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Spiritualité

  • La veille salutaire

     

    bas les masques.jpeg"Bas les masques - ce que le confinement nous a appris" est un ouvrage collectif paru chez Massot editions, à l'initiative d'Arnaud Riou, conseiller spirituel, sur les 55 jours de confinement et la façon dont 15 de ses amis ou proches collaborateurs l'ont vécu, digéré, analysé.
    Autant de visions que de casquettes mais un rendu très positif pour ces personnes déjà impliquées dans des processus spirituels et qui vient contrebalancer la noirceur de nombreux témoignages (dépression, angoisses, peurs...), à croire que ce fut une épreuve traumatisante à souhait qu'il fut bon d'oublier.
    Utopies, foi, vibrations lumineuses, jeux ou imaginaires sont convoqués pour la bonne santé mentale de tous et de la planète et l'on se dit que le monde n'est, dieu merci, pas que télévisuellement monochrome et qu'à l'ombre de la lumière artificielle des principaux médias, des microcosmes créatifs agissent au quotidien pour faire advenir un monde meilleur, celui souhaité pour tous.
    Puissent les rêveurs amener ce monde de paix et de reconnexion entre tous et tout en acculant l'ombre à l'école de l'espoir.
    Un livre témoignage qui fait du bien, du beau.

     

  • L'être (de) Gérard Depardieu

     

    "Oui, on abolit le temps de l'amour, de l'amour des autres, de l'amour des choses et de la nature, ce temps de l'amour où tout peut arriver. Ce temps scandaleux pour l'idéologie parce que gratuit. Gratuit comme la joie et le bonheur. Scandaleux parce qu'il ne rapporte rien, alors qu'il apporte tout". p.152

    Gerard Depardieu,AIlleurs,Cherche-midi,Octobre 2020Après "Monstre" et "Innocent", le Cherche midi éditions publie "Ailleurs", les dernières paroles écrites de Gérard Depardieu. Cet opus sonne comme un livre testament dans lequel l'auteur-acteur nous livre la quintessence de son vécu, une somme de sagesse, une ode à l'instant et à la perception directe des êtres et des choses.

    On connaît l'homme comme bon vivant, adepte des polémiques (ici d'aucuns insisteront sûrement sur sa vision des écolos comme des terroristes, d'autres sur la France qui est selon lui un pays déprimé ou encore son dédain de la politique...) et frasques en tout genre mais c'est un être pleinement spirituel qui se dévoile à chaque fois plus, pleinement vivant, poète de surcroit et qui va chercher ailleurs (Russie, Éthiopie, Asie...) ce qu'il ne trouve plus en occident : une matière à rire, à échanger, à observer, dans ce qu'elle a de plus touchant, de plus humain, de plus naturel qui soit.

    On pourrait objecter une fuite de l'intériorité mais son rapport au corps, au souffle et à l'instinct le font vivre au quotidien dans un état proche de l'innocence ou du monstre facétieux (son animalité), court-circuitant tant qu'il le peut la pensée ratiocinante pour évoluer tel un équilibriste ou samouraï de la verve.

    Le livre est centré sur l'Ailleurs, chez Autrui et en soi, construit comme un mantra avec de courts paragraphes réflexifs et réflectifs, sur sa vie de funambule, de sa naissance à l'automne de sa vie

    C'est une voie précieuse car excentrée (de France), qui sent venir, avec son recul, un monde expurgé de sa chaleur, vide de sens ("ce grand réseau comme une dépression quotidienne" ou "le dieu argent") et désincarné car coupé de ses racines universelles que sont l'amour, le respect, la beauté.

    En Afrique on dit qu'un sage qui meurt c'est une bibliothèque qui brûle. Ici c'est autant de visages et de figures en humanité rencontrés sur le chemin...

