    Les borgnes ne guident-ils pas ?(120)


    Non plus adolescent hanté
    Mais sexagénaire habité (107)

     

    dernière pluis,gilles farcet,maelstrÖm réevolutions,poésieAvec Dernière Pluie, paru chez MaelstrÖm réEvolutions, Gilles Farcet livre un recueil poétique délicat et sans ponctuation, comme écrit d'un seul souffle. Plusieurs thématiques mais un seul sujet : le Vivant qu'il décrit savamment, presque sous forme de chansons. La vie, les amis, le travail sur soi, les artistes mentors  ...l'actualité d'un aiguilleur de l'être, auteur et musicien comme le fut Lee Lozowick, un de ses maîtres à penser et vivre.
    Un petit livre précieux également sur la cartographie intérieure, ses affres, subtilités mais aussi ses bonheurs et joie. Rien n'est caché de l'âme triste, de la souffrance devenue compassionnelle, du découragement ou des petits démons du quotidien. Malgré presque quarante années de pratique d'une voie de sagesse, la vigilance reste de mise.
    L'homme est heureux de son sort, apaisé et dans l'équilibre de ses paradoxes. Il se réjouit dans et de l'instant (faisant fi de l'horloge apocalyptique), se satisfait de bonheurs simples et banals, en se tournant de plus en plus vers une Cause première, à l'image d'un cœur aimant et (donc aussi) souffrant de l'état de séparation égotique.
    Foi en l'invisible et croyance en des lois régissant l'être, mais aussi prières et prosternations devant cette grandeur de Présence, en soi et alentour. Gilles Farcet actualise l'intention d'Arnaud Desjardins en lui apportant ici une touche de modernité enchantée.
     


    Rien de particulier
    Sinon l'amour
    En sa stupéfiante nouveauté (27)

     

    Juste un sujet conscient dans l'instant
    Pour éprouver une manière d'effacement
    Se reconnaître impuissant et aller de l'avant (46) 

  • L'aimant français

    En tant qu'enseignement concret en vue d'une transformation de l'être de l'homme, les Évangiles contiennent une part de psychologie et une part de méta-psychologie : au delà du psychisme (ou âme) règne l'esprit (pneuma), la réalité éternelle identique en tout être. Mais celui qui tente sincèrement de mettre en pratique ce qui s'y trouve prescrit se heurte a des contradictions qui l'obligent à chercher un maître vivant détenteur de la compréhension intérieure de la tradition (p.49).

     

    en relisant les évangiles,Arnaud Desjardins,édition du Relié,Swamiji Prajnanpad,métanoïa,Royaume intérieur,En relisant les Évangiles, d'Arnaud Desjardins, ressort en format poche aux éditions du Relié. L'essai est important puisqu'il revisite notre foi ou culture judéo-chrétienne commune  à l'aune d'une conscience aiguisée au feu d'une initiation (par Swamiji Prajnanpad). N'ayant jamais renié sa certitude en un Dieu d'Amour, ce sont les croyances souvent enfantines de l'auteur, qui ont été brûlées, comme la nostalgie du fœtus ou l'évocation du mot père (qui est un Dieu pour l'enfant), mais aussi l'aspect doloriste de la religion chrétienne, son salut rimant trop souvent avec souffrance.
    Arnaud Desjardins mérite cette appellation d'ami spirituel (un titre d'un de ses derniers livres) en se livrant ici plus que jamais intimement sur son parcours, ses réflexions, ses pérégrinations, comme pour justifier son choix d'être parti neuf ans auprès d'un guide spirituel hindou, choix décrié à l'époque.
    Il nous fait pour le coup, au contraire, redécouvrir la grandeur de cette religion chrétienne, aux fondements traditionnels, comme la naissance à l'homme nouveau, la confiance absolue au Père (englobant tous genres et rôles), la transmutation de la pierre en eau puis vin ou la découverte du royaume intérieur. 
    Au soir de sa vie (1925-2011), la foi d'Arnaud Desjardins n'est définitivement plus celle du charbonnier mais à force de conscientisation, de compréhension et de connaissance de soi, elle est devenue certitude (d'être inconditionnellement aimé ou porté) et vision de l'invisible.
    Un classique de la littérature spirituelle à redécouvrir. 

  • Une cristallisation pérenne

    Une partie essentielle du travail de l'aspirant spirituel, une fois qu'il a pris conscience de l'omniprésence du mental dans sa vie, consiste à nettoyer et à rectifier cette lentille déformante, afin de voir ce qui est avec un minimum de distorsion et, éventuellement, de se situer comme Témoin libre du mental. C'est le but de tous les chemins de la sagesse. Le mental crée des conflits, la Paix les dissout (p.72).

     

    Dialogue-avec-un-sage.jpgYvon Ginchereau fut disciple d'Arnaud Desjardins pendant trente ans. Correspondance, entretiens, séjours en Ashrams entre Canada et France jalonnent son initiation dans ce qui s'apparente à une véritable science de l'êtreté.
    L'ouvrage Dialogues avec un Sage, publié aux éditions Accarias l'Originel, est parsemé d'extraits épistolaires et retrace le processus pour devenir un réel disciple, l'assainissement premier du "tout relatif", pour œuvrer à l'élévation spirituelle ensuite. Les particularités égotiques divisent et objectivisent mais le Maître s'intéresse à ce qui relie et rend sujet de l'expérience.
    L'auteur nous prouve ainsi qu'il n'existe pas de déterminisme, de chemin tout tracé et que la voie spirituelle s'adresse à tous (religieux ou pas) mais que peu maintiennent l'effort de vigilance exigé sur un long terme. La naissance et la cristallisation du "témoin conscient" et détaché du processus mental (émotions et pensées sous leurs aspects négatifs mais aussi positifs) prend du temps et demande une pratique continue. Sans l’œil avisé d'un maître spirituel elle est d'ailleurs souvent vouée à l'échec.
    Le témoignage d'Yvon Ginchereau explicite les moyens habiles déployés par le Sage guru pour séduire et "hameçonner" l'apprenti disciple mais nous montre également sa véritable compassion et communion envers les êtres englués dans des automatismes et mécanismes égotiques.
    Psychologue de formation, l'auteur rappelle son engagement volontaire à mener le monde à sa guérison. In fine détaché de son corps de souffrance, il est devenu à son tour un témoin phare de la tradition de l'Advaïta Yoga, dans la droite lignée du maître d'Arnaud Desjardins, Swamiji Prajnanpad