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Ecologie

  • Le tranchant d'une épée

    Dogen Zenji nous a montré comment lui ressembler : vivre parmi les gens, au cœur de la confusion, tout en restant indépendant de cette confusion - voilà le cœur de notre pratique (p.95).

     

    Shunryu Suzuki,devenir soi-même,ALmora éditions,zen Soto,Luc Fontaine,San Francisco,Hara,Parole juste,tsuneko,16 préceptes du Bodhisattva,Devenir soi-même, paru chez Almora Éditions, est un ultime recueil de paroles orales de Shunryu Suzuki (1904-1971) récoltées par ses proches disciples  dans ses centres zen à San Fransisco. L'auteur du classique  "Esprit Zen, Esprit neuf" exporta en effet le zen japonais de l'école Sōtō dans l'Amérique beatnik (de terreau chrétienne), en lui insufflant une forme de pureté originelle.
    Zazen, simplement s'asseoir et réaliser la vacuité de l'esprit vaste, s'apparente en effet à une prière qui nécessite un silence mental, prélude à toute Parole/Action juste ou sainte. Le Hara est le siège de ce Centre d'où tout émerge, étant connecté au Tout.
    Dans l'idée, Devenir soi-même consisterait à être parfaitement là, dans l'instant, sans pensée associée ou émotion (ou dualité). Cette essence pure s'apparente d'ailleurs sur certains aspects à l'avènement du Christ en soi, l'Homme Nouveau, de naissance virginale,  relié sur un plan vertical, court-circuitant le mental et s'exprimant par un Verbe affûté.
    L'ouvrage hommage est additionné des 16 préceptes du bodhisattva, explicitées par l'auteur (Luc Fontaine est le traducteur français), ainsi que les raisons de sa venue en Occident et des anecdotes de sa femme Tsuneko le concernant.
    On y retrouve l'acuité, le discernement et la simplicité d'une vision d'éveillé.  

     

  • Une exigence spirituelle

    Coup de chœur spiritualité


    Claude Plettner,soufler sur quelques lueurs,édition Nouvelle Cité,Apocalypse,maladie,essouflement,Bible,espérance,Claude Plettner, éditrice et théologienne, publie "Souffler sur quelques lueurs" aux éditions la Nouvelle Cité.
    Ce court mais dense récit de 115 pages est intéressant dans sa structure tripartite et montre comment l'autrice est parvenue à une grille de lecture apocalyptique des évènements, après être tombée malade (un cancer du colon) et avoir pris conscience d'une planète elle aussi malade, en ses signes d'essoufflement.
    De souffle il est en effet question au fil des pages, dans la narration de syncopée à posée ; dans le choix des supports de réflexions (le titre est attribué à René Char) épars et variés, mais aussi dans cette sensation d'étouffement personnel et collectif ; enfin dans des textes bibliques où la thématique du souffle ou âme (ruah en hébreu) est souvent présente (Elie, les Psaumes, les Evangiles ou encore l'Apocalypse).
    Claude Plettner montre bien le parallèle entre l'état de délabrement et de lâcher prise total lors de sa cure hospitalière (souvent inhospitalière d'ailleurs) et l'espérance qui prend racine alors que tout est vain, échec et souffrance. Plus tard, après avoir retrouvé le goût et le joie de vivre avec les petits riens du quotidien, elle reliera son expérience avec celle du dévoilement (une exigence spirituelle), sens premier de l'apocalypse, qui est surtout celui d'un fol espoir en un monde et un homme nouveau, peut être à trouver et faire grandir en soi, afin qu'il contamine de ses rhizomes luminescents (l'homme est aussi une plante) chaque parcelle de matière enténébrée sur cette chair planète.  

