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erick bonnier éditions

  • Un petit lexique solennel

     

    Notre Père qui es aux cieux

    Que Ton Nom soit sanctifié

    Que Ton Règne arrive,

    Que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

    Donne-nous aujourd'hui notre pain suressentiel

    Et remets-nous nos dettes comme nous remettons à nos débiteurs,

    Et ne nous soumets pas à l'épreuve,

    Mais délivre-nous du malin. Amin

    Traduction de Michel Laroche, selon la version grecque

     

    notre pere.jpgMichel Laroche, métropolite de l'église orthodoxe, publie un "petit lexique pour comprendre le Notre Père" aux éditions Erick Bonnier.

    Chaque terme de la prière universelle est reprise dans son étymologie grecque, langue dans laquelle l'évangile de Matthieu fut rédigé (les versions araméennes sont perdues). Cela a son importance car la traduction latine dont s'inspire la tradition catholique s'éloigne sensiblement de l'essence du message.

    Ainsi le pain qui recouvre de multiples sens mais qui in fine ne représente, pour les orthodoxes, que le corps du Christ (le pain suressentiel).

    Le Notre Père est une ode au Fils et à son magistère, véritable Dieu, Nom du Père dans la trinité (les trois premières strophes).

    Il rappelle certaines épreuves de Jésus, sa confrontation et le rejet d'avec le malin, l'amour et le pardon de ses ennemis, pour que la prière soit opérative.

    Elle est récitée comme il y a 2000 ans, comme si c'était le Christ-même (le chemin, la voie et la Vie) qui récapitulait sa vie et son enseignement, soit une exigence étrique, une co-naissance dans l'acte de prier, loin d'un par cœur désincarné.

    Le livre est également un retour à la vie érémitique des premiers pères de l'église et à leur vision divine du Verbe fait chair. Une lecture dont on ressort édifié, grandi et un peu privilégié, comme un appel à la sainteté.

     

  • Faire des deux l'Un

    La rage de l'égo n'est rien d'autre que son impuissance à être Dieu...le remède est dans l'humilité et la sincérité.

     

    Scribe de Dieu,Jean-Bruno Falguière,Erick Bonnier Editions,Sidi Seïd Hamza,Mars 2020Avec "Scribe de Dieu" paru chez Erick Bonnier Editions, Jean-Bruno Falguière nous offre la quintessence du soufisme Boutchichiya, un courant ésotérique et initiatique de l'Islam.

    Du mental au Cœur de l'être, de l'ombre à la Lumière, de l'orgueil à l'Amour, l'auteur traverse trois étapes liées à trois éveils de conscience dans son parcours et à la rencontre de trois maîtres spirituels, investiguant à chacune d'elle plus de profondeur, de symbolique et d'intériorité.

    La psychanalyse tout d'abord, en tant que patient (pendant 15 ans il "dépollue" son histoire transpersonnelle de toutes ses peurs, fausses croyances, oublis) puis officiant, après la découverte cruciale et l'étude minutieuse de l’œuvre de C.G Jung. Il développe soon sens de l'observation et sa capacité d'empathie.

    La spiritualité ensuite au contact de Luis Ansa pendant 9 ans et la découverte, comme cadeau de départ, de l'évangile selon Thomas, célèbre apocryphe qui ne le quittera plus.

    La religion enfin, au sens d'être relié à la Source, que personnifia le Maître soufi Sidi Seïd Hamza (désormais Sidi Jamal, son fils et successeur), avec ses rendez-vous sacrés que sont le Dhikr, la prière, l'évocation et la contemplation orientée.

     

    Le titre du livre est un hommage à son maître spirituel récemment disparu, qui "gravait les mots de Dieu dans le cœur de ceux qui l'approchaient". Ces mots constituent la grosse partie de l'ouvrage où l'auteur fait siennes les paroles du Maître en nous faisant part de ce qu'il a compris, expérimenté. Il nous ancre dans son cheminement et évoque les prémices d'une transmission en s'éveillant aux murmures de son cœur éveillé.

    "Être en Islam c'est être en toute vérité dans la soumission et l'adoration de Dieu", êtat d'être somme toute assez universel, hors dogme, et qui confine au Mystère de l'humilité ou à la Joie du Serviteur.

    C'est par ce biais et cette forme, incarnés par Sidi Hamza, que J.B Falguière a remplacé le doute dans sa vie par la Certitude de Dieu, un juste retour en Sa patrie pour celui qui, depuis adolescent déjà, avait la "volonté d'éveiller l'Amour compatissant en son cœur... en priant Dieu".

    Pour ce fidèle ami de Jésus, l'"Islam comme le Christ est la révélation de la Lumière du Père".

     

    Longtemps tiraillé dans une quête duelle entre un travail de purification du corps de souffrance ("le moi infantile et apeuré qui conditionne la vie et la voue à un aveuglement définitif" ; "l'outil qui se prend pour le connaissant") et d'ouverture du Cœur aimant ou corps d'Amour ; il finit par transcender ce dilemme en naissant à sa nouvelle identité : la capacité d'aimer et d'accueillir.

    Dès lors il n'a de cesse de développer cette vision du cœur miséricordieux envers l'humanité entière, un regard somme toute assez féminin sur le monde (Il dira même être épousé de son Maître) qui est "le regard de notre origine".

    Bienheureux qui a retrouvé l'équilibre en aimant Tout car tout vient de Dieu, reconsidérant ombre et lumière et leurs nécessaires cohabitations pour mieux se découvrir jet de lumière.