À l'heure des marches pour le climat et de l'urgence écologique, David Gauchard, de la compagnie L'unijambiste , nous propose une « expérience contemplative » qui mérite d'être partagée, à partir des écrits de Henry David Thoreau.
Nous assistons à une variation très moderne et contemporaine des 4 saisons avec 4 tableaux originaux sur une magnifique musique synthétique de Thomas Poli et une très belle projection vidéo minimaliste d’Alexandre Machefel.
Les comédiennes et comédiens, Léonore Chaix, Sophie Richelieu, Vincent Mourlon et Nicolas Petisoff nous emmènent avec eux au bord de la rivière et ses saisons.

La force du metteur en scène est de nous amener dans un univers presque onirique en oubliant le temps et de nous plonger dans un état méditatif avant un réveil brutal qui sera prétexte à un message à l'adresse des nouvelles générations.
Rencontre avec David Gauchard à l’issue de l'ultime représentation au Théâtre de la Croix-Rousse à Lyon.
Crédit photo: http://www.croix-rousse.com

Sous le vernis de la perfection ( mère, microcosme, État) la faille, qui cache souvent des peurs, un manque, une zone d'ombre, un modèle obsolète ou vermoulu de fonctionnement.
L'association Blutsch-Fréchuret détonne pour cette joyeuse folie qu'est Ervart (joué par Vincent Dedienne) dont l'aventure ne fait que commencer. On n'a pas l'habitude d'assister au théâtre à la dissection et à l'exploration déjantée d'une psyché malade de jalousie et à ses projections sur un environnement lui aussi bien débridé.
Les quatre acolytes de La Cordonnerie sont des orfèvres de la minutie. Le spectacle est total et rodé à la perfection. On croit assister au doublage et à la bande son d'un film mais toute cette mécanique se retrouve propulsée au service du réel lorsque l'acteur Philippe Vincenot crève littéralement l'écran.
Rencontre avec Elise Vigier, metteuse en scène du dernier roman fleuve de James Baldwin : Harlem Quartet.