Nous constatons que, chaque fois qu'un être accomplit un progrès réel de conscience (plus élevé ou plus profond), le monde entier devient différent pour lui...C'est une renaissance totale de l'univers. La constellation de cette possibilité de renouveau produite par la concentration de l'énergie en ce seul centre est figurée par le motif de l’œuf ou du germe d'or (p.254).
La fontaine de Pierre réédite en poche un classique de Marie-Louise Von Franz (1915-1998), les Mythes de la Création.
Celle qui fut le bras droit de C.G Jung, dans son travail de soutien (le processus alchimique notamment) et de continuité de son œuvre (l'étude des contes de fées), recense dans son style plaisant, avec de nombreux extraits, les principaux types mondiaux de mythes de création de la terre et des humains. Son étude porte évidemment une empreinte d'intériorité psychique puisqu'elle les associe à un processus de différenciation de la psyché entre inconscient et conscient, entre rêverie instinctive archétypique et naissance du moi conscient, qui discerne et conceptualise.
Marie-Louise Von Franz insiste sur la valorisation de ces deux aspects de la psyché, qui se retrouvent lors d'épisodes dépressifs ou psychotiques (un nouveau monde nait du chaos primordial) mais aussi avant l'avènement d'une œuvre créatrice.
Ces processus alchimiques courent depuis la nuit des temps mais la "totalité psychique préconsciente" des projections primitives, s'achemine progressivement vers un éveil collectif (une individuation avec l'intégration de l'ombre) dont relate le texte de l'Apocalypse (la conclusion de l'ouvrage). C'est l'avènement d'un âge où l'homme intègre ses sous entités psychiques, cristallise un centre qui gère mieux les paradoxes/contraires et développe un "corps de résurrection", Soi, enfant divin ou Christ intérieur, qui fait la jonction entre un savoir absolu (notion d'inconscient collectif de Jung) et un pragmatisme lié à la praxis du quotidien. Un curseur qui oscille donc vers davantage de lumière.
Pour les 150 ans de la naissance de C.G Jung (1875-1961),
La voie des rêves de Marie Louise Von Franz ressort en poche chez
Avec La princesse chatte des éditions
Le livre d'Isabelle Lifran, "Du jeu de sable à l'esprit d'enfance" que publie
La Fontaine de Pierre édite un inédit de C.G. Jung en français : "Symboles oniriques du processus d'individuation". Il s'agit de la retranscription de deux séminaires donnés en Amérique (Bailey Island et New York) avant la seconde guerre mondiale, à un public averti par la résonance de l'inconscient. Ce matériau brut (on entend Jung dans son oralité) préfigure les thématiques et concepts que le psychiatre zurichois développera quelques années plus tard dans ses différents livres (Tout est déjà là en l'état), avec une focale sur les mandalas, figures et symboles de compensation et d'auto-guérison du Soi lorsque des conflits submergent la conscience.
Mon analyse avec Jung est un recueil de notes (une sorte de journal intime de 1950 à 1961), agrémenté de dessins et courts poèmes et publié à titre posthume aux éditions La Fontaine de Pierre. Sabi Tauber, l'auteure, a rencontré, à l'âge de 33 ans, le professeur clinique lors d'une de ses conférences et sentit instinctivement qu'elle "le connaissait depuis toujours et qu'une profonde parenté la liait à lui"*. Le livre relate des douze années de rencontres avec le docteur suisse qui finit par devenir un ami très respecté du couple Tauber et de leurs cinq enfants.