Cette période romane trouve son équilibre entre ce qui appartient au cadre fixe, traditionnel, inaltérable, sacré et ce qui appartient à l'univers de la marge, toujours instable, en création, profane, c'est a dire au monde en devenir qui est par essence indivisible (p.37).
Ortaire de Coupigny, artiste plasticien et écrivain féru de théologie et d'histoire d'art médiéval, publie l'Entrelacs et le Serpent - art médiéval et interprétation biblique, chez l'Harmattan.
Dans ce petite essai touffu, agrémenté de nombreuses illustrations de l'auteur, l'entrelacs est questionné dans son rapport au foisonnement (végétal et de manducation), à la mutation (séparation) ou au désir d'unité (attachement), en lien avec des symboles clés de la Bible (le serpent, le dragon, les animaux...), des concepts (le mal, les ténèbres, le chaos primordial...) ou des textes saints (genèse, apocalypse, job, nouveau testament...).
Un ouvrage ouvert qui n'assène pas de vérités. A lire l'investigation judicieuse et érudite de l'auteur, on se prend même à son jeu, en sondant notre ressenti et en cherchant une explication de ces enluminures propres aux copies du Moyen-Age.
Ainsi pour qu'advienne le silence d'avant le Verbe (le Christ en soi), nous passons souvent par un déluge émotionnel, une sorte d'inflation égotique nous empêchant d'y voir clair et semblable à un nid de serpents, plus terrestre que céleste, plus ténébreux que lumineux. Cette nébuleuse nécessaire s'amenuise dès le retour de la conscience discriminante qui naît de la transmutation de l'énergie animale...Mais l'auteur est plus savant !
Claude Plettner, éditrice et théologienne, publie "Souffler sur quelques lueurs" aux éditions la
Avec Devenez Prophètes, paru aux éditions du Cerf, Le dominicain polonais Lucasz Popko rappelle que le Verbe est le message et que quiconque se laisse pénétrer de la langue sainte agit en qualité de prophète.
Giancarlo Gaeta signe avec Le Temps de la Fin, paru chez
L'Amour de Dieu dans le Coran de Omero Marongiu-Perria et paru aux
Joël Schnapp, enseignant chercheur au parcours atypique, publie un essai censé, sourcé et décalé (avec beaucoup d'humour) chez
Le fruit c'est le Verbe. Le Verbe c'est le Christ. Le Christ est don pour l'humanité. Ce qui est don se reçoit et se distribue dans la joie pour la multitude.