blogger hit counter

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • La transe formation

    L'expérience de la transe ne peut donc être assimilée à un outil d'analyse et d'explication de nos souffrances...car en plongeant l'individu dans son espace intérieur où la pensée raisonnante, discursive, se dissout, la pleine présence induite par la transe conduit à "laisser faire le travail de la vie en soi" et facilite l'émergence de potentialités jusque là insoupçonnées...une nouvelle façon d'être au monde, un nouvel art de vivre (p.219)

     

    abecedaire.jpegLe docteur Gérard Vigneron publie aux éditions du Relié un Abécédaire des Médecines de l'Âme, en 80 entrées.
    Se dessine le fil d'une tradition qui perdure depuis la préhistoire jusqu'aux chamanes et curanderos modernes, en passant par les mystères initiatiques des périodes antiques (Eleusis, Hyperborée) et dont le liant est la transe. Transe induite par des substances psychédéliques ou enthéogènes, des sons ou instruments, des pratiques méditatives ou hypnotiques.
    L'idée c'est toujours de court-circuiter le mental fou, de créer une brèche ou un état de "non savoir" (terme propre au psychanalyste et hypnothérapeute François Roustang, auteur à découvrir) et qu'advienne un silence salvateur propice à la venue d'une information transpersonnelle (le passage du seuil) voire sacrée pour certain.s.es. A l'image de la vague dans l'océan, nous sommes des récepteurs  de conscience modulables à plus ou moins large spectre (les états modifiés de conscience).
    Malgré les redites, le style de Gérard Vigneron est clair et plaisant. En filigrane se dessine son parcours, sa maladie et les thérapies holistiques qu'il a entrepris, le faisant changer de paradigme sur la nature de la réalité et englobant une vision post matérialiste de l'être humain.
    La transe nous fait également penser à l'ivresse, qui advient au bout du Donne, dans l'oubli de soi et la combustion du bois de la personne. Un moyen de dresser aussi un pont entre spiritualité et religion, dont l'une des étymologies religare signifier "relier", comme le ciel (invisible) à la matière-corps, dans un axe vertical, pour que naisse le Verbe ou l'Autre en soi, le co-naissant.

  • Un nouveau centre

    disclosure.jpg

    Disclosure Day (Jour de la révélation), le dernier Steven Spielberg, frappe moins l'imaginaire que Ready Player One mais révèle l'enfant candide et émerveillé qu'il est resté.
    Le monde est au bord d'une troisième guerre mondiale avec une nation experte en cyber défense-sécurité. C'est le moment que choisit Daniel (Josh O.connor) pour dévoiler 79 ans (l'âge de Spielberg) de vidéos classifiées par les services secrets furibards et à sa poursuite (Dont le chef est Colin Firth), sur la présence extra-terrestre, leurs sévices par les humains ainsi que leur appropriation technologique à des fins quasi militaires. Il rencontre dans sa quête Margaret (Emily Blunt), une possible âme sœur speakerine de météo, qui a le don soudain et mystérieux d'entrer en empathie salvatrice avec chacun. Ils sont persuadés (aidés par une équipe d'aliens-friendly) que cet insight changera définitivement la face du monde, en terme de vérité, de foi et de place au sein de l'univers.
    Spielberg s'amuse avec la caméra, en mouvement perpétuel, mais aussi avec les références, à ses films ou à d'autres, marquants le style SF américain. Un foisonnement d'idées (la représentation alien, le lien entre foi et vie extra-terrestre, l'outil alien de bilocation, une femme élue...) parcourt le film de ce couple sauveur d'une humanité devenue presque auto-destructrice.  
    Spielberg a retrouvé la foi et l'espoir dans le surnaturel et le non-humain ou peut-être aussi dans ce qui définit l'humain lorsqu'il est dans l'ouverture totale à l'Autre : un être sacré.

     

  • 10 ans d’affinage

    lyon street food festival 2026,10 ans,nomad kitchens,les grandes locos,oullins,rebecca azoulay,restaurant cueillette,florent ladeyn,floriant remont,restaurant roliko,food truck lo et slo,pierre sang ,dorner frères,hugo pralus,maison pralus

    Retour au Lyon Street Food Festival pour fêter ses 10 ans ! Plus carré, plus pro, plus aéré mais aussi plus sélectif. Même lieu, mêmes heures, même public et (presque) les mêmes chefs. Il semble qu’ils soient moins nombreux, ce qui permet une meilleure lisibilité des stands et plus de place pour préparer les portions. Pourtant, choisir entre toutes les propositions culinaires est toujours aussi difficile. Quoi que ! Avec la chaleur, les buns, brioches, burgers et autres tacos, qui sont légions cette année, tentent beaucoup moins que les propositions plus aérées et/ou fraîches. Il est d’ailleurs étonnant que les chefs ne prennent pas plus en compte le temps de juin, il est vrai, de plus en plus imprédictible. Rassurez-vous, nous avons néanmoins trouvé quelques pépites :

