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sainte thérèse

  • Sur la terre comme au ciel

    "Faire la volonté de Dieu, c'est faire entrer en moi Jésus et Sa joie divine. C'est être Sa consolation. C'est mettre en moi Sa Présence, sa Présence irradiante" (p.257).


    Vivre en Dieu à l'école de Mère Yvonne-Aimée de Malestroit,Joel Guibert,éditions Artege,sainte Thérèse,béatification,mystique,sainte,Avril 2026Avec Vivre en Dieu à l'école de Mère Yvonne-Aimée de Malestroit (1901-1951), les éditions Artège signent un nouvel essai du père Joël Guibert, dans une visée de béatification.
    Il faut dire que sa vie entière, ses écrits, ses dons (bilocation, sanctification d'hosties souillées...), ses inter-actions (le réconfort de sœurs, le rachat d'âmes) et sa renommée mondiale, la font entrer dans un modèle de sainte catholique, au même titre que la petite Thérèse, qui fut son modèle.
    Tentée et adepte de souffrances ("mon Amour me fait aimer la souffrance pour m'unir à mon Bien-Aimé" - p.255), elle réfute le dolorisme pour évoquer la sagesse de la Croix "dont la Joie profonde est le fruit (p.237)".
    Confiante dans le plan de Dieu, elle apprend à s'en remettre à Sa volonté en laissant Jésus œuvrer à travers son cœur, ses yeux et ses mains, pour devenir outil de Miséricorde.
    Livre informatif mais aussi de portée évangélique, Joël Guibert nous remémore la spécificité toute chrétienne, une vie "à partir de Dieu", dans  une relation "vivante et vivifiante" éprouvée dans les actes (une pulsation, une vibration, une joie qui demeure...), les pensées (le discernement) et les prières du quotidien.
    Plus globalement et c'est encore le cas ici avec Yvonne-Aimée de Malestroit, les mystiques sont des aiguilleurs de l'être qui incarnent la quintessence de l'enseignement christique. Ils sont le rappel d'une praxis ésotérique incandescente qui perdure malgré l'essoufflement des institutions. Ils sont le soufflet sur les braises !

  • Etty, une préparation à la sur-vie

    "En excluant la mort de sa vie, on ne vit qu'à moitié et en accueillant la mort au cœur de sa vie, on élargit et on enrichit sa vie"

    Etty Hillesum-une femme réalisée,DOminique Blain,Editions du Relié,Westerbork,Julius Spier,mystique,vie de Jésus,Sainte thérèse,Thérèse d'Avila,François d'Assise,anéantissement en DIeu,camp de concentration,Auschwitz,Mai 2021Dominique Blain est un moine zen, écrivain mais aussi franciscain. De sa double casquette il a longuement médité les écrits d'Etty Hillesum au regard des textes bibliques et de la littérature des saints qui ont traversé la nuit de la foi. En résulte un essai profond, "Etty Hillesum - une femme réalisée", aux éditions du Relié, sur le cheminement spirituel de cette juive hollandaise qui sacrifia sa vie de jeune femme pour communier avec la souffrance de son peuple exterminé. Elle vécut de son plein gré huit mois entiers en tant qu'assistante sociale dans le camp de Westerbork avant d'être déportée à l'âge de 29 ans à Auschwitz.
    Destin tragique à hauteur d'une vie sociale de femme mais ô combien vécue en plénitude dans le don de soi "avec pour seule arme une intériorité pacifiante".
    Car de grâces, cette femme téméraire et courageuse, avec la bible comme guide spirituel, en sera abreuvée (en quelques années, de façon accélérée, elle passera d'une vie extériorisée à l'anéantissement en Dieu).
    Son premier mentor fut le psychanalyste jungien et orientaliste Julius Spier qui l'aida à trier et harmoniser le matériau psychique et lui donna les bases d'un solide travail sur soi afin que "tout moment vécu dans le camp devienne une opportunité pour se transformer et s'humaniser".
    Le livre est construit comme un dialogue ou jeu de miroirs, entre étapes ou paliers spirituels décisifs relatés par Etty et leur correspondance ou modèle pré-éternels discernés par l'auteur, dans les textes sacrés ou pieux (On redécouvre les évangiles notamment). Dominique Blain fait ainsi œuvre d'exégèse des écrits de l'icône féminine. Son style est heurté, compact, mûri et creusé dans une volonté de ne pas la trahir mais aussi et surtout de la comprendre et de la saisir dans son acte de folie quasi christique puisque son identification est presque totale à la vie de Jésus.
    Il insiste un temps sur le paradoxe ou difficile équilibre à trouver entre vie mondaine et compassionnelle, entre vue intellectuelle et praxis d'une vie simple et dénudée à l'extrême.
    Mais le prisme choisi à terme est cette vie de sens parce que vécue en intériorité et humilité, dans un grand dépouillement matériel et mental (le silence étale d'une conscience née d'en haut, en éveil). Mystique enfin en paroles et actes, par la joie éprouvée, la souffrance transcendée, le bannissement des plaintes et élégies, les forces vivifiées, la vie d'ores et déjà célestielle avec la mort assumée et la certitude d'un Dieu aimant malgré l'adversité.
    Son parcours de solitude (ralliée à aucune chapelle) mais pas solitaire (elle dialogue jusqu'au bout avec l'Autre en Soi) peut se rapprocher de celui de sainte Thérèse qui mourut en bas âge ou de géants de la chrétienté (François d'Assise, mère Theresa...), des exemples non pas à imiter mais à méditer pour se fortifier dans les épreuves et espérer communier à cette Source au don inépuisable, sur la terre (le Père) comme au ciel (la communauté des saints).

    "Dans le creuset de notre intériorité se trouve la réponse en Dieu. C'est un puits sans fond où le fini rencontre l'infini, que nous creusons pour rencontrer son "Amour""