     

  • Nicolas Fraisse en personne

    Nicolas Fraisse,Benoit Flamec,Je sors de mon corps et alors,Guy Trédaniel éditions,ISSNOE,Sylvie Dethiollaz,Claude-Charles Fourrier,Carlos Castaneda,corps de rêve,Dialogues avec l'Ange,Janvier 2026Je sors de mon corps, et alors ?, est une bande dessinée de Benoît Flamec sur et avec Nicolas Fraisse pour le scénario et parue aux éditions Trédaniel.
    Doté de nombreux dons affiliés spirituels (clairvoyance, claire audiance, OBE, télépathie...), pour certains naturels depuis l'enfance, Nicolas Fraisse a eu un peu de mal et de peur à se comprendre et se faire accepter tel, sans qu'on le prenne pour un monstre surhumain ou un extra-terrestre.
    Ce premier volet décrit sa vie de "super pouvoirs" dans un quotidien ordinaire, pour mieux dédramatiser le phénomène, et sa rencontre cruciale avec deux explorateurs de la conscience qui repoussent les limites de la science et l'aideront à mieux vivre sa particularité.
    Le scénario est pour le coup passionnant et mériterait une suite tant les anecdotes cocasses sont nombreuses. Nicolas Fraisse met du piment et de l'originalité dans la vie alentour, avec un peu moins de pression sur ses épaules le temps passant , et c'est tant mieux.
    Un super personnage de BD est né, non fictif pour le coup, français, et à qui l'on souhaite du succès.

    Rencontre matinale avec le sympathique Nicolas Fraisse (3 fois 9min) :


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  • Une fable immersive

    Joris Mathieu,Cornucopia d'autres mondes possibles,Comédie de Saint-Etienne,Nicolas Boudier,Nicoolas Thévenet,Siegfried Marque,Rachel Garcia,Llana Cavallini,Véronique Lorne,Nina Genre,Amélie Mallet,Anthony Lampin,Juliette Joseph,compagnie Haut et court,Janvier 2026

    Nous sommes les descendants des derniers survivants de l’humanité, et notre cité s’appelle Cornucopia, d’autres mondes possibles, à l’endroit même de la Comédie de Saint-Etienne. Notre histoire est écrite et mise en scène par Joris Mathieu. L’Agora permet de suivre les aventures de trois humains du futur (Vincent Hermano, Marion Talotti et Philippe Chareyron). Nous vivons sous la protection des pierres d’oxygène, avons la liberté totale de genre, de prénom, de style, de métiers mais devons laisser la place dès qu’une naissance arrive car notre rêve n’est pas encore advenu : la société de l’abondance. Nos vêtements sont inspirés de la nature, des animaux, notre lumière est comme une luminescence organique, nos songes, eux, sont projetés à toute l’Agora. Venez découvrir notre vie utopique, où l’espoir d’une société égalitaire, universelle et poétique côtoie les travers humains. Il reste la capacité de l’art théâtral à inventer d’autres mondes, dans lesquels la compagnie Haut et Court nous emmène, nous immerge et nous subjugue. Rencontre à l’issue de la représentation avec Joris Mathieu, son créateur et ancien directeur du TNG de Lyon jusqu’en 2025 (9 min). 


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  • Emmitouflées et subjugués

    Encabanée,Gabrielle Filteau-Chiba,Lou Martin Fernet,Eugénie Bernachon,Jason Razoux,Thibault Lamy,Christophe Gaultier,Joseph Kildine,théâtre des Clochards Célestes,14 Décembre 2025,Lyon

    Succès pour la pièce musicale Encabanée, qui s'est jouée au théâtre des Clochards Célestes, véritable découvreur de nouveaux talents. Écrit par une québecoise éco-féministe, Gabrielle Filteau-Chiba, ce premier roman d'une trilogie, raconte sa réelle expérience en solitaire d'une vie en forêt (dans le Kamouraska) à -40°, pour retrouver des sensations originelles d'avant le monde moderne et son devenir malheureusement écocide.
    A l'initiative de Lou Martin-Fernet, ce projet a vite intégré une bande son "sauvage" par l'entremise d'Eugénie Bernachon, également comédienne et autrice d'un premier disque abouti et prenant, Baïnes sous le nom Joseph Kildine (avec Thibault Lamy à la production sonore). Christophe Gaultier a mis en scène ce duo féminin, qui brille par sa qualité d'écoute et interprétation, par le truchement d'artifices théâtraux, comme le prolongement fictif intérieur du personnage principal.
    Rencontre avec les 4 protagonistes à l'issue de l'avant dernière représentation (11 min) :


