Alain Durel nous fait partager dans “Vipassanà - la pratique de la vision pénétrante”, paru aux éditions du Relié, sa découverte de Godwin Samararatne (1932-2000), un sage laïque Srilankais mondialement connu pour sa pratique du Bouddhisme Théravada.
Même s'il ne l'a pas connu directement, il a vu de ses yeux les fruits de cette pratique ancienne auprès de fidèles et pour lui-même, en ce qu'elle recèle de pragmatique, d'accessible et de bon aloi.
Cette ascèse du “petit véhicule” est la seule à ne pas avoir été éradiquée par celle plus connue du grand véhicule (on peut y voir un parallèle avec les sunnites envers les chiites en islam), quand on se réfère aux enseignements de Bouddha sur les causes de la souffrance et les quatre noble vérités.
Concrètement, Godwin, en tant qu'ami spirituel insistait sur la concentration et sur la respiration, notre principale amie jusqu'à notre mort (samadhi), dans la pratique de la méditation qui se focalise et prête attention sur ce qui se passe dans notre esprit, concernant les phénomènes physiques et mentaux (Vipassanà).
L'idée principale et innovante est une attitude d'amitié bienveillante envers nos pensées, émotions ou sensations, qu'elles soient agréables ou désagréables. Il s'agit d'accueillir ce qui vient sans s'en saisir (l'identification) ni le juger (en attribuant des bonnes ou mauvaises notes) et pour les plus alertes de se dissocier du corps et du centre penseur, du corps-mental égocentré.
Godwin, en fin connaisseur des processus internes de production psychique (on pense ici à Krishnamurti) insistait sur les pensées destructrices (liées à un conditionnement culturel) génératrices de souffrances émotionnelles comme la culpabilité ou l'attachement éducationnel à ce qui est mal fait ou dit plutôt qu'à l'inverse.
Avec ce livre, Alain Durel présente le premier livre en français consacré à l'enseignement de Godwin Samararatne, avec des traductions de quelques-une des questions-réponses simples, joyeuses et pratiques dont il était coutumier après des séances collectives de méditations et chants.
Le Boudhisme Théravada apparait comme moins complexe et plus ancré dans des considérations concrètes du quotidien que ses autres banches. En ce sens il rend la méditation claire, concise et même ludique, avec des résultats rapides et directement observables.
L'auteur évite cependant de rappeler la lenteur du progrès spirituel qui contraste avec les recettes toutes faites. Ici néanmoins on campe sur de bonnes bases, des outils qui perdureront efficacement tout au long du chemin, après ou même au cours d'un réel changement en profondeur.
Une attitude somme toute miséricordieuse (pardon, non-jugement, amitié...) envers nos imperfections humaines.
“Sh'ma Israël”, paru aux éditions du Panthéon, est un essai sur la figure du Messie au prisme de la double culture judo-chrétienne de l'auteur Elie Venat (Il a passé 15 ans dans le protestantisme et 18 au sein du judaïsme libéral).
Sofia Stril-Rever opère une jonction des sources spirituelles pour mieux diffuser leur essence et socle commun : l'Amour originel.
Un document inédit et exceptionnel est publié par les éditions Éolienne, un double volume de 700 pages sur les groupes Gurdjieff de Paris, de 1943 (tome 1) à 1944 (Tome 2).
On peut légitimement dresser ici un parallèle avec l'enseignement de Carlos Castaneda qui insistait sur la récapitulation (ici les remords de conscience qui créent de la lumière de conscience), la constitution d'un corps de rêve (ici la substance accumulée par travail) grâce à l'accumulation de l'énergie (ici la substance ghanbledzoine) et la nécessité de “stopper le monde” (ici les pensées ou associations doivent devenir juste une fonction grâce aux exercices). Parallèle qu'avait bien perçu à l'époque
Quels sont les mythes qui tapissent notre inconscient en grande partie judéo-chrétien ? Quelles sont les lois qui gouvernent notre évolution et notre élévation ?
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Les éditions Massot signent un très bel essai de Cristof Alward-Pitoëff : “L'aurore d'une vie nouvelle”, sur les vies parallèles et singulières de Sri Aurobindo (Aurobindo Ghose :1872-1950) et Mère (Mirra Alfassa née en France :1878-1973) qui finiront par œuvrer de concert en Inde, pour un changement spirituel et politique d'envergure (en tant qu'indien, Aurobindo voulait donner une vision exemplaire de la spiritualité).