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  • Le groove de Charlotte Gainsbourg

    Charlotte Gainsbourg a médusé hier le théâtre antique (complet) de Fourvière. Son dernier album Rest, salué d'une victoire de la musique et par la critique en général, qu'elle présentait en version live sur scène, est pourtant généreusement électro et dance...

    La nostalgie affleura ce set groovy à souhait, Kate et Charlotte forever pour les chers disparus, Lemon incest en final (et à l'assentiment général) ou encore Rest, le magnifique titre de l'album éponyme, bijou de mélancolie, écrit par la moitié de Daft-Punk, Guy-Manuel de Homem-Christo.

    La proposition globalement enjouée, flirtant entre le français intimiste/introspectif et l'anglais plus léger/festif n'a cependant pas mis en jambe un public sage et réservé, sans doute à l'image de son idole à fleur de peau.

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    Avec ce dernier album important taillé au cordeau par SebastiAn, Charlotte s'est d'avantage mise en avant, avec l'écriture et la parole (telle une sylphide chantant, certains refrains sont des boucles hypnotiques) et surtout cet univers sonore, approché depuis ses deux précédents albums (Avec des pointures comme Beck, Jarvis Cooker ou Nigel Godrich) et qui lui sied enfin et la définit à merveille.

     

    Toute de blanc vêtue (peau lys) et accompagnée de 5 jeunes hommes musiciens (dont trois la soutiennent pour les backs vocals), c'est le choix électro plus que symphonique qui est privilégié sur scène, avec des ambiances dark (I'm a lie, Ring a ring O roses), dance (deadly valentine, Sylvia says, les oxalys) ou même joyeuses (dans vos airs, les crocodiles...).

    Coté scénographie des miroirs au plafond, des néons blancs mobiles comme des lucarnes ouvertes sur les artistes, évoquant une galerie de verres.

    Charlotte se calfeutre dans un premier temps dans ce décor protecteur, assise au piano pour ensuite enchainer quelques chansons debout, hors du cadre, en avant scène ou dans le fond pour évoquer sa sœur récemment disparue.

    A la fois timide et chétive elle sait aussi se montrer fatale et sûre. Cette ambivalence entre force et fragilité se retrouve d'ailleurs dans ses rôles au cinéma. Sa voix singulière est à l'image de ses choix artistiques.

    Au final Charlotte Gainsbourg, fière de l'héritage de ses parents (elle leur rend hommage dans ce dernier album), a su s'émanciper de leur poids pour sonner comme personne même si ce besoin de symphonie n'est, au final, jamais loin de l'esprit.

     

  • Jan Kounen, un indien dans la ville

    Plantes et chamanisme,Jan Kounen,Mama Editions,réalité virtuelle,2018Si Jan Kounen semble moins présent dans le milieu cinématographique, c'est qu'il développe depuis quelques années des projets parallèles (fictions TV, documentaires, livres, films en réalité virtuelle...) de moindre envergure mais qui le passionnent tout autant.

    Sa rencontre déterminante avec les guérisseurs shipibos d'Amazonie en 1999 est devenue une histoire d'amitié et d'étude de cette médecine indigène, une source d'inspiration même pour la suite de son processus créatif.

    Entretien libre en deux parties avec le cinéaste à l'occasion de la réédition augmentée de "Plantes et chamanisme", paru chez Mama Editions, 10 ans après sa première mouture et le premier entretien réalisé à cette époque (3ème podcast).

     
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    Crédit photo : Mama éditions

    Entretien réalisé dans les locaux de RCF Avignon

  • L'art mûr de l'Oiseau vert

    Dans L'Oiseau vert joué par la compagnie lyonnaise des Asphodèles, on retrouve le metteur en scène  Luca Franceschi à la barre, lui qui avait déjà donné un vent de fraîcheur et de modernité aux précédents Dom Juan 2.0 , Les irrévérencieux et le dernier en date Le 4ème mur.

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    Pour fêter ses 25 années d'existence, la compagnie propose un conte moral écrit par Carlo Gozzi au 18ème siècle, qui, en plus d’être une critique de la philosophie des lumières, propose une forme de commedia dell' arte modifiée et plus proche de codes du public.

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    La simplicité recouvre souvent une maîtrise de plusieurs paramètres : chant, masques, ballet scénographique, technique de jeu, code vestimentaire…ici seul le rythme est un peu mis à mal par l’exiguïté de la scène.

    Lucas Franceschi nous raconte la genèse du projet:

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    L'Oiseau Vert, tous les jours (sauf le lundi) à 22h10 au Théâtre des 3 soleils jusqu'au 28 juillet.

