"C'est le manque d'amour pour nous-mêmes qui nous fait mal aimer le terre et mal agir sur terre. Il faut dépolluer l'homme de son autojugement négatif contre lui-même et lui apprendre à devenir précieux à ses propres yeux pour que la terre devienne elle aussi, précieuse à ses yeux. Alors le besoin de polluer disparaîtra". (p.253)
Heurté profondément par la vieillesse digne et emplie de sagesse de Gitta Mallasz, Bernard Montaud fait revivre son influence avec la saga César dont ce dernier épisode sur la transmission écrit avec Sanjy Ramboatiana "César, l'imparfait heureux", parait aux éditions Dervy-Tredaniel.
Cet opus constitue une parfaite synthèse de son enseignement spirituel développé au fil des ans avec l'école Artas, en sus d'être un livre ludique (jeux, QR codes vidéos, trame simple et schématique, rédaction à deux voix), comme le fut la sagesse pratique de Gitta avec Patricia Montaud (qui s'est spécialisée dans les Dialogues avec son ange) et Bernard, dans les dernières années de sa vie.
C'est aussi un livre précieux qui contient des questions (et l'art de poser la bonne) mais surtout des réponses (La vie de couple c'est apprendre la miséricorde... L'Homme inspiré c'est l'avenir de l'homme...Les Maîtres, sages et saints sont les pionniers du meilleur de l'Homme...), pour celui qui, à l'instar d'un Jung, considère le tourisme intérieur comme la destination du futur de l'humanité.
Traditionnellement parlant, l'homme possède une double origine (ego et être), G.I Gurdjieff distinguerait l'existence Les multiples moi) de l'essence (Le Je Suis), ici dans la lignée des Dialogues avec l'Ange, sont différenciés la personne et son histoire traumatique, de l'individu relié verticalement, en voie d'être inspiré.
Rien ne sert de sauter les étapes, on ne peut s'affranchir qu'avec le temps de déterminismes liés à notre naissance spatio-temporelle.
Bernard Montaud propose à qui veut l'entendre, un programme de miséricorde envers soi d'abord (apaiser notre histoire personnelle), puis envers l'autre (le sentir et le servir) dans une tâche qui se révèle plutôt collective et enfin envers la terre, à l'image des personnages de l'histoire sainte et sacrée qui "souffraient les fléaux du monde comme leur propre douleur", de quoi s'occuper et trouver un sens véritable à la vie.
Ce manuel de sagesse ordinaire, "là où se situe le plus sacré", se veut inspiré par Gitta Mallasz, peut-être l'étape ultime du service envers l'humanité, qui se perpétue au-delà de l'incarnation ? Il se pourrait ainsi que tout (visible et invisible) serve un Plan divin...
« L’époque dans laquelle nous vivons est extraordinaire ! », « On assiste à la destruction de l’ensemble du vivant », « Et c’est à l’humanité qu’on le doit ! C’est pas génial ? »
Désert, bolides, guerre au nom de l'essence...le décor futuriste de la saga culte est crédible et décliné en 4 épisodes sur 40 ans. L'univers et la vision post-apocalyptique de
«- Mais bien sûr qu’il fallait ! On ne rigole pas avec l’hospitalité, ici. Si vous avez encore faim, venez me voir ! - Ils sont chic dans ce village. - Peuh ! »
Soeur Catherine, ermite catholique, est reliée, sur sa montagne et dans sa sainte grotte, par la prière et l'oraison continue, au monde et à ses épreuves, souffrances ou cheminements de vie (de) particuliers.
« - Le but est de courir quatre kilomètres non-stop fin décembre. On va commencer doucement, cette semaine avec un kilomètre sans s’arrêter. Je ne veux pas de plaintes, c’est trop facile. Si je n’avais pas peur que ça déplaise au principal, je vous le ferais faire sur les mains ».
Avec "l'éveil psychédelique", paru aux éditions Leduc, le psychiatre Olivier Chambon met l'accent sur la spiritualité inhérente aux PDL (pour psychédéliques) et leur fonction d'initiateurs à une conscience élargie : “Ils révèlent l'âme”.