    "Je ne pense pas que la mort soit un point final. Pour moi, c'est plutôt un point d'interrogation, dont la réponse est véritablement ailleurs". p.211

     

  • Le bâtisseur de corps saints


    "Et si le corps entre dans une sincérité instinctive, une pureté animale, une confidence physique, c'est pour produire des images inspirées " transfigurantes", dans une intime conviction instinctive, dans une vérité essentielle, dans une confidence mystique". (p.116)

     

    montaud.jpgBernard Montaud est un découvreur en plus d'être un chercheur. Ostéopathe de formation et fortement marqué par les sept dernières années de vie de et en compagnie de Gitta Mallasz (la scribe des Dialogues avec l'Ange) il a fondé une école de spiritualité (Artas) avec différents outils ou techniques d'investigation, imprégnés de l'enseignement des Dialogues.
    Son dernier livre "D'où je viens, où j'en suis, où je vais - 3 psychanalyses corporelles pour y répondre ", paru chez Dervy Editions, fait le point sur quarante années d'une de ces pratiques, la psychanalyse corporelle, une thérapie basée sur "les lapsus corporels conscients mais involontaires, provoquant l'évocation en esprit d'images inspirées, qui résument le passé, le présent ou le futur, selon la psychanalyse vécue".
    A la clé la libération d'avec son passif égotique traumatique (la naissance, la prime enfance, l'enfance et l'adolescence), la clairvoyance de ce qui nous travaille intérieurement dans le quotidien et la réponse à la question existentielle de notre venue sur terre (notre tâche socio-spirituelle).
    Seul bémol, un engagement personnel et financier sur une dizaine d'années pour purifier le corps de ses scories (les scenarii répétitifs ou stratégies de survie du moi victimaire) et le laisser entrevoir la lumière de la rédemption, puisque ce travail sur soi respecte un ordre établi.
    Bernard Montaud parie sur la durée pour façonner l'Homme nouveau, "habité"(par l'expérience inspirée) qu'il oppose à l'"hébété" (celui de l'addiction informatique), l'inspiration du premier étant une nouvelle perception immédiate et directe du réel, à contrario de la réalité virtuelle, qui permet d'accéder à la connaissance sans effort particulier d'élévation de soi.
    On retrouve ici cette idée de court-circuiter le mental (mémoire et intelligence) pour accéder à un dialogue connecté, du corps-texte à la Source ou au puits de Connaissance, sous forme d'images inspirées, de symboles ou de paroles et transcender à la fois le temps, l'espace mais aussi l'invisible, sans avoir nécessairement la foi.

    L'idée d'intégrer le subconscient et ses mémoires successives de plus en plus subtiles (le matériau des rêves) par une praxis conscientisée est un clin d’œil à l'enseignement de Gurdjieff, qui pour évoquer l'identité traumatique qui empêche de percevoir le réel aurait parlé de l'organe Kundabuffer.
    Néanmoins à la différence de la psychanalyse qui déconstruit pour reconstruire, la psychanalyse corporelle intègre les principaux traumatismes égotiques communs à chacun en vue de les transfigurer, il s'agit d'avoir en quelque sorte un regard neuf sur nos vieux habits. Une spiritualité somme toute très christique, centrée sur le corps-mémoire que l'on est mais sans la force illuminative de l'esprit Saint.
    Un livre passionnant comme l'aventure au potentiel extra-ordinaire qu'il décrit et dont on aurait souhaité qu'il soit émaillé de quelques anecdotes (notamment la psychanalyse du futur et les rencontres des psychanalysés avec des prophètes) peut être dévoilées dans le film à venir...

     

