
Lamine Diagne est un artiste complet qui a mis pour cette pièce, Le Tarot du Grand Tout, son talent au service d'une jeunesse malade et un peu désemparée.
Fort d'une immersion de trois semaines à l'hopitâl de la Timone de Marseille, il a rebondi après l’ascenseur émotionnel, en co-écrivant une sorte de conte musical fantastique léger. Il sera donc Slim, ce conteur-musicien-dessinateur dont la foi folle lui donne la capacité de soigner.
Le court spectacle musical (50 minutes) nous fait entrer dans un univers merveilleux dans lequel des princes et princesses luttent cœur, corps et âme pour ne pas désenchanter leur royaume...
Il est accompagné par Wim Welker à la guitare.
Entretien de 8 minutes avec Lamine Diagne
crédit photo : Théâtre de la Croix Rousse

La compagnie du Raid 
Xavier Marchand (compagnie Lanicolacheur) aime les textes et le Verbe. En lisant Ponce Pilate de Roger Caillois il projette de l'adapter et de le magnifier par hommage et sans doute pour restituer son assentiment à la pensée complexe de l'auteur et du personnage principal de l'intrigue bien connue.
Il n'y a de mauvais départ dans la vie ou de vilaine histoire de naissance que dans la psychologie de chacun. Quand on recoud ses fragments de peaux successives, quand on recompose un film fait de bouts d'images positives, aidé en cela par des mains tendues au hasard du chemin, alors naît l'individu, le Je singulier, la personne originale, la conscience aiguisée.
Nouvelle flèche décochée du carquois du collectif le Raid après
"Sept reines - épopée d'un chagrin d'amour, est un trio féminin où les marins sont les enchanteurs et les sirènes les désenchantées". C'est ainsi que le collectif Le Bleu d'Armand, resume la pièce. L'auteure, Martinage, définit son texte, fruit d'un long processus d'écriture d'allers-retours avec les principales protagonistes du drame puisqu'il est question d'un chagrin d'amour presque fataliste pour la dernière reine d'entre les sirènes. Derrière les paillettes, les écailles brillantes et Claude François qui invitent à la fête, on assiste à la déliquescence d'un royaume fantasmé.