    Photos: Compagnie des Asphodèles

    Interview réalisé en partenariat avec RCF Vaucluse

  • Point d’interrogation sur l’homme futur

    Irina Brook, metteuse en scène, à la tête du Théâtre National de Nice,  mise sur des jeunes acteurs (Compagnie Les éclaireurs) pour évoquer le futur possible de l’humanité. A visée pédagogique, Point d'interrogation, écrit et documenté par Stefano Massini évoque avec beaucoup d'humour les différentes avancées ( ou reculs ?) technologiques.

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    Flippant mais très drôle, les comédiens déploient beaucoup d'énergie, de quoi remplacer celles, polluantes, qui provoquent le réchauffement climatique...

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    Un voyage dans le futur dont Irina Brook nous conte l'origine:
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    Point d'interrogation se  joue les jours pairs à 21h30 au Théâtre des Carmes - André Benedetto. Les jours impairs, la même équipe joue La Tempête de Shakespeare. Réservation : 04 93 13 19 00

    Photos: Théâtre National de Nice

    Interview en partenariat avec RCF Vaucluse

  • La transe-mission de Mama Khan

    Mama Khan,Khadija El Mahdi,natives de Pine Ridge,théâtre al Andalus,Avignon 2018Khadija El Mahdi est une originale qui s'est donnée pour projet de vie de créer, mettre en scène et jouer 13 récits et autant de voyages aux 4 coins du monde.

    Le premier opus, Mama Khan, le chant de la terre Lakota, est le fruit d'un voyage en Amérique du Nord auprès des « natives ».

    L'auteure a su attraper notre rêverie de festivalier pour nous ramener dans le temps présent, celui du conte et des mythes cosmogoniques.

    Rencontre avec Khadija El Mahdi:
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    Du 6 au 29 Juillet à 16h30 (sauf lundis) au théâtre Al Andalus. Réservation au 06-33-48-43-93

    Photo : Compagnie Les Apicoles

    Interview réalisé en partenariat avec RCF Vaucluse

  • Ridiculum Vitae ou l'anti CV

    ridiculum vitae,J.P Verheggen et J. Bonnaffé,Michel Bruzat,Marie Thomas,Benoît Ribière,Dolores Alvez Bruzat ,Franck Roncière,Théâtre de la passerelle,Théâtre des Carmes,Avignon 2018Après "Comment va le monde", notre coup de cœur du festival d'Avignon en 2016, Michel Bruzat met a nouveau en scène sa comédienne phare Marie Thomas dans une proposition poétique: Ridiculum Vitae. Sur des textes de Jean-Pierre Verheggen adaptés par Jacques Bonnaffé, une symphonie d’émotions s'échangent entre Marie au micro et Benoit Ribière au piano, telle une belle partition de Jazz.

    Il est question de liberté de parole, de parole libre et libérée des dogmes, d’individualité et d’amour du mot et du Verbe, comme de coutume avec les "sociétaires" du Théâtre de la Passerelle de Limoges.

    Rencontre avec les trois artistes en sortie de scène
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     Ridiculum Vitae à 14h50 au Théâtre des Carmes - André Benedetto jusqu'au 25 juillet (relâche le 19). Réservation au 04-90-82-20-47

    Photos : Théâtre de la Passerelle

    Interview réalisé en partenariat avec RCF Vaucluse

  • Germinal, les mineurs à l'honneur

    La compagnie du Kronope revisite des textes mythiques en y incorporant masques et costumes. Cette marque de fabrique a pour nom de mise en scène Guy Simon, dont les idées, comme le nombre de personnages incarnés (une soixantaine par les 5 acteurs) foisonnent dans cette adaptation du  classique de Zola : Germinal.

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    Côté production on ne retrouve que la famille ou les amis et collaborateurs proches (Yves Sauton pour l'adaptation, Loïc Bauché, Jérôme Simon et Anaïs Richetta, membres du Kronope, Fodor pour la musique et la lumière ou encore Pascal Joumier, familier du lieu la Fabrik théâtre).

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    Un texte qui résonne avec l'actualité sociale puisque les mineurs d'hier sont les ouvriers désemparés et laissés pour compte d'aujourd'hui. Sur scène des acteurs unis et en excellente condition physique, un foisonnement de masques , un décor ingénieux…nous sommes bien au festival d'Avignon !

    Guy Simon nous raconte l'aventure de cette pièce:
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    Germinal à 18h10 jusqu'au 29 juillet (relâche les 18 et 25) à la Fabrik théâtre. Réservation au 04-90-86-47-81.

    Interview réalisé en partenariat avec RCF Vaucluse

    Photos: Théâtre du Kronope