    Le salé :

    street food festival 2026,10 ans,nomad kitchens,les grandes locos,oullins,rebecca azoulay,restaurant cueillette,florent ladeyn,floriant remont,restaurant roliko,food truck lo et slo,pierre sang ,dorner frères,hugo pralus,maison pralus

    Le plus original : Le chou des bois de Rébecca Azoulay, cheffe du restaurant Cueillette : champignons, comté, oignons confits, jus bourguignon, noisettes et graines de moutarde dans un petit chou : bon goût de la forêt et très onctueux. Longtemps hésité avec la version courgette/fraise/stracciatella.

    street food festival 2026,10 ans,nomad kitchens,les grandes locos,oullins,rebecca azoulay,restaurant cueillette,florent ladeyn,floriant remont,restaurant roliko,food truck lo et slo,pierre sang ,dorner frères,hugo pralus,maison pralusLe plus gourmand : La mitraillette de Florent Ladeyn : revisite du plat typique flamand : saucisse, friture de pomme de terre, sauce mayo piquante, ciboulette dans un pain brioché : pas de sensation bourrative malgré le pain, portion très goûtue !

     

    street food festival 2026,10 ans,nomad kitchens,les grandes locos,oullins,rebecca azoulay,restaurant cueillette,florent ladeyn,floriant remont,restaurant roliko,food truck lo et slo,pierre sang ,dorner frères,hugo pralus,maison pralusLe plus frais : Taloa de Floriant Remont, chef du restaurant Roliko : c’est une galette de maïs basque garnie d’aubergine marinée et grillée avec pickles d'oignons rouges et oignons frits, fromage de brebis râpé, salade d'herbes et labneh de fromage : le goût de l’aubergine reste encore en bouche. (il y a aussi une version cochon d’Auvergne effiloché)

    street food festival 2026,10 ans,nomad kitchens,les grandes locos,oullins,rebecca azoulay,restaurant cueillette,florent ladeyn,floriant remont,restaurant roliko,food truck lo et slo,pierre sang ,dorner frères,hugo pralus,maison pralusLe plus généreux en protéine : Le texan du food truck Lo et Slo : pain brioché, épaule de cochon au sirop d’érable et sauce barbecue (cuisson 12 heures)

     

    Les propositions salés qu’on a raté : Le yaourt salé de Pierre Sang : sans aucun doute très rafraîchissant mais beaucoup trop d‘attente (Le stand le plus demandé chaque année !) ; Larancini du coin Little Italy : certainement très savoureux mais il fallait garder de la place pour tester les desserts.

    Le sucré :

    street food festival 2026,10 ans,nomad kitchens,les grandes locos,oullins,rebecca azoulay,restaurant cueillette,florent ladeyn,floriant remont,restaurant roliko,food truck lo et slo,pierre sang ,dorner frères,hugo pralus,maison pralusLe plus régressif : Le cookie mi-cuit de Gauthier et Maxime Dorner, Dorner Frères : cookie, glace vanille brownie, noix de pécan : un délice avec un cookie comme on en aimerait tous les jours !

     

    street food festival 2026,10 ans,nomad kitchens,les grandes locos,oullins,rebecca azoulay,restaurant cueillette,florent ladeyn,floriant remont,restaurant roliko,food truck lo et slo,pierre sang ,dorner frères,hugo pralus,maison pralusLe plus croquant-gourmand : Boules glacées Périgourdine d’Hugo Pralus, Maison Pralus : mini glaces carrées vanille enrobées de chocolat au lait, éclat d’amandes grillées et enrobées de poudre de cacao avec un nappage caramel beurre salé : chocolat craquant puis glace fondante à l’intérieur. On fond aussi. (La machine à enrober les glaces vaut le détour, cf photo)

    street food festival 2026,10 ans,nomad kitchens,les grandes locos,oullins,rebecca azoulay,restaurant cueillette,florent ladeyn,floriant remont,restaurant roliko,food truck lo et slo,pierre sang ,dorner frères,hugo pralus,maison pralus

    Les cuisiniers en herbes peuvent également participer à 400 ateliers, initiations et autres masterclass de chefs invités. Les ambianceurs ont toujours droit à une soixantaine de concerts mais aussi performances, comme par exemple un combat de catch entre deux dégustations. Surprenant mais pour le moins original. Attention tout de même à ne pas avaler de travers quand un grand baraqué vous fonce dessus !