  • Une Mémoire sourd du fléau


    Pandemies-218x300.jpgL'historien de l'Antiquité et spécialiste du judaïsme ancien David Hamidovic nous livre aux Éditions Bayard un court essai sur les "racines bibliques de l'imaginaire des pandémies".
    Face à un coronavirus dont le vaccin est lointain et l'issue incertaine, face au traitement médiatique de sa progression et aux chiffres quotidiens de sa mortalité, s'est activée selon l'auteur, une mémoire archaïque en chacun, donc planétaire.
    Dans l'imaginaire ou inconscient collectif, des récits d'épidémies plus anciens ont été ravivés (Des précédents virus aux épidémies de peste ou de choléra) dont l'origine remonterait aux dix plaies d'Égypte, qui commencent dans le sang (l'eau devient sang) et se termine par la mort (des nouveaux nés). La première partie de l'ouvrage dresse en effet une étude comparative des occurrences de ces dix plaies dans la Bible et son caractère plus évocateur et frappant que précis dans sa hiérarchisation.
    Le spectre d'un châtiment divin consécutif à un péché ou une faute comportementale a plané pendant et après le confinement, invectivant le modèle néolibéral ou la destruction de la nature et porteur d'un changement souhaité de paradigme. Ce sont surtout les peurs paniques organiques qui ont connecté ces profondeurs judéo-chrétiennes des psychés, s'étendant aux corps de tout à chacun.
    Cependant même si le traitement de cette pandémie reste inédit et global à l'échelle de l'histoire, jamais à l'analyse de celle-ci n'ont émergé de nouveaux modèles de vie ou de fonctionnement, conclut David Hamudovic.
    Si dans la culture religieuse du Proche-Orient ancien ou du christianisme primitif les malades étaient supposés être atteint d'une malédiction, d'un mauvais esprit ou d'un démon, des protocoles sanitaires étaient déjà observés et l'épreuve débouchait sur une issue lumineuse, la guérison par la parole dans la culture chrétienne ou le sauvetage du peuple hébreu à la recherche d'une terre promise, pour le judaïsme.

    Ainsi des leçons proches ou à venir, à tirer de cette pandémie insolite : pour certains des angoisses calmées par la nourriture, pour d'autres des questionnements métaphysiques ou des ajustements organiques (moins manger ou faire du sport par exemple) en allant jusqu'à une profonde métanoïa pour quelques-uns, d'un rééquilibrage à un changement d'axe , en vue d'un changement intérieur cette fois-ci, afin qu'advienne peut être un jour un monde plus juste et meilleur.

     

  • Re-trouver l'Amour perdu

     

    "Faire un pas de plus c'est demeurer dans l'Ouvert, aller toujours plus loin, plus haut, plus profond. Être arrêté c'est rester en enfer, enfermé en soi-même, cesser d'être vivant, ouvert à l'autre, à l'inconnu, à l'imprévisible".

     

    9782226452528-j.jpgJean-Yves Leloup n'a jamais été aussi bon que dans l'exégèse de textes anciens (les évangiles apocryphes de Marie, Thomas ou Philippe par exemple) pour leur redonner une touche de modernité. Avec Métanoïa, une révolution silencieuse, paru chez Albin Michel, il propose un petit guide de recentration du mental au Soi, du moi au Christ en soi, avec en prime de belles fulgurances pour cet auteur prolifique, théologien et prêtre orthodoxe qui fête cette année ses 70 printemps.

    La thérapie d'Evagre le pontique qui date du 4ème siècle est en effet toujours d'actualité, puisqu'elle consiste "à faire un pas de plus au-delà du mental et des pensées qui l'agitent pour retrouver notre véritable identité en Dieu". Il va s'agir de purifier le mental de ses huit principales pathologies ou passions : chercher à se rassurer par la nourriture, accumuler biens ou plaisirs, s'attrister quand il manque quelque chose et que la réalité ne correspond pas à notre désir, désespérer et délirer pour se rassurer ou encore s'inventer une autonomie, une puissance qu'on n'a pas puisque l'ego n'est pas l’Être.

    A chaque fois, J.Y Leloup nous convie à retrouver le Réel, la vraie Personne, l'authentique et bienheureuse présence qui nous habite. Ce n'est pas l'annihilation en Dieu chère au soufisme mais la croyance en un nouveau paradigme, à trois pas de coté de la pensée-mental associée au corps ou ego, par la conscientisation ou Amamnésis, le retournement ou Metanoïa et la transparence ou Métamorphosis. Une révolution silencieuse de la tête embourbée au cœur pacifié, un retour au royaume de l'Amour. Finalement nous sommes passants, traversés par l'Infini et potentiellement témoins de Dieu, de Son Amour, si nous acceptons cette tâche divino-humaine.

