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chamanisme

  • Un éveil déclenché

    Il s'agit d'une conception toute autre de la psychanalyse : ce qui nous guide réellement au cours de la vie, ce n'est plus un inconscient limitant qui nous échappe toujours,  ni un inconscient comme réservoir de pulsions aveugles ou aveuglantes, mais le lien avec une conscience "pulsion de vie", source d'énergie "intelligente".(p.65)


    chambon.jpgAvec "l'éveil psychédelique", paru aux éditions Leduc, le psychiatre Olivier Chambon met l'accent sur la spiritualité inhérente aux PDL (pour psychédéliques) et leur fonction d'initiateurs à une conscience élargie : “Ils révèlent l'âme”.
    Prenant appui sur les recherches récentes et ses propres expérimentations (dans des cadres légaux), il milite pour une médecine assistée sous PDL, propre à la culture occidentale, à l'instar de la stature équivalente d'un chamane outre-Atlantique.
    Les résistances seront peut être trop nombreuses dans les prochaines années (scientifiques encore trop matérialistes, pression des laboratoires pharmaceutiques,  contrôle politico-social...) pour éviter une médecine à deux vitesses, avec des barrières financières (seuls les riches...) ou dénuées d'esprit (en gommant tout bénéfice spirituel).
    Il apparaît pourtant évident aujourd'hui de dire qu'une expérience psychédélique raisonnée (environnement propice, état psychique sain, adepte d'un travail intérieur, présence d'un guide-thérapeute formé) ne nuit aucunement au "consom'acteur" et que tout au plus il se rapprochera d'une réalité cachée, celle d'être relié en conscience à tous et au tout (Dieu ou la conscience universelle pour ne pas le nommer), dans une vision coopérative, solidaire et écologique.
    Ce que sous tend la dissolution de l'ego (Il s'agit de la phase 3' de 3' en fonction du dosage ou état de conscience 6 qui comprend 6 degrés) n'est ni plus ni moins que la découverte d'une source de connaissance et d'amour inconditionnel en soi, patrimoine commun à toute l'humanité (quelle abomination !).
    Cette conscience unitive et ses "symptômes psi" est partagée par les mystiques ou les personnes ayant vécu une EMI (mort clinique) entre autres et serait, pour l'auteur, accessible au plus grand nombre si elle n'était prohibée et interdite, générant des prises sauvages sans contrôle sur la qualité de la substance psycho-active, dont acte.

    Avec ce livre synthétique qui forme une trilogie après “la médecine psychédélique” et “la révolution psychédélique”, Olivier Chambon souhaite instaurer un “nouveau modèle scientifique post-matérialiste fondé sur la conscience”, rejoignant ainsi les paradigmes chamaniques ou transpersonnels confirmés par la physique quantique, dans lequel la conscience existe indépendamment du cerveau. A l'image bien choisie d'un cerveau-transistor, le PDL permettrait juste de déployer l'antenne pour capter des ondes d'autres et d'outre-mondes (au-delà, univers parallèles, champs de conscience vibratoires, conscience universelle...).

    Le sel de cet opus réside résolument dans le partage d'expériences et de points de vue du thérapeute écrivain, intéressants pour certains (le choix de s'extraire volontairement d'un monde au modèle compétitif) mais discutables pour d'autres (les échanges tantriques par exemple). Il faut saluer le courage de l'entreprise, depuis plus de vingt années, à batailler presque seul en France, à contre-courant et en marge d'un système médical somme toute très voire trop scientifico-rationnel.
    Néanmoins, si la prise de PDL peut mener à une forme de métanoïa sur soi et sur le monde alentour, entraînant une éthique ou une hygiène de vie plus spirituelle voire religieuse, l'inverse n'est pas forcément vrai (impression de tricher ou de franchir un interdit par exemple). Par ailleurs, autre bémol à la thèse, cette prise de PDL peut parfois déborder du cadre uniquement spirituel dans lequel on voudrait trop l'enfermer, pour déboucher sur un symbolisme hautement sacré ou religieux. La vision serait alors celle d'un futur désirable, d'un devenir à faire advenir par un long processus de maturation, sans y adjoindre pour autant d'artifices, au risque de tomber dans une forme de dépendance affective avec la ou les substances enthéogenes...


    "Les PDL sont une voie royale d'exploration et de dépassement de notre conscience individuelle, un ingrédient de l’évolution de l'humanité".(p.231)

  • La valse des croyances

    Les chamans, les scientifiques, les médecins et les poètes, filles et fils de l'Aigle et du Condor, collaborent et réinventent la femme et l'homme de demain dans une approche intégrative. Nous intégrerons la plénitude de notre humanité non pas en améliorant chacun nos spécialités en silos, mais en sachant établir des ponts entre les différents domaines de notre même humanité”. p.81

     

    riou.jpgLa prophétie de l'Aigle et du Condor” est un livre synthétique qui pourrait devenir le manifeste de toute une génération en quête de moyens naturels pour parvenir à un équilibre personnel.

