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société

  • Un livre musical

    "J'ai le flow assumé car mon flow est sacré, il m'a été donné par les trois initiés, on ne peut pas me le voler, approche tu disparais, je ne suis pas ton rappeur préféré.
    Je ne suis même pas rappeur, que la continuité du flow énergétique que l'univers m'a donné".  (vrai père)

    Rockin Squat,PP+,Livin Astro,futur,EP,Eric Volt,K-Oni,N-Ox,Weezar,Doc Gyneco,Robin Péret,travail sur soi,voie toltèque,Janvier 2023Rockin Squat nous projette avec PP+ (Addendum  à Prison Planet, chez Livin Astro) dans un futur désirable (superbe pochette de Sacha Arethura), dans ce monde nouveau que le Brésil lui permet de rêver (nature, médecine, influx spirituel).
    Par besoin de ressource et de second souffle, il y a trouvé l'équilibre pour devenir père et renouer avec la valeur de l'être.
    Artiste universel, son point de vue sur l'occident et la France reste précieux pour son détachement et sa vision décalée.
    Malgré ses paradoxes (promotion par les réseaux décriés, rejet de l'Occident où se situe pourtant son public, ton professoral versus éternel apprenti, sentiment d'omniscience parfois pour qui pourfend l'idolâtrie), il dépeint avec justesse la prédominance du paraître, le règne du chiffre et de l'argent roi, l'influence numérique, les valeurs inculquées contraires a l'esprit solidaire et au respect de l’altérité...symboles d'un Occident décadent ou malade et signes de la fin d'un monde.
    Ce troisième album en trois ans apparaît proche de la vision déjà développée dans 432Hz mais sonne plus léger et lumineux que PP, émotionnellement trop proche de l'épisode COVID. Les prods stratosphériques (électro, afro ou mélancoliques) de N-oX (Koh-Lanta), K.Oni (error 520, zee-town, sous coté), Eric Volt (Pixel, vrai père) ou Weezar (magnitude absolue) dépeignent cet univers spatial, mélange de spleen et d'espoir, de force et de failles, qui entrevoit la stature des derniers hommes vivants et reliés, debout sur les décombres fumants de la Bête (l'abêtissement généralisé ?).
    Malgré la machine qui broie les personnes et synthétise les voix, l'alliance humaine perdure (les feat avec l'ancien Gynéco pour Retweet et le jeune Robin Péret pour monde meilleur) et nous livre le meilleur : des cœurs à l'uni-son, des individus épars avec une même vision du monde et de l'à venir.
    Plus que jamais cohérent dans son parcours, prônant le fond et montrant sa forme, le poète aguerri arrive à se renouveler et surprendre encore. Sa voie chamanique met le cœur et l'intellect au diapason et donne force aux autres chercheurs de vérité intérieure.

    "Être un pion, un mouton ou être un pont...qui crée des liens pour un monde meilleur...énergie pure dans mon enveloppe charnelle, je suis un élève de l'archange Gabriel" (monde meilleur).

  • Un rire nourricier

    Coyote,Patrice Thibaud,Jean-Luc Debattice,Philippe Leygnac,Zia,Le radiant-Bellevue,Les Célestins,clown,hopis,contes,écologie,peuples autochtones,sagesse,bouffoneries,Janvier 2023,Caluire

    "Le rire est un cadeau.
    La joie, une autre forme de prière.
    Pour les hopis, un sourire est sacré".

     

    Coyote, jouée au Radiant-Bellevue, est une pièce à part dans l'univers théâtral de Patrice Thibaud.
    Il y met en scène et rend hommage avec brio et talent au clown-chaman présent dans beaucoup de tribus de l'ouest américain, avec lesquelles il partagea la vie et les rites (un rêve d'enfant) pendant six semaines, en 1992. C'est précisément cette médecine du rire singeant souvent l'homme blanc dans ses travers (pouvoir, savoir, égocentrisme...) ou attitudes (envers l'autre, la nature, le cosmos, la mort) qu'il essaie de transmettre avec ses deux acolytes de scène Philippe Leygnac (musicien et acteur complice) et Jean-Luc Debattice (auteur, conteur et musicien à la voix charisma-fantastique).
    Les animaux (mime, histoires, la chienne Zia) très présents dans ces cultures proches de la nature, font souvent office de messagers et servent la sagesse traditionnelle, comme le travestissement.
    Coyote nous sensibilise aussi à l'extinction progressive de ces peuples autochtones (déforestation, crise climatique, migration vers les centre-ville), si attachants et gardiens d'une cosmogonie écologique. C'est aussi le clown et son utilité qui sont en filigrane évoqués. Si l'on ne peut plus rire de soi ou de l'autre alors nos personnes infatuées imploseront sans doute d'un trop plein de larmes...N'est-ce pas Jo Wen ? (John Wayne en anglais).

