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Entretien audio - Page 3

  • Aux mares, citoyens !

    pour la mare,pierre dumond,Élodie grumelart,aurélie rousselet,simon grangeat,baptiste jamonneau,compagnie waaldé,sabine algan,blandine massier,denis chapellon,fabrice rameaux,isabelle scaglia,héloïse chabert,ballade en forêt,sorcière,immersion sensorielle,théâtre de la renaissance,oullins,octobre 2023

    Nina est citadine, Pierre vit à l’orée des bois. Réunis pour une cause commune au début inconnue, ils vont se côtoyer, échanger leurs points de vue et passions, avant d’entreprendre une marche ensemble vers la Mare aux Sorcières.

    Ce lieu de toutes les rumeurs focalise l’intérêt de gens bien comme mal intentionnés.

    Dans cette fable écologique un peu surnaturelle à destination du jeune public, la compagnie Waaldé représentée dans Pour la Mare par Élodie Grumelart (mise en scène et jeu), Pierre Dumont (jeu) et l’enchanteresse Aurélie Rousselet sur scène, avec un texte ciselé de Simon Grangeat, revient avec tact et sensibilité au Théâtre de la Renaissance d’Oullins. Sans oublier Baptiste Jamonneau (assistanat mise en scène), en maître de cérémonie.

    Dans ce spectacle immersif et sonore, la forêt, ses petits habitants et toutes les projections inhérentes à un lieu vivant et inconnu, se déploie sous nos yeux, pour le plus grand plaisir du meilleur public qui soit, celui des petits et grands enfants.

    Petit tour dans les loges pour rencontrer Élodie Grumelart et Baptiste Jamonneau juste après les derniers applaudissements (7'20) :


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    @crédit photo : Théâtre de la renaissance

  • L'imperfection heureuse

    Caroline Obin,Homo suivant ou la divinisation du compost,promo 32 de la Comédie de Saint Etienne,Marion Astorg,Romane Bauer,Arthur Berthault,Ludovic Bou,Lucas Bustos Topage,Raphaël Deshogues,Marie Le Masson,Élise Lefauconnier,Louis Meignan,Ephraïm Manikunzola,Lara Raymond,Léna Rossetti, Yannick Vérot,Thomas Chazalon,Ouria Dahmani-Kouhli,clown,Octobre 2023

    L'arène est circulaire. On s’attend à être bousculé, touché, attendri. Êtres fragiles, d’autant qu’on convoque l’intime, l’enfance, le graveleux parfois...
    Respect total pour le clown, invité à la Comédie de Saint Étienne par l'entremise de Caroline Obin, qui grime la promotion 32 avant qu'elle ne sorte de l’œuf.
    Sa trans-fiction Homo suivant ou la divination du compost est une réponse inédite, originale et subversive au brouhaha illogique de ce monde fou.
    Quoi de mieux, que la découverte de son clown, pour entamer une carrière de comédien ? En effet, la metteuse en scène va puiser dans les profondeurs et les émotions de l’acteur pour co-créer un personnage unique et infini. Les spectateurs découvrent ainsi 12 micro-univers naissant d'un rien (un compost sonore). Le ridicule devient poésie et drôlerie.

    Caroline Obin a l’œil pour sublimer les talents tout en gardant des zones d'ombre. Elle donne des clés essentielles pour embellir et réenchanter le monde. Nous l'avons interrogée à la sortie du spectacle (6 min) :

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  • L'heure de rayonner

     

    Bunker,Baptiste Amann,Adama Diop,Naïm Bakhtiar,Flora Bernard-Grison,Solène Celse,Inès Dhahbi,Émile Faure,Christian Franz,Élodie Laurent,Yasmine Ndong,Yohanis Thomont,Félix Villemure-Ponselle,Clara Hubert,théâtre de la Comédie de Saint-Etienne,Juin 2023

    Bunker signait le fruit de trois ans d'incubation et l'émancipation d'un collectif de 10 jeunes étudiants-acteurs. L'immersion est totale dès les premières secondes : le futur crève l'écran (vidéo) avec une scénographie bluffante de réalisme et profondeur. Cette fable science-fictionnelle écrite sur mesure par Baptiste Amann après commande du parrain et metteur en scène de cette 31ème promotion Adama Diop, trace aussi un parallèle avec une expérience collective de trois années dans le laboratoire de création (et de révélation) qu'est le théâtre de la Comédie de Saint-Étienne.

