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co-naissance

  • La plaie du Vivant

    L'écran s'est glissé entre nos corps et le monde et l'empathie se meurt. L'intuition aussi. Les conditions pour soumettre l'esprit sont réunies. Devenir un résistant aujourd'hui, c'est retrouver le chemin de l'empathie...par la douleur...qui nous relie (p.183)

     

    duboc.jpegGislaine Duboc sort son troisième livre chez Véga Éditions "Laisse la Vie entrer dans ta vie", plutôt centré sur l'avènement de l'I.A, des réseaux sociaux, des écrans et de leurs dangers.
    Les membres de sa famille et de son cercle d'amis défilent, et se confient ; un dialogue se construit, ainsi qu'une méthode de vision-investigation, menant à un dénouement, une meilleure compréhension de la problématique et de sa solution.
    A l'heure des élus de la "tech" qu'elle nomme les "handicapés du sensible", qui font basculer le monde et les nouvelles générations dans un rêve de l'esprit, un univers connecté, Gislaine Duboc veut encore croire à la reliance terrestre (la nature, le cercle restreint, les rencontres) et céleste (les disparus, les esprits bienveillants...). Chamane dans l'âme, elle démontre comment l'inspiration advient, à partir du corps et d'un cœur empathique, éveillé, vibrant, intuitif. 
    Jamais avare d'un conte initiatique, cette sagesse incarnée titille les consciences par des appâts de mots imbriqués, visionnés, inspirés.
    Véritable star des réseaux avec ses courtes vidéos en pleine nature, sur des sujets d'actualité, elle pressent comme beaucoup le danger d'une technologie aliénante et tueuse de sensations, captivant l'attention de ses adeptes, avec un nouveau Dieu omniscient, porteur d'une vérité indubitable (google ? Chat GPT ?).
    L'espoir domine l'ouvrage, avec la Vie qui sourd à l'intérieur et alentour, contrecarrant les plans les plus diaboliques et qui resserre les liens plutôt qu'elle ne les distant. Reste aussi cette foi en un Créateur bienveillant et Miséricordieux, qui saura in fine faire le tri entre le bon grain et l'ivraie, pour qu'advienne un monde véritablement nouveau, relié plutôt que connecté, outil plutôt que maître, à l'image du mental.

  • Une révélation ésotérique

    Le Silence  est la demeure de la Parole rayonnante dans laquelle brûle l'Amour (p.328, entretien 55)


    DIalogues avec l'Ange,Flammarion,Gitta Mallasz,Elena Hinshaw Fischli,Dominique Raoul-Duval,Hanna Dallos,Lily Strausz,Joseph Kreutzer,Apocalypse,révélation chrétienne,Messie,Jésus,Hongrie,1943,élus,Co-naissance,tâche,Mars 2026Les Dialogues avec l'Ange paraissent dans leur version définitive chez Flammarion, avec une soixantaine de pages en plus, augmentés de "Aube" (initialement paru en 1981 en Allemagne, il s'agit de messages à destination d'un ami de G. Mallasz par l'ange dénommé Morgen), de deux dialogues supplémentaires, d'ajouts textuels et de schémas ici ou là ainsi que deux nouvelles préfaces par Elena Hinshaw Fischli.
    Document ovni, à la fois histoire vraie, tragique en un sens, et enseignement d'inspiration chrétienne, les Dialogues ont touchés des millions de personnes dans leurs multiples traductions à travers le monde.
    Cette nouvelle édition française s'aligne sur celle de l'Allemagne et de l'Angleterre, qui n'avaient pas été coupées avant impression.
    Quatre amis (dont Gitta Mallasz, le scripte et seule survivante non juive) passionnés de métaphysique et de questionnements intérieurs, reçoivent dés 1943 et pendant 17 mois, un message prophétique par leurs anges respectifs en Hongrie. En accord avec le texte de l'Apocalypse, ils annoncent la venue d'un Messie Angélique (le 7) guidant les élus unis au Père (nommé Ö, non genré, signifiant LUI ou ELLE) vers une transformation du monde. La Co-naissance est cette vie centrée, verticalisée, reliant ciel (l'ange ou l'esprit céleste) et terre, lumière et matière, en accomplissant une mission ou tâche divino-humaine : donner, rayonner, servir en apportant à l'humanité souffrante sa complétude.
    Parfois opaque, l'enseignement d'abord nominatif devient impersonnel et touche des cimes métaphysiques dignes des grands  textes révélés. Il est surtout une révélation ésotérique puissante sur l'essence de Dieu, du Nouveau Christ (les deux sont bien dissociés) et des nouvelles lois en vigueur à l'approche du point oméga, début du Nouveau Monde.    
    Les Dialogues avec l'Ange sonnent le sceau et l'explication concrète des messages prophétiques antérieurs, authentifiant de facto leur origine céleste et annonçant principalement une vie unitive naturelle, sur terre, avec le divin, sur le modèle du Christ. En soi la véritable révolution !

     

  • une enquête rondement menée

    Ainsi, l'âme non éveillée est-elle comparée, par certains écrits gnostiques, à une prostituée passant de corps en corps. Le réveil de l'âme, c'est le ressouvenir de ses origines..., l'émancipation de tous les mensonges du monde matériel. Libérée des illusions limitatives, elle peut remonter vers le monde divin, retrouver la "plénitude" perdue. (p.86)

     

    Christian Doumergue,Marie-Madeleine ou la quête de l'âme,éditions courrier du livre,Christian Doumergue synthétise avec Marie-Madeleine ou la quête de l'âme, paru au Courrier du livre, des années de recherche sur l'énigmatique "proche" de Jésus.
    En bon historien amoureux d'art et de littérature, il a notamment épluché, en les contextualisant, tout écrit relatif à la disciple femme. Celle-ci apparaît d'un rang spirituel élevé, gardienne d'une tradition ésotérique (proche du gnosticisme) occulte mais bannie de l'histoire officielle, à raison d'être femme, initiée et indépendante maritalement pour la culture de l'époque.
    La connaissance de la Magdalène et sa mémoire ont néanmoins toujours perduré (chez les cathares par exemple) en certains endroits, dans certaines fables ou œuvres d'art et les découvertes des documents gnostiques de Nag-Hamadi au siècle dernier ont confirmé cette hiéro-histoire parallèle.
    L'auteur en fait dans cet ouvrage plaisant à lire, une allégorie de l'âme qui, par grâce (ici une initiation par le Christ) se remémore son origine ou sa patrie céleste et n'a dès lors plus d'autre désir qu'une union exclusive au divin en soi, le Co-naissant.

    Il semblerait que Christian Doumergue prône une forme d’érémitisme mais cette forme d'alliance intérieure, qui dans un premier temps peut paraître exclusive (et donc sujette à une forme de solitude assumée) n'a à terme pour vocation que de se partager ou se donner à une multitude (comme la multiplication des pains), tant la relation se fait nécessité et art de vivre.