    Blague à part, rendez-vous aux 11 ans pour les prochains plats vibrants. 

    Photos: Choeur

  • Frère d'arme

    Massive attack,Festival des nuits de fourvière,Robert del Naja (3D),Grant Marshall (Daddy G),Horace Andy,Elisabeth Frazer,

    Qui suis-je ? Quel mouvement musical pour la résistance au nouvel ordre mondial ? Quel est mon degré de conditionnement face aux réseaux/médias et de sensibilité face aux morts des guerres économiques ? Autant de questions suscitées dans cette soirée d'"edutainment" proposée par le groupe de Bristol, Massive Attack, au deuxième soir de représentation bondé, du festival des Nuits de Fourvière.
    Robert del Naja (3D) et Grant Marshall (Daddy G) se sont entourés pour leur retour sur scène (plus d'une décennie) de 5 musiciens (basse, guitare, clavier et deux batteurs) et 3 chanteurs.euses dont Horace Andy (très applaudi) et Elisabeth Frazer, qui se relaient à tour de rôle, comme le groupe, à géométrie variable.
    Le spectacle est total, par un éclairage au cordeau et un mur d'images graphiques reflet de notre époque, avec une forte teneur politique (paradis fiscaux, guerres économiques, manipulation de l'opinion et des émotions, ère numérique, génocide ethniques...) et des messages en français.
    Les nouvelles chansons (plus rock) alternent avec les anciennes choyées. L'impression est mitigée entre cette proposition plus oppressive et agressive : déluge sonore, saturation d'images, effet stroboscopique..., qui tranche avec les hits des premières heures, planants, dépouillés et plus introspectifs. 
    Bonne surprise néanmoins d'un son bien calibré et de voix justes pour délivrer comme des prières (ou des colères tempérées) face à tant d'injustice, d'atrocités ou de malignité.
    Le groupe phare des années 90 dérange et titille toujours autant nos consciences à propos d'humanité, d'ouverture et de discernement. Son engagement politique rassure et le propulse fer (frère) de lance d'une résistance face au diktat de l'argent, de l'apparence et de la coercition.    

  • Notre devoir d'être

    Dans l'amour inconscient, on aura tendance à aimer pour être aimé en retour, ce qui va évidemment faire que très souvent, on est concentré sur le fait de savoir si on est aimé ou pas, donc concentré sur notre peur de ne pas l'être ou de manquer d'amour. Alors l'amour que l'on voudrait donner deviendra conditionnel (p.159).

     

    Sébastien Cazaudehore ,l'inconscience de l'amour,raccourcis inconscients,prise de conscience,Dialogues avec l'Ange,Amour inconditionnel,Juin 2026Sébastien Cazaudehore revient à compte d'auteur avec l'Inconscience de l'amour.
    Cet explorateur de la conscience, rodé à des années de chamanisme en Équateur, décortique longuement dans cet essai ce que l'amour n'est pas : ces "raccourcis inconscients" hérités de notre enfance ou transgénérationnels, dont le terreau est globalement la peur de ne pas être assez aimable. Notre inconscient profond nous fait rencontrer des "hameçons" (les relations conflictuelles) pour grandir et conscientiser nos processus et traumas répétitifs, avant d'élargir et d'éclaircir notre vision pour être prêt à éventuellement  rencontrer l'âme sœur-frère  et/ou l'Amour inconditionnel.
    Sebastien Cazaudehore est pragmatique. Son étude précédente sur la plasticité du cerveau donne ici des limites, sans nécessaire reprogrammation ou vision libératrice.
    L'auteur oppose aussi individus (dont une des tâches est de conscientiser ces schémas sous-jacents pour s'en libérer) et "gens", dont la dilution collective amène peur et ignorance, oubli de soi.
    Avec un ton mature (dénué d'illusions), de l'humour et des cas pratiques, il fait preuve de réalisme, de clarté et de discernement sur le jardin d'enfants qu'est le monde.
    Il évoque également cet Amour divin presque inaccessible en une vie mais pas impossible, par bribes en tout cas. Mais ce qu'on appelle le hasard n'obéit-il pas finalement à un Plan divin (c'est notre hypothèse)?
    "Aime tout, car tout est de Dieu" ou "quand tu aimes toute la Création alors c'est LUI en toi" : ces phrases d'enseignement tirées des Dialogues avec l'Ange rappellent également la grandeur de certains tâches, pourvu qu'on ait la foi, afin que l'Oeil opère et voit, que mains et cœur soient Siens (le Nouveau), en court-circuitant le mental qui n'est qu'empreinte de "l'ancien".

