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juillet 2026

  • L'amoralité de Dieu

    Coup de Choeur psy 2026

     

    Dans le cas du Surmoi...,en se soumettant impeccablement à ses informations, le sujet entend obtenir une forme de rétribution sous forme de protection et de sécurisation comme une réponse offerte à son impeccabilité....L'ordre est perçu comme universel car capable de tout embrasser et de juger l'ensemble de ses pensées et comportements, si ce n'est ses intentions les plus enfouies, et généralement les plus refoulées étant donné leur tonalité "inappropriée" ou inavouable (p.159).

     

    Dieu comme obsession,Pierre Willequet,éditions Terre Noire,Surmoi,Freud,Soi,Jung,injonctions morales,centre unificateur,Juillet 2026Avec Dieu comme obsession paru aux éditions Terre Noire, l'auteur et analyste-enseignant Pierre Willequet s'attaque aux croyances morales pour mieux s'approcher de l'expérience divine.
    Il définit et oppose le "Surmoi freudien" et le "Soi Jungien". Le premier est une pensée et voix perfectionniste, héritée des modèles divinisés de l'enfant, inconsciente mais que l'on peut au mieux conscientiser pour s'en distancier. Elle est l'ensemble des injonctions souvent culpabilisantes auxquelles nous obéissons pour "plaire" aux instances parentales, autant dire une chimère devenu adulte, mais bien implantée...
    Le second est un principe totalisant, un chemin escarpé vers l'individuation, au sens où l'entendait C.G Jung, qui équilibre les paradoxes de la psyché en unifiant les contraires. C'est se voir entier, à la fois ombre et lumière, conscient et inconscient...le travail de toute une vie. La Croix est le symbole par excellence de cette œuvre alchimique puisque le sujet se sent parfois écartelé dans la gestion des opposés jusqu'à souffrir, même physiquement...une expérimentation en chair.
    L'un est souvent confondu avec l'autre, au niveau institutionnel ou dans le cas d'une inflation égotique mais on peut dire que l'Un est synonyme de l'Autre, que l'on accueille en soi, sous forme de souffle intérieur, qui peut être parole ou ouverture de conscience, illumination subite parfois, pour certains personnifié par une personne comme le Christ intérieur...
    Pierre Willequet creuse aussi dans cet ouvrage clé, la figure du prophète ou du mystique, essayant d'en percevoir sa substantifique moelle : un espace vierge où le mental se tait (s'anéantit) pour qu'advienne le tout Autre, le Nouveau, dont les racines sont célestes et l'espace-temps réduit à Instant d’éternité. Une ouverture toute féminine d'accueil qui tranche avec le paternalisme dont les religieux ont affublés l'exégèse des textes sacrés. 

     

  • Positive vibration

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    C'est le cœur qui résonna hier au théâtre antique de Fourvière pour une version symphonique du répertoire de Camille. L'ONL dirigé par Dylan Corlay apporta profondeur, grâce, légèreté ou gravité au fil des reprises (le sixième album "the sound of milk" sort en septembre, après la récompensée BO d'Emilia Perez) sur 20 ans de création.
    Des moments suspendus, notamment pour ses trois nouveaux titres, de danse-transe parfois, de refrains repris en chœur par un public conquis, de joie toujours pour celle dont le corps est instrument et le souffle note. Accompagnée par ses proches - Clément Ducol au piano-chœur, qui signe aussi les arrangements classiques et Martin Gamet à la basse-batterie - et son merveilleux quatuor de choristes - Lucile Chriqui,
    Christelle Lassort, Gisela Razanajatovo et Andres Guevara - Camille donne libre cours à sa folle fantaisie tout en portant haut et fort la note juste. Avec ses deux enfants, ce cadeau de Clément Ducol, son compagnon de vie, constitue selon elle un climax et sous un climat tropical, l'instant s'est transformé en paradis, soit "l'amour sur terre" (une parole de "la terre").
    L'artiste, au final, poussa le luxe d'inviter un couple ami fraîchement marié sur scène, pour mieux le célébrer en chantant. Un concert qui fit énormément de bien commun, un répit maternel pour la planète qui en ce moment en avait bien besoin.