    J.Y Leloup se pose justement dans cet opus en témoin de l'Amour, témoin d'une Présence équanime et joyeuse à laquelle il co-naît. Il nous entretient de la possibilité d'une relation vivante avec le mythe christique, d'un retour du refoulé :"l'Amour est le seul Dieu dont on ne peut pas faire une idole. On ne peut le garder ou le connaitre qu'en le donnant. C'est le seul trésor qui augmente quand on le dépense". Dans la lignée de l'orthodoxie, l'auteur fait des retours à l'étymologie grecque et aux évangiles, ce qui rend le voyage plaisant et revivifiant, avec une belle réflexion-analogie entre le bestiaire des animaux de l'apocalypse et le passage de l'ego à l'être.

    Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, disait Boileau, et cela se vérifie dans le canevas ou la structure suivie tout au long de l'ouvrage mais la confusion s'installe dans la conclusion presque trop cérébrale et pour public averti ou initié. J.Y Leloup reste un chantre de l'élévation même si ses hauteurs flirtent parfois avec l'abstraction philosophique. Il demeure néanmoins un pilier pour l'édification de l'âme qui est religieuse en ce sens où elle interagit avec des symboles numineux.

     

    "Regarder ses pensées, considérer que ce n'est pas le réel mais sa représentation, pas un fait mais une interprétation, prendre du recul".

     

    Les citations en italique sont issues du livre.

  • Un évangile bâti sur le rock

     

    De l'abime à la lumière, de l'épouvante à la grâce, les livres saints accompagnent et font évoluer toute l'œuvre de Nick Cave. Plus encore, sa discographie s'apparente elle-même à une bible. Une sorte d'évangile (du) rock : le Gospel de l'Age du Fer Rouillé. P.38

    l'évangile selon Nick Cave-le Gospel de l'Age du Fer Rouillé,Arthur-Louis Cingualte,Les Éditions de lÉclisse,Juin 2020Arthur-Louis Cingualte publie aux Editions de l'Eclisse, un livre original sur le chanteur Nick Cave intitulé « l'évangile selon Nick Cave, le gospel de l'âge du fer rouillé ».

    Il s'agit d'une sorte d'exégèse å partir de certains extraits de chansons non traduits ( et ce sera le seul bémol alors qu'il n'existe pas de traduction française de ses chansons) qui parcourt et dissèque son œuvre et sa carrière en quatre livres et une postface, laquelle traite du dernier album cathartique Ghosteen, postérieur à l'accident mortel d’un de ses fils âgé de 15 ans.

    Très marqué par les textes sacrés et la Bible en particulier, on découvre que le répertoire de Nick Cave et de son groupe les Bad Seeds est parsemé de références au Dieu vengeur vétérotestamentaire puis dans la seconde partie de sa discographie , plus apaisée, à l'identité et au message du Christ.

    Parcours singulier pour qui aurait assisté un jour à un concert des Bad Seeds, brutalement violent et sauvagement incarné, dont le sens échappait sans cette clé spirituelle, fruit d'une profonde réflexion métaphysique. L'inclinaison récente et la redécouverte du Christ de son enfance laisse peut être entrevoir la possibilité future d’une paix intérieure trouvée après toutes ces années en prise avec le non-sens (ou cynisme du créateur) et l'auto destruction (multiples overdoses pour le songwriter australien).

    Ce que le fan perd en intensité et souvenir marquant de la période houleuse, agitée et torturée, il le gagne en maturité, humanité et issue lumineuse de son idole sur-voltée .

    A l'aune de cet « évangile selon Nick Cave » l'envie nous prend de réécouter sa discographie et de lire ses deux romans comme révélant son interprétation personnelle du texte sacré. S'il est dit que les violents s’emparent du royaume des cieux, reste du temps pour filer droit et retrouver ces instants d'éternité, l'âme et le cœur apaisés de ne plus offenser le Créateur par le sang versé.