    @crédit photo Patricethibaud.com

  • Valeur versus valeurs

    "En l'éjectant de la matrice, les élites dirigeantes ont anéanti le socle culturel qui incarne et fait vivre les valeurs de toute civilisation. L'éloignement dans les périphéries géographiques et culturelles de ceux qui portent ce système de valeurs est le démarrage du processus de dévitalisation puis de décivilisation. Préférant détourner le regard sur ce bug originel, on accuse l'extérieur, les autres". (p.183)

     

    depossedes.jpgA l'instar d'un Philippe Guillemant qui ne croit plus au "foutur" transhumaniste et mondialisé souhaité, le géographe Christophe Guilluy prédit dans les dépossedés, paru chez Flammarion, la fin d'un système politico-médiatisé et socio-géographiquement structuré dont la représentation mentale se mord la queue ou est, selon lui, à bout de souffle. Il milite en vérité pour un rééquilibrage des forces en présence, considérant vraiment les humains comme ressource plutôt que produit rentable.
    Il décrit avec minutie et précision l'émergence de notre monde numérique, de libre échange et d'hyperconsommation (les lieux de villégiature, le tourisme tout azimut...) qui ne profite qu'à une élite fortunée et dont une majorité subit la violence physique (exclusion des hypercentres, précarité de l'emploi...) ou verbale (les jugements stéréotypés méprisants...).
    L'auteur oppose ce "bloc populaire" qui vote anti-système ou s'en abstient en masse, aux "segments markétés" que courtisent les partis traditionnels, puisqu'ils désirent tous deux ce monde nouvellement hyperconnecté avec une promesse à terme d'immortalité des corps.
    Ces "dépossédés" jusqu'à l'existence médiatique (pour preuve l'émergence subite des gilets jaunes sur la scène) feraient front dans les périphéries, selon l'auteur, en proposant une alternative humaine et solidaire au moloch monétaire (les circuits courts, la monnaie locale, l'échange par exemple).
    Le clivage ne nous semble pourtant pas si évident sauf si la donnée spirituelle enrichit les données. Beaucoup parlent au nom du ou pour le peuple (rappeurs comme politiques) mais ce dernier existe t'il uni et hétéroclite ? Les valeurs humaines suffisent t'elles à se sentir reliés et donc moins égocentrés ? Ces valeurs sont-elles l'apanage d'une communauté plutôt pauvre (un fameux peuple élu ? ) ou celles d'un "commun hôte", toutes classes confondues, avec pour fondement le souci de l’altérité, l'Autre, le Tu, l'absence de repli sur soi ?
    Christophe Guilluy parle peut être en son nom avant tout, nous signifiant qu'il n'est plus possédé par une vision tronquée du réel. Même s'il voit le danger partout (Netflix par exemple) sans demi-mesure et dresse moins le portrait des dépossédés que celui (obsessionnel presque) des nantis, il donne avec cet essai riche, clair et brillamment rédigé, quelques clés pour prendre du recul et de la hauteur, à partir des territoires où nous habitons, pour disséquer la matrice dysfonctionnelle dans laquelle nous sommes  conditionnés.

     

  • Le feu artistique

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    La culture et le théâtre en particulier sont des biens vitaux, n'en déplaise aux pouvoirs en place qui se soucient plus des corps que de l'âme. La dimension politique et révolutionnaire qu'apportent les artistes ou les écrivains nourrit l'imaginaire plus qu'un écran digital, contrairement à ce que la modernité prescrit.
    Dans Le Printemps des révoltés joué au Théâtre des Clochards Célestes, la cheffe d’œuvre Sabrine Ben Njima, Cie A la source, s'entoure de 4 comédiens complémentaires (Jules Benveniste, Eva Blanchard, Julien Lopez  et Adrien Zumthor) et avec une forte présence pour proposer une réflexion collective et un engagement scénique sur le thème des révoltes récentes, en France ou à l'étranger.
    Intégrant un matériau littéraire et des témoignages vidéos, la pièce nous fait voyager dans l'espace et le temps et tente de capter l'aspiration du changement plutôt propre à la jeunesse, malgré la lourdeur des institutions. Les tempéraments et histoires personnelles tempèrent les ardeurs mais l'engouement est total derrière une porteuse de projet habitée.