    Dehors c'est la jungle (guerre ? Virus ?...), l'hostile, le danger, et la survie organisée, légiférée d'une petite communauté, est prétexte à de beaux moments de théâtre.  Cette narration totale aborde les problèmes du quotidien aux questionnements les plus métaphysiques, tout en valorisant les jeux participatifs donnant du sens. Chacun trouve sa part belle de lumière même si c'est dans l'interrelation que se révèlent aussi des tempéraments. Les années COVID (de l'enfermement à l'explosion émotionnelle ces 3 dernières années) ont plus que jamais cimenté des liens et malgré les probables colères, peurs ou doutes, le désir et le plaisir de jouer restent intacts et décuplés, imprimant dans notre rétine les visages déterminés de Naïm Bakhtiar, Flora Bernard-Grison, Solène Celse, Inès Dhahbi, Émile Faure, Christian Franz, Élodie Laurent, Yasmine Ndong, Yohanis Thomont et Félix Villemure-Ponselle.

    Rencontre avec Baptiste Amann à la suite de la dernière représentation (11 min):


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    @crédit photo : La Comédie de Saint-Etienne

  • Du choeur à l'ouvrage

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    Pour fêter ses quarante printemps, le Théâtre de la Renaissance d'Oullins a souhaité inclure des amateurs locaux (90 personnes) pour chanter, danser et jouer sur scène des extraits de comédies musicales. Nos mélodies du bonheur, mis en scène et arrangé par deux acolytes et amis de longue date, Jean Lacornerie (ancien directeur de la Renaissance) et Gérard Lecointe (l'actuel), rend hommage au genre avec couleurs, jovialité et émotions, dans un joyeux mélange de disciplines entre plusieurs générations.
    Gérard Lecointe retrace avec nous les ramifications du projet et les perspectives prochaines du théâtre. Avec Boum, sa dernière programmation pour la prochaine saison, il tire sa révérence en tant que Directeur actuel du Théâtre de la Renaissance.

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    Image: Théâtre de la Renaissance

  • Rythmer la vie

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    Chasser les fantômes, programmé au Théâtre du point du Jour, est une tragi-comédie écrite par Hakim Bah, sur une idée originale de Sophie Cattani (Roxane). Avec Nelson-Rafaell Madel (Marco), ils incarnent un jeune couple métissé dont l'amour naissant voyage d'Afrique en France, avec tous les conditionnements et héritages historico-culturels entre les deux pays (colonisation, droit de séjour, étranger en France...).
    Un certain déséquilibre est perceptible lors de l'arrivée de Marco en France, fruit de peurs et de malentendus, que les acteurs restituent et accentuent à la perfection, jusqu'au ressentiment.
    Sur scène le batteur compositeur Damien Ravnich accompagne l'énergie de l'histoire d'amour dans ses phases radieuses ou orageuses.
    Le style syncopé, percussif et réflexif d'Hakim Bah redonne tout son sens au jeu, dans une large palette d'émotions.
    L'issue n'appartient pas à l'élan du public mais la poésie de l'ensemble se révèle à la toute fin et l'on comprend que l'enjeu transcende les corps et personnalités, qu'il est affaire d'âme.

    Entretien à l'issue de la représentation avec Sophie Cattani (7 min) :

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    @crédit photo : Théâtre du point du Jour

  • Le masculin dans tous ses éclats

    Julie Berès,la tendresse,théâtre de la Croix-Rousse,compagnie les cambrioleurs,Bboy junior,Natan Bouzy,Charmine Fariborzi,Alexandre Liberati,Tigran Mekhitarian,Djamil Mohamed,Romain Scheiner,Mohamed Seddiki,Kevin Keiss,Lisa Guez,Alice Zeniter,Jessica Noita,Goury,Mai 2023

    Après Désobéir (2017), La tendresse clôt le diptyque sur "la jeunesse et la résilience" imaginé par Julie Berès et co-écrit avec Alice Zeniter et Kevin Keiss.