  • L'universalité du trauma

    Que ce soit par la respiration Rebirth ou une autre technique, revivre sensoriellement le trauma d'origine permet effectivement de se libérer de la répétition, à condition d'être capable, en tant qu'adulte, d'accepter de vivre ce processus sensoriel et de se laisser, en quelque sorte, crucifier par ce qui nous effraie (p.184).



    Jean-Charles Bouchoux,Ces traumas qui nous possèdent - comprendre pour guérir,trédaniel éditions,Jean-Charles Bouchoux, écrivain, psychanalyste et hypnothérapeute, publie chez Trédaniel éditions Ces traumas qui nous possèdent - comprendre pour guérir.
    L'ouvrage est une enquête à l'échelle internationale avec des psy, guérisseurs, chamanes ou pasteurs exorcistes qui, à l'image de la description d'un éléphant dans le noir, possèdent chacun un lexique et une grille de lecture psycho-culturelle pour qualifier une sensation d'être possédé par un mauvais génie/esprit/entité parasite/démon intérieur...que l'auteur qualifie après analyse syncrétique, de trauma. Ce trauma peut être lié à la naissance, l'enfance, être transgénérationnel ou même métaphysique...L'antidote consistera toujours, selon lui, à revivre sensoriellement la peur inhérente  en la laissant nous habiter pleinement. Un petit bémol néanmoins, J.C Bouchoux insiste sur l'importance d'avoir un centre, un socle, un témoin différencié en soi, ce qui nécessite une certaine pratique spirituelle ou thérapeutique (méditation, analyse, thérapie holotropique, sessions chamaniques...), pour ne pas se laisser submerger par une vague dissociative (issue de l' inconscient). Cela ressemble un peu à l'imagination active chère à C.G Jung ou au rêve des sorciers tel que décrit par Carlos Castaneda.
    En conscience, le sujet revit une sensation ancienne, une mémoire inscrite dans son corps (spasme, contraction, douleur...) pour mieux l'intégrer et la dépasser car, de l'ombre, jaillit parfois un trésor initiatique.
    Un livre clair, intéressant et intégratif qui milite pour la coopération des savoirs anciens/nouveaux, Orientaux/occidentaux, scientifiques/spirituels.

     

  • Vivants, de corps et d'esprit

    concert.jpg

    Soirée rayonnante ce mercredi 3 Juin au festival des Nuits de Fourvière, avec deux artistes programmés ayant en commun d'être solaire.
    Yael Naïm s'est émancipée d'une forme de classicisme avec une proposition plus électro pop et des textes introspectifs, touchant une certaine épure, dans cette première partie. Tout est drapé de blanc immaculé sur scène avec une énorme bulle gonflée, ainsi l'artiste, comme prête pour ses noces intérieures, après une période chaotique à l'approche de la quarantaine. On sent qu'elle  prend du plaisir sur scène avec ses nouveaux titres rythmés (wow, multicolor...) ou mélancoliques (la fille pas cool, when we go to bed...), issus du dernier album expérimental Solaire ; et qu'elle aime philosopher avec le public. Cette embardée sans son acolyte David Donatien explore profondeur et appréciable folie. Dommage que le public ne communie vraiment qu'à la toute fin du set, lors d'une revisite jazzy de son tube planétaire new soul.
    Bertrand Belin arrive ensuite en terrain conquis. Ce baroudeur quinqua possède un univers attachant et singulier, dans la lignée des songwriters rock ébréchés et poètes. Souvent comparé (Bashung, Nick Cave...), il apparaît solide et posé, entouré de six musiciens confirmés (dont 3 claviéristes ) qui délivrent un groove monstrueux et chavirant. On espère une trace (un album live pour marquer le coup ?) de cette tournée qui fait bien évidemment part belle au dernier album Watt mais revisite des anciens titres plus sobres, qui sonnent comme jamais.
    La fosse jubile et danse, tranche avec les arènes pleines mais figés comme la pierre. Une esquisse de l'homme nous est donnée, avec l'envie de se plonger dans son répertoire et ses textes syncopés. Son humanité transparaissait au cinéma mais transcrit sur scène une bonhomie, une joie d'être communicative avec un son orchestré, puissant et maitrisé. Malgré son charisme certain, il ne prend pas toute la lumière et invite à une vision périphérique de la scène.  
    20 ans de carrière, un déjà 8ème album, il n'est pas là pour rien...un grand monsieur de la chanson française, artiste accompli. Merci les Nuits pour ces re-découvertes atypiques !