    Entretien de Sabrine Ben Njima et Jules Benveniste, les deux auteurs et co-metteurs en scène:

    podcast
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    L'objectif de la compagnie A la source, crée par Sabrine Ben Njima,  est aussi de mener des actions culturelles à destination du jeune public. Le Printemps des révoltés a ainsi donné lieu à de nombreuses représentations scolaires.

    Image : Théâtre des Clochards Célestes

  • Les années de formation

    J.D Beauvallet,les années new wave,GM éditions,post-punk,synthétiseur,années sombres,contre pouvoir politique,Novembre 2022L'entrée dans l'âge adulte nécessite un rite de passage que la culture peut symboliser.

    On se souvient de ces années d'effervescence, d'ouverture, de réceptivité à un courant musical qui sache capter l'ère du temps et les aspirations idéologiques d'une jeunesse en quête de sens et de révolte contre l'ordre établi.

    JD Beauvallet revient (après l'autobiographie Passeur) dans Les années New Wave (1978-1983), que publie GM Editions, sur cette période clé de sa vie. Cet objet ludique (textes, photos et playlists) n'exclut pas l'écoute de titres ou albums mis en exergue par l'auteur, qui officie en maître de cérémonie, témoin d'une époque qu'il a vécu, d'un milieu qu'il a côtoyé, d'une écoute qui l'a transformé à jamais.

    Le livre compile chroniques de disques, de concerts, d'entretiens, de billet d'ambiance sur une ville (Manchester, Liverpool, Bristol, New York...), une salle de concert (CBGB, Hacienda...), un disquaire, un label (4AD, Factory...) ou un animateur radio (John Peel, Bernard Lenoir...). Du punk à la naissance de l'indie rock en passant par la New Wave, quelques noms marquent à jamais cette odyssée : The Smiths, Joy Division, Patti Smith, Talking Heads, Clash ou encore Sex Pistols.

    Machines et couleur noire sont alors de rigueur pour refléter la décennie socio-économique sombre réservée à la jeunesse post-punk, qui fait suite à l'enthousiasme libertaire des années soixante, du moins dans les grandes cités anciennement industrielles. Et on se rend compte que les combats d'hier sont nos avancées d'aujourd'hui (racisme, politique d’austérité, genre, mode...).

    Une livre phare qui témoigne de la vie qui se perpétue a travers la création artistique comme autant d'enfants du rock, de l'électricité et de l'excentricité, avant que le rock indé puis le rap ne viennent à leur tour frapper l'identité et l'imaginaire des générations futures.

     

  • Le féminin en force

    J'ai appris que ce n'était pas en luttant contre, mais comme Jacob avec l'ange : nous avons à lutter avec les épreuves, ainsi leur énergie devient de l'amour et de la connaissance. (p.18)



    souzenelle.jpgLa vaillante centenaire Annick de Souzenelle ouvre pour les éditions L'Originel-Antoni la collection du Cercle des Vivants  dont les trois premiers opuscules paraissent, fruits d'entretiens avec Aurélie Chalbos, thérapeute et fondatrice de la Cité des consciences et d'à ciel ouvert TV.
    Cette sage d'obédience orthodoxe qui a longtemps scruté les arcanes de l'hébreu biblique, milite pour l'écoute en soi de la voie(x) divino-humaine qui est Amour de la création.
    Elle ne cesse dans Deviens ton Seigneur intérieur, d'évoquer la nécessaire mutation des énergies animales en conscientisation (lumière) par ouverture et accueil de leur information. A la peur elle oppose la foi et la confiance en ce guide intérieur (l'ange des Dialogues avec l'Ange) connaissant le chemin de la réalisation individuelle. Joie et émerveillement jalonnent désormais ses journées, laissant une série de livres sur la relecture symbolique des lettres et nombres de la Bible.