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    @crédit photo : Fb collectif 70

  • Territoire sacré

    original bomber crew.jpg

    L’Original Bomber Crew est un collectif issu du Nord-Est du Brésil (Téresina). Avec VAPOR: Ocupação Infiltrável (Vapeur : occupation infiltrée), joué au Bac à Traille d’Oullins dans le cadre de la Biennale de la Danse de Lyon, ces 7 artistes nous ont plongé une heure durant dans leur quotidien de "marginaux" ou étiquetés tels.

    Spectacle de résistance, ils rendent bien visible leur culture tropicale (entre ville et forêt sauvage), en immersion sonore, et présentent la Dança Quebrada, une fusion de Breakdance et de Capoeira.

    Les corps sont dans un premier temps voilés, animalisés, les visages masqués. Les performances restent individualisées avant de se scinder en deux collectifs, l’un porteur d’une transe, l’autre d’un symbole peint. La fraternité se noue, s’épaule, avance d’une même voix, d’un corps soudé.

    Cette sorte de rituel chamanique intègre la spiritualité, synthèse entre furie et foi. Les 7 jeunes hommes semblent placer leur vie, leurs actes, leur art, sous l’égide d’un Protecteur qui saurait sentir leur énergie, entendre leurs chants et comprendre leur vécu. Entre fragilité et force, pesanteur et souplesse, le Bomber Crew porté par le fondateur (2005) Allexandre Bomber, ne manque résolument pas de cœur.

    @logo Instagram du Crew

  • Woodstower migre à Gerland

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    Cette 26ème édition du Woodstower, festival éco-responsable a subi un saut spatio-temporel. Désormais intra-muros au parc de Gerland et mi Juillet, il perd son statut de dernier spot musical avant la rentrée. Moindre variété de styles également avec une scène en moins et l'impression de journée thématiques (plutôt rap le jeudi, pop le vendredi et techno le samedi). Cette année l'offre culinaire est toujours 100% végé mais la consommation de bière frôle paradoxalement la démesure, offre ou demande on ne sait pas...
    Peut-être moins de grosses têtes d'affiches (subvention es-tu là ?) mais un éclectisme certain avec de belles découvertes. Sur la scène Rhône Luiza nous emporte dans une vague solaire et chaloupée avec deux musiciens aux cuivres. L' état d'esprit est à l'ouverture. Plus tard sur la même scène : Liv Del Estal, une sorte de Mylène Farmer acidulée sur des rythmes électro-rave d'un batteur-programmeur survitaminé.
    Des allers-retours vers le woodsfloor avec Camille Doe et Belaria, où les nuances sont moins perceptibles : à nouveau des artistes féminines pour ambiancer un public avide de bpm.
    Coté scène principale, Polo and Pan ont fait le job. Scénographie impressionnante avec  projections vidéos, mélange de titres du dernier album, de tubes enjoués et la présence très appréciée par le public de Zoé leur nouvelle chanteuse. Visiblement heureux de l'accueil réservé, ils cèdent ensuite leur place à Chinese Man, un combo français internationalement connu de 3 Dj's, deux rappeurs et trois cuivres, rien que ça ! Là aussi un set carré, très pro qui fait bouger la tête (et le corps) en rythme.
    Acid Arab, très attendu, clôture la soirée des têtes d'affiche sur une techno orientale très maîtrisée.
    Un petit rappel positif d'une organisation au top, discrète mais présente, encadrante et serviable. L'esprit festif est plus que jamais au rendez-vous avec des animations paillettes ou karaoké (la boum).  La nouvelle formule dans cet écrin de verdure en pleine ville séduit encore, amenant sans doute d'autres publics, pourvu qu'elle ne grandisse pas plus dans une configuration spatiale plus limitée que le parc de Miribel Jonage.