    L'auteur, Arnaud Riou, est passé d'acteur-metteur en scène à enseignant spirituel-conférencier, en apprenant pendant 20 ans la sagesse ancestrale de maîtres indiens, tibétains et mongols. L'ouvrage n'est d'ailleurs pas avare de sentences sapientiales.

    Gravement intoxiqué à l'époque par un mode de vie stressant, il s'en est sorti en intégrant aux soins du corps, ceux de l'âme et de l'esprit.

    Guéri, il a établi des ponts entre la sagesse des peuples premiers (les enfants du Condor) et notre monde moderne (les enfants de l'Aigle), pour particuliers et entreprises.

    La prophétie repose sur un cycle de 500 ans qui alterne la prédominance de l'une des deux visions de l'être et du monde. Actuellement nous entrons dans une phase de renaissance (ère du Condor) de toutes ces connaissances intuitives présentes en l'être humain (télépathie, soins énergétiques, réincorporation de l'âme ou chamanisme, acupuncture,...) pour peu que ce dernier s'ouvre et croit à son potentiel de régénération.

    Lorsque les fils et les filles de l'Aigle cherchent une réponse, ils se tournent vers les spécialistes, les ouvrages de référence ou internet. Lorsque les fils et les filles du Condor cherchent une réponse, ils la cherchent en eux, car ils savent être l'Univers. (p.101)

    De l'infusion et de l'interaction des deux paradigmes-mondes dépendra l'avenir de la planète, à l'image de l'interpénétration juste du yin et du yang.

    L'apport depuis quelques dizaines d'années d'une science ou connaissance toute spirituelle (la médecine parallèle, les états de conscience modifiés, l'aide des esprits tutélaires, la pharmacopée végétale...) pourrait en effet amener le renouveau (nouveau souffle) d'un monde “ancien” (patriarcal, égotique, scientifique et rationnel...) où l'amour se raréfie, à l'exemple d'Arnaud Riou, qui a complétement transformé sa cartographie mentale par une révolution du cœur et de l'esprit.

    Spiritualisation de la matière dans un sens donc, mais aussi possibilité de matérialisation de l'esprit dans l'autre sens (la connaissance pragmatique de l'Aigle sert la sensibilité du Condor), dans un rapport gagnant-gagnant, une gageure possible et souhaitable dans un monde que l'on croirait parfois à feu et à sang.

    Sans basculer totalement dans un paradigme indigène, de nombreux ponts sont envisagés, en France notamment avec des auteurs qui intègrent la connaissance de l'invisible, Philippe Guillemant, Philippe Rosset, Romuald Leterrier, Ian Kounen, Brigitte Pietrzak,...et nous ouvrent à une dimension jusqu'alors inconnue de notre cerveau.

    Cette vision panthéiste du monde se heurte cependant encore à celle (éculée ?) du monothéisme occidental. L'une est trop souvent opposée à l'autre sous couvert de vieux relents colonialistes. Mais là aussi de nombreuses croyances demeurent (paternalisme, violence, souffrance...) qui mériteraient un œil neuf ou un dépoussiérage, car l'Esprit (de Dieu) est souffle...

     

    Les peuples du Sud nous transmettent un message. Nous rentrerons dans l'ère du Condor lorsque nous nous affranchirons de ce patriarcat ; lorsque les femmes auront pardonné aux hommes et lorsque les hommes n'auront plus peur des femmes. La paix reviendra lorsque nous saurons à nouveau harmoniser nos capacités de méditer, d'apprendre du silence, de revenir en nous, dans notre sagesse, d'agir dans la paix, dans le calme, dans la conscience et dans l'amour.” (p.162)

     

  • Brigitte Pietrzak, chamane d'âme

     

    "Le chamane est souvent l'ultime recours après un abominable parcours jalonné d'échecs et d'impasse...dans l'absolu il n'y a pas d'obligation de résultat. Le chamane n'est ni un magicien ni un sorcier mais avant tout un priant qui sert d'intermédiaire auprès de ses esprits alliés...le miracle s'opère quand on retrouve la liberté d'être soi".