     

    Réveiller la plante humaine, l'animal humain en nous, est une tâche colossale. Un certain nombre s'y emploie avec des résultats mitigés quand la grande majorité assiste les bras croisés au spectacle de la fin du monde. Personne ne sait en réalité comment réveiller un homme...Une partie de nous est en dormition profonde, peut-être morte. (p.64)


    tonnac.jpgJean-Philippe de Tonnac est un écrivain prolixe qui aborde le corps et ses affres ou manifestations avec cœur et passion. Dans Habiter son corps en ami, il évoque le noyau vivant propre à l'enfant, qui reste sa boussole, lui qui vécut toute sa jeunesse dans un état proche de la mortification, presque désincarné (une anorexie). Le féminin (sexe et qualités) lui parle et le questionne (le sang menstruel dans le livre Ensaignement par exemple), il le voit agir jusque dans les groupes d'hommes pansant leur virilité blessée.
    L'incarnation est son maître-mot, comme Jésus son exemple en terme d'hostie et de Présence, une parole qui serait silence plein.



    La vie devient passionnante si, au lieu de juger et de rejeter l'épreuve, nous devenons son "disciple", et essayons de déchiffrer son enseignement, pour qu'elle devienne un lieu de transformation ascensionnelle. (p.47)

    kardos.jpgMarguerite Kardos fut parmi les premières traductrices des Dialogues avec l'Ange du Hongrois en français avec son scribe, Gitta Mallasz. Toute imprégnée de cet enseignement depuis 60 ans, elle voit dans l'émergence d'une conscience cosmique collective la réalisation de l'homme nouveau, la co-naissance a l’œuvre pour un changement de paradigme du mental au cœur.
    Dans Traverser l'épreuve avec gratitude, elle relate des options créatives qui permettent la bascule vers une issue positive et joyeuse des drames qui se jouent intérieurement. L'idée est de garder le lien vertical (non pas l'homme augmenté mais relié) en toute occasion pour parfaire le couple unitif individu-Ange.


    Trois petits livres qui se complètent et s'interpénètrent, pour mieux pressentir le changement intérieur en cours et la part belle octroyée au féminin refoulé dont relatent les éveilleurs de ce siècle. 

  • Une sainte reflexion

    "Jésus nous dit clairement que le Royaume de Dieu est au-dedans de nous, c'est donc en comprenant qui est Jésus et ce qu'il représente, en comprenant notre vraie nature, celle d'êtres crées par Dieu et ayant la potentialité de nous élever spirituellement pour "voir" Dieu face à face dans Son royaume...c'est en faisant cela que nous atteindrons cette fameuse vie éternelle dont parle si souvent Jésus". (p.268)

     

    staune.jpgLes éditions Plon publient Jésus l'enquête, par Jean Staune. Il s'agit d'une synthèse logico-déductive sur l'identité du rédacteur de l'Évangile de Jean (une grosse première partie), évangile qui tranche véritablement avec les trois autres synoptiques et amène à des considérations hautement métaphysiques, abordées ici dans une seconde partie (un Dieu exempt de puissance par exemple : le Tsimtsoum des kabbalistes).
    L'hypothèse valide un témoin proche du Christ, Jean l'Ancien et non l'Apôtre Jean, fils de Zebédée, qui serait également le disciple bien aimé présent à la Cène, au procès, à la crucifixion et au tombeau vide.
    Le "détail" (qui fait encore couler beaucoup d'encre) est important car en filigrane se dessine deux églises : celle des Apôtres avec Pierre en tête de liste, avec des rites, un dogme, des institutions ; et celle de Jean l'initié, plus ésotérique et intérieure (le royaume de Dieu). C'est de cette deuxième école que se réclament les adeptes d'une voie spirituelle, toute obédience confondue, pour l'universalité de son message, se souciant plus de rassembler que de diviser.
    Dans cette école prédomine également l'esprit sur la lettre (la seconde naissance de souffle et d'eau) et l'ouverture d'un "sensorium spirituel",  troisième œil ou conscience de veille (le discernement christique) qu'amène  l'effort dans la quête spirituelle.
    Cette approche synthétique de l'auteur se présentant comme philosophe des sciences, rejoint parfois celle de la foi absolue où les concepts d'éternité (une co-naissance hors espace-temps), de Père (un mouvement et un repos) ou encore de miracle (rayonner de joie par exemple) s'éprouvent dans la concret du quotidien.
    Les quelques thaumaturges cités à l'appui naviguaient d'ailleurs aisément entre les deux "écoles" (Maître Philippe de Lyon, Padre Pio...).
    Dans ce livre qui se lit comme un roman et sur un ton familier, Jésus retrouve sa stature de pierre d'angle de la Création (porte de l'au-delà, co-créateur, en provenance du Royaume...) et c'est une bonne nouvelle pour les sceptiques ou convaincus de tous genres.
    Une étude que n'aurait sans doute pas renié Rabelais...