    Pour Arthur-Louis Cingualte, l'ombre du Dieu de l'ancien testament a ceci de désarmant qu'il inspira de grands écrivains qu'on croirait maudits tels Léon Bloy, Maurice Dantec, Simone Weil ou encore Louis Massignon, si proches de la Source irradiante au tréfonds de la noirceur, tellement incardiés qu'on les croirait agents des ténèbres. Les épreuves ont plu sur ces hommes de foi, morts parfois de façon ignominieuse mais dont le verbe vomissait la fausseté.

    Nick Cave fascine par son coté ténébreux mais son ouverture mystique le sauvera t'il ? auparavant il invectivait désormais il communie, tel une hostie vivante et les « mauvaises graines » ont presque tous disparus.

    Un essai rock par son ouverture et sa fêlure , qui laisse passer la lumière de l'amour.

    Pendant des années j'ai été dans la confrontation avec le public …je tendais un doigt autoritaire vers les spectateurs, je les nourrissais de force. Aujourd'hui, le public n'est plus exclu, les concerts ressemblent à des orgasmes collectifs. Je sens vraiment qu'il m'aide, que je l'aide à atteindre une sorte de transcendance. P.129

  • Une science de l'intériorité

     

    "La vérité est la réalisation que je ne suis rien, personne. Ainsi je suis chacun et toute chose". (p.203)

     

    Swami Prajnânpad,La Grandeur de l'Homme,Editions Accarias l'Originel,Daniel et Colette Roumanoff,Roger-Pol Droit,Juillet 2020De nombreux livres sont déjà parus de Daniel et Colette Roumanoff sur leur maître spirituel Swami Prajnânpad (1891-1974) et Arnaud Desjardins (1925-2011) fut celui qui popularisa et transmis par son enseignement, la lignée du guru bengali.

    "La grandeur de l'homme" paru aux éditions Accarias l'Originel est un ensemble de citations des Upanishad choisies et commentées du maître, parmi plus de 700 lettres de disciples et 200 entretiens audios pour la plupart inédits. Un travail de synthèse thématique des époux Roumanoff concernant l'Homme, Dieu, la mythologie, les religions ou la science et qui monte crescendo vers des hauteurs de vues, de la méthode quasi scientifique à l'état de Délivré.

    A titre d'exemples qui balaient tout poncif : dieu est un concept lié à l'enfance et à l'attitude des parents...prier c'est créer la séparation puisque l'être originel est parfait en soi...être libre (de tout asservissement) est le but de la création...

     

    La grandeur concerne ici l'homme de connaissance au sens oriental du terme, opposé à son homologue occidental le penseur, l'intellectuel pur et sec.

    Leur différence se situe sur une pratique quotidienne d'épuration de l'ego, dans un souci de vérité, pour se rapprocher de l'être que nous sommes et avons toujours été. G.I Gurdjieff parlerait d'essence par rapport au personnage factice et illusoire, produit de l'éducation, que nous nommons personnalité.

    C'est par l'émotion et son investigation imagée (associée à une pensée) jusqu'à la racine, que nous toucherons par la répétition, au noyau de la connaissance, le Soi, auquel l'ego doit s'identifier.

    En Islam Dieu est transcendant, les chrétiens insisteront sur la relation à Dieu mais sans s'identifier (il n'y a qu'un Christ-dieu). L'Orient et sa lignée de sages ont franchi ce pas, parfois par des chemins peu orthodoxes comme Swami Prajnânpad, de formation scientifique et d'inspiration freudienne.

    Pour ces hommes et leurs disciples la foi ne suffit pas (même si elle court-circuite le mental) et l'expérimentation directe prime à force de "raison objective" au sens de découvreuse de lois régissant l'intérieur de l'Homme.

     

    "Quand je cesse de souhaiter mettre quelqu'un d'autre à sa place, l'uniformité que j'ai créée partout, le moi que je surimpose partout, disparaît simplement. Chacun alors est vu à la place qui est la sienne. Ainsi, quand je suis en relation avec quelqu'un, je suis avec lui. Mais quand je regarde l'autre comme non différent, immédiatement, j'entre en conflit avec lui". (p.194)