    En plateau, au Théâtre de la Croix-Rousse (Lyon), une bande de huit jeunes hommes soudés qui se livrent collectivement et individuellement à des confidences sur leur identité profonde. L'armure socio-culturelle se fend dans les saynètes plus intimistes où le corps buriné s'avère capable de lyrisme humaniste. Julie Berès exploite l'énergie masculine brute du spectaculaire à la tendresse, de la violence contenue ou déployée à la douceur du geste.

    Dans un mélange subtil de chorégraphie (du classique au hip-hop) et de déclamations, elle démultiplie par un prisme à huit facettes, l'éventail de ce qui constitue l'essence de l'homme moderne à l'orée de sa vie d'adulte. Il y est aussi beaucoup question de féminin intérieur, à l'heure de la libération de la parole des femmes, et l'on s'aperçoit que les deux sexes ont destin lié, racines communes et leur représentation est multiple (comme le genre).

    L'écriture cousue main (mélange d'investigations, d'improvisations ou de projections) dégonfle les clichés de groupe ou masse informe pour n'en garder que l'écume : amitié, respect et solidarité sans oublier la sensibilité.

    Mohamed Seddiki et Djamil Mohamed, deux des huit comédiens (tous captivants) répondent à nos questions en sortant de scène:

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    Image: croix-rousse.com

  • Au plus près du Réel

    Little Big Horn,La véritable histoire du far West,ANtoine Giner-Belmonte,Lucas blengino,David Goy,Farid Ameur,Chris Regnault,Christian Rossi,éditions Glénat Fayard,25 Juin 1876,Black Hills,Sitting Bull,vision,Mai 2023Little Big Horn est un album académique des éditions Glénat/Fayard, concrétisé à quatre mains dans la collection La véritable histoire du Far West. Beaucoup de soin est apportée à cette œuvre écrite par Luca Blengino et David Goy sur les conseils historiques du spécialiste des Etats-Unis Farid Ameur. Le dessin bluffant de réalisme, en jeu ou statique est confié à Antoine Giner-Belmonte,  disciple minutieux et inspiré de Christian Rossi. Le souci du détail confère à l'excellence et la couleur de Chris Regnault sublime les cases (qui parfois s'ouvrent dans un vent de liberté), faisant de ce projet une réussite indéniable.
    Lecture haletante et immersion totale dans cette bataille dont l'intrigue monte crescendo, avec rythme et plans cinématographiques, même si l'on connaît l'issue et la date charnière.
    Le dimanche 25 Juin 1876, dans les Blacks Hills entre le Wyoming et le Dakota, le 7eme régiment de cavalerie de l'armée fédérale commandé par le lieutenant-colonel Custer, est mis en déroute (267 officers et soldats tués) à Little Big Horn, par une coalition/union sacrée sioux-cheyennes avec Sitting Bull comme chef chamane.
    Le scénario semble actuel puisqu'il évoque le combat éternel entre la quête de l'or et la défense d'un territoire sacré, avec ici une victoire temporairement remportée par l'esprit sur la force. Une prophétie visionnaire indienne sépare les belligérants croyants et finit par se concrétiser. Elle marquera l'Histoire et l'imaginaire de tout peuple opprimé, créant également le doute ou la faille dans la toute puissance d'une machinerie techniquement (ou technologiquement avec le transhumanisme actuel) complexe.
    Avec Little Big Horn, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un classique du genre, notamment par  son exemplarité sur le sujet (addendum historique). La couverture est à l'image du projet : ambitieux, vivifiant et intemporel.
    Nous remettons en lien l'entretien réalisé il y à quelques semaines avec Antoine Giner Belmonte qui évoquait entre autre dans la troisième partie, la création de cette BD.