    ciel.jpgDans "Ciel blanc, ciel noir-une initiation au chamanisme mongol", paru chez Mama éditions, Brigitte Pietrzak évoque ses premiers pas en tant que chamane, décrivant minutieusement la fonction (vêtements, accessoires, déroulement d'une cérémonie...) sans folklore ni sensationnel, ainsi que la liste de ses principaux
    alliés, esprits animaux (la salamandre, le cobra blanc, le loup, l'ours, l'aigle royal, le corbeau, le léopard des neiges, le renne...) ou angélico-humains (le grand guerrier, le Viking, l'ange de la bibliothèque, l'archer...).
    Se sentant comme appelée à 49 ans, suite à la lecture de Corine Sombrun entre autre, elle sent avec force et persuasion avoir rendez vous en Mongolie avec la chamane Enkhtuya, de la tribu des Tsaatans, derniers éleveurs de Rennes. Cette intuition se confirmera des la première rencontre avec la révélation de sa vocation (“on naît chamane”) par la remémoration de certains signes dans son parcours de vie et surtout la confirmation par les alliés ou "ongods". Dès lors l'initiation commence, sur les plans terrestre et céleste et les premières guérisons viennent confirmer une fibre thaumaturgique.
    Ouverture à l'invisible, capacité de détachement du mental, clairvoyance et claire audience, porosité de l'égo, écoute et empathie, connaissance des règles de la pratique...autant de qualités, dons ou états d'être à parfaire en sus d'un bon ancrage au sol pour accueillir le message des "ongods" ou esprits tutélaires, qui se dévoilent en fonction des problématiques. L'attitude du soigné compte beaucoup, par sa foi et son lâcher prise, dans l'efficacité du geste, de la parole ou de l'attitude qui viendra dénouer ou débloquer un complexe souvent énergétique.
    Plus proche de notre mentalité on pense à l'imagination active de Jung (exposée dans "le livre rouge"), une forme de rêverie ou voyage consciente à la découverte de la symbolique des profondeurs. Ce que montrent les esprits de la problématique, dans un acte amoureux, les symboles numineux agissaient de même pour la psyché, en vue d'une réunification de complexes opposés. Ici d'ailleurs chaque allié est présenté dans sa vision archétypique et vibratoire.
    On comprend à la lecture du livre que la relation de confiance qui s'instaure entre guérisseuse et soigné est primordiale. Ce et ceux qui nous entourent sont toujours prêts à servir et remettre en vie un désordre, pourvu qu'une clarification et qu'un abandon de la volonté parfois trop interventionniste, se fasse de la part des belligérants
    Ombre et lumière se côtoient et s'entremêlent au sein et autour de la hutte pour un rééquilibrage presque taoïste des énergies.
    C'est toujours d'amour qu'il s'agit, dans ce texte comme dans la pratique, le contraire d'une folie désincarnée puisqu'il s'agit de se relier dans un acte de pure foi, à l'aide céleste présente partout et en tout.

    Un livre lumineux, numineux et incantatoire.


    "Celui qui est joyeux irradie. L'élan de vie est amour. Il distribue la générosité du vivant. Il la manifeste. L'obscur cède, face à l'absence de prise pour la peur et la tristesse"

     

  • Une psychanalyse augmentée

     

    Notre conscience est plus vaste que nous le pensons.

    De nombreuses écoles de pensées ou techniques spirituelles et scientifiques émergent et convergent ces dernières années sur ce fait.

    Raviver les mémoires utérines (car le bébé naît avec une mémoire) par des postures appropriées ou des ouvertures de conscience (par la transe chamanique, une technique de respiration ou la prise de substances enthéogènes) fait par exemple partie d'une mouvance actuelle. Il y a trente ans c'était le souvenir des vies antérieures...

    Mais aussi large que soit la conscience, on ne peut s'éviter de panser cette existence, les blessures de l'égo ou les maux de l'âme, qu'ils soient d'ordre familiaux ou professionnels.

     

    martine Gercault.jpegMartine Gercault, psychanalyste de formation (de l'école freudienne) fait partie de ces thérapeutes qui ont senti le besoin à un moment donné, de sortir des carcans du prêt à penser et du "manque de sensibilité, tact ou empathie de l'analyste, souvent responsable de l'échec thérapeutique".

    Empêtrée dans une histoire familiale douloureuse et des aventures violentes à répétition, elle décide de franchir le pas un fameux jour de rencontre avec la technique de respiration holotropique de Stanislav Grof. A ce moment "elle donnait le jour à la femme en elle réanimée, la nomade, dont la terre nourricière se nomme féminité...".

    S'ensuivit une aventure et des voyages (au sens propre comme figuré) dans la sphère des thérapies intégratives et transpersonnelles, incluant le rituel chamanique de feu Michael Harner et Sandra Ingerman.

    C'est de toutes ces rencontres et états non ordinaires de conscience (et de leur potentiel de guérison) que relate "Une psy parle aux esprits", paru chez Mama Éditions.

    C'est également et surtout le livre d'une recréation originale de soi-même et de la relation interpersonnelle, puisque l'autrice l'avait bien compris au début de sa quête de sacré, "une dimension autre se fait jour (dans la relation avec le patient), celle d'un avenir incertain, friable et activateur d'une déstabilisation individuelle et collective", où il s'agit désormais de "danser avec le chaos tout en respectant notre humanité". Ces approches parallèles prennent en compte l'aspect multidimensionnel de l'être humain et redonnent au praticien ses lettres de noblesse (de thérapeute-guérisseur), dans une intégration psyché-âme.

