Quelques lumières est un double disque de compilation très original de Dominique A, paru chez Cinq7. Deux galettes d'une heure chacune, l'une symphonique, l'autre en trio acoustique, retracent 30 ans de sa carrière musicale. On le savait puissant et massif sur scène, dégageant une force tranquille en formation rock, on le retrouve interprète, voix fluette et textes littéraires chiadés, emplis de poésie.
L'orchestre de chambre de Genève (David Euverte pour les arrangements et orchestrations) apporte plus qu'une ponctuation, une narration émotive tantôt légère et joyeuse, tantôt pesante ou mélancolique mais porteuse d'espoir. Malice, intelligence et inventivité accompagnent les classiques sous un nouvel angle, une inclinaison. La mémoire neuve, Eléor, Immortels et tant d'autres sont sublimés et apparaissent en leur éclat.
Coté trio, accompagné de Sébastien Boisseau (contrebasse) et Julien Noël (piano), Dominique A surprend là aussi par sa douceur, sa délicatesse et sa sensibilité à fleur de peau, après juste quelques notes pour draper l'atmosphère et deviner la chanson. Le dépouillement instrumental porte véritablement le texte et l'on redécouvre un formidable conteur, un regard aiguisé mais tendre sur la vie, un contemplatif soucieux d'intériorité et de lumière, en soi et alentour. Ce geste absent, Quelques lumières, l'inédit l'Humanité...l'auteur compositeur et interprète propose là des chansons moins connues mais réarrangées pour le bonheur de tous.
En somme, un bien bel ouvrage, conçu et orchestré comme une redécouverte, par un pilier discret de la chanson française. Merci Monsieur Ané !
Armelle Dutruc opère avec "Du visible à l'invisible - marcher dans les pas de Marie-Magdelaine Davy", une brillante synthèse de son œuvre. Le livre paru chez 

Premier souvenir de Mafalda : au collège, en cours d'espagnol. Traduire ce que voulait dire l'héroïne, difficile ! Peut-être est-ce sa bouille ou son air déterminé plutôt que ses paroles "énigmatiques", Mafalda m'a aussitôt plu ...
Clarté et concision pour un sujet épineux, dans les propos de
Est-on quelqu'un quand on reçoit le dharma comme guide d'un certain bouddhisme zen (branche tch'an) ? Fabrizio Bajec nous répond par la négative, se situant en cela dans la droite lignée spirituelle dudit zen, mettant en avant l'absence de sujet dans ses nombreuses expériences numineuses d'éveil. Le point zéro - un zen radical, titre du livre paru chez