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  • Témoin de son temps

    Du moment où il considère le Coran comme une œuvre humaine, c'est son esprit et non sa lettre qui lui importe, en l'occurrence davantage la forme que le fond.(p.134)

     

    victor hugo et l'islam,louis blin,erick bonnier éditions,coran kasimirski,spiritualité orientale,hallaj,la légende des siècles,panthéisme,septembre 2023Avec Victor Hugo et l'Islam paru chez Erick Bonnier éditions, Louis Blin qui est docteur en histoire et arabisant, s'intéresse en fin connaisseur, aux mentions coraniques dans l’œuvre de l'auteur de renom.
    Il démontre habilement, textes poétiques à l'appui, la séduction qu'opéra Mahomet en tant que chef de guerre dans un premier temps puis réceptacle du texte révélé, dans le cheminement spirituel de cet écrivain géant du 19eme siècle.
    Victor Hugo connut l'Islam par la littérature essentiellement et la fréquentation de ses pairs orientalistes. Il lut dans la seconde partie de sa vie, les deux versions du Coran disponibles à l'époque (Kasimirski et Savary), quelques œuvres de mystiques musulmans (Hallaj, Rumi notamment) et, comme tout homme relié au monde, après maturation, se fit sa propre opinion (positive) de la civilisation orientale. C'est essentiellement en prose qu'il rendit hommage au génie coranique, notamment dans la légende des siècles, en proposant sa version d'écrits inspirés, parfois dans l'exégèse mais plus souvent dans un style et une forme poétique.
    Fasciné par le message eschatologique et persuadé un temps d'être lui aussi messager de la rédemption et d'âme nature (une sorte de panthéisme dans sa foi qui réunirait les religions), il ne prophétisa pas mais proposa une œuvre originale pour son temps, à contre courant des velléités civilisationnelles (l'islamophobie encore et toujours...) ou de son ignorance pure.
    Aimé des musulmans (d'aucuns le disent converti sur la fin), il fut d'après Louis Blin d'avantage un être spirituel (un temps spirite) qu'un religieux épris de rites ou de dogmes, qui sut en tous cas saisir l'essence du Coran : la possibilité offerte à chacun d'être relié par la foi, à l'inspiration céleste, avec ses degrés d' intemporalité.

     

  • En quête de la Source

    Cela pourrait vite devenir cacophonique si je ne décidais pas de poser ma pensée, d'ouvrir mon cœur et de ne parler qu'à un "ongod" (un esprit allié)  à la fois. Je m'applique à écouter le plus présent et le plus décidé à m'incorporer. Je crois en tous les ciels, sans avoir de préférence quant aux esprits qui les habitent. Je crois en toi, mon esprit Bouriate.(p.62)

     

    tambour.jpgAu delà du tambour est un des trois livres de Brigitte Pietrzak publiés après son décès en 2022.  Il s'assimile à un guide pratique ou aide mémoire sur la fonction et la mission du chamane, les réponses aux questions mûries de l'autrice étant données par les esprits alliés, son guide de toujours le Bouriate, en grande partie.
    Si être chamane est une faculté et une facilité à s'ouvrir, voir et entendre (le son discordant pour mieux harmoniser par le soin) l'invisible, à transmettre ses messages sans interférer, il est évident qu'il s'agit d'un don souvent inné. On s'aperçoit dans ce livre qu'il est aussi capacité à se questionner - une forme d'éthique, mais aussi à se perfectionner intérieurement pour mieux s'oublier, lâcher le mental et s'ouvrir à l'amour de l'instant, pour amener une saine guérison.
    L'exercice est périlleux et nécessite foi, absence de peur, confiance et transparence sans oublier la santé mentale. Comment en effet être sûr de ce que l'on voit ou entend sans faire intervenir l'imagination ou le désir mental même à faible dose.
    En ce sens ces "lettres aux esprits alliés" possèdent nécessairement un filtre révélant la sensibilité et le souci d'aider au mieux son prochain, de Brigitte Pietrzak. Les réponses ne contreviennent pas à la qualité des questions mais prolongent souvent leur pureté d'intention.
    Prolifique, brûlante de mille feux, nul doute qu'elle soit devenu un puissant allié lumineux au service du nouveau  monde, pour contrecarrer l'ancien (les titans) se nourrissant encore (pour combien de temps ?) de "peur, mort et mensonge".

     

  • Un réencodage génétique

    Comment faire pour "retourner" la peau de l'animal ? Comment défaire la déviation, passer de l'"alien" (lié à la haine) à l'Alliance (lié au Divin). ? Nous avons les moyens chaque fois qu'une mémoire négative remonte de la contrebalancer par une mémoire positive. (p.140)

     

    myriam,alchimie cellulaire-naître de nouveau,matière-lumière,supramental,mère,chamanisme,esprit divin,entités de lumière,plan,nouveau paradigme,éditions l'originel-antoni,septembre 2023Le livre de Myriam Alchimie cellulaire - naître de nouveau est une réédition 20 ans après sa parution. A sa lecture, on mesure son avance et l'actualité de sa vision (les thérapies pour revivre le trauma intra-utérin sont désormais légion).
    Cette (re)naissance consiste à réencoder les cellules (notamment la matrice du bassin et ventre) par de l'information lumineuse, une sorte de mariage alchimique avec notre double éthérique ou "lumière de l'Esprit". Il s'agit ici de naître d'en haut, au nouvel Homme relié, divino-humain, sans parents biologiques, corps matière-lumière.
    Myriam se sent plus en phase avec des chamans blancs que des mystiques et sa pratique (similarité avec Mère et de la descente du supramental) se rapproche de l'incorporation de forces invisibles bienfaitrices et matricielles - la matière résonne à l'infini parce qu'elle a fait le vide du Moi.
    