     

    Même si elle tient à ancrer sa démarche dans les pas de ses pairs (Freud évidemment, Ferenczi ou même Jung pour sa théorie de l'Inconscient collectif) comme caution et fidélité aux pères (dont le sien), Martine Gercault peut désormais se définir avec une identité beaucoup plus ouverte et féminine qu'auparavant ("Peu à peu, à travers la méditation, la danse, la peinture, le yoga, le jeu, le chamanisme et l'acceptation des désirs miens, une nouvelle femme naquit, dans sa pluralité"), se prévaloir d'avoir rencontré des pionniers (et peut-être futurs grands noms) de la conscience modifiée et jouir d'un statut de précurseur dans son domaine comme Olivier Chambon, également psychiatre ou d'autres ponts entre plusieurs disciplines ou approches, dont la Francophonie n'est pas en reste (Jan Kounen, Laurent Huguelit, Jeremy Narby, Romuald Leterrier...).

    Dans cette spiritualité explorée par choix, l'autrice évoque souvent la métaphore de la graine qui pousse et qui pour le coup devient un bel arbre au tronc solide (la psychanalyse) et aux branches étoffées (les techniques et disciplines transpersonnelles), avec des racines religieuses certes présentes mais presque reléguées au second plan. L'écriture est riche mais parfois décousue et l'on aurait aimé plus de liant, de fil conducteur, de sève...tout ce qui constitue somme toute les traces de l'Un visible.

     

  • La voix(e) de la forêt-Mère

    mere2.jpegMère est un bon gros livre qui vous accompagne quelques jours avec plaisir. C'est l'histoire d'une apocalypse au sens de dévoilement. Dévoilement du cœur dévoyé des hommes d'après l'esprit de la forêt et dévoilement de Laurent Huguelit, l'auteur et scribe, dans son intimité personnelle et professionnelle, aussi loin que ses souvenirs le portent.

    Qui mieux qu'un chamane en effet saurait entendre et retranscrire l'enseignement ou plutôt le message de la foret amazonienne qui est sans doute la mère mythologique et ontologique de l'humanité, l'ancêtre racine. La description de la médecine indigène (diète, ivresse et purge) explicite les conditions de réception de ces bribes de sagesse ainsi que le nécessaire équilibre des chamanes pour rester sain de cœur et d'esprit.

    Le livre aurait pu s'appeler le cœur du chamane s'il ne nous mettait en garde sur la distance qui nous sépare de son univers mental sain.

    Et l'on découvre l’ascèse, la minutie préparatoire et la clarté lumineuse de ces êtres portés il n'y a pas si longtemps aux gémonies. Qui est fou ? Celui qui purifie son cœur à souhait ou celui coupé de ses racines, le cœur ensanglanté, en souffrance, qui ne fait que projeter sur autrui son mal être biologique.

     

    Mère est aussi un livre pratique qui ne fait pas que dresser un constat à savoir "les intentions sont bonnes mais le cœur n'est pas pur". Il propose une voie, une praxis pour retrouver le chemin de la clarté intérieure qui est celui d'un cœur rayonnant et cela passe par un travail d'attention à soi (sensibilité, équanimité, réflexivité et compassion) et de rétablissement de l'intégrité de l'espace sacré du cœur.

    Ce nécessaire travail de purification du cœur n'est pas nouveau mais la méthode indigène l'est, à base de diète, de chants (les icaros) et de comptes rendus (au sens littéral du vomissement), le tout en pleine immersion dans l'atmosphère moite et exotique d'une maloca (sorte de village thérapeutique ou chacun médite esseulé au sein de la foret) . De quoi laisser le charme agir pour ceux prêt à tenter l'aventure.

    Pour les autres, multiples sont les chemins, pourvu qu'ils aient du cœur, car ce sont ses blessures qui amènent in fine au biocide qui s'avère être en fait un matricide.

    Ce qu'il faut retenir c'est que nous sommes aussi symboliquement des arbres contenant une parcelle de l’arbre ancestral et l'autre n'est qu'un reflet de soi-même à qui parfois l'on inflige le pire des cauchemars. Saurons-nous donc nous sauver nous-même de l'autodestruction, telle est la question ? D'autant que "le pardon est la mère de toutes les purges" mais que l'orgueil est son frein…qui saurait vraiment être à l'écoute donc, et en capacité de dépassement de la nature humaine , une expérience quasi extatique ? Un petit nombre certes mais saura t-il contaminer toute la planète ? Puisse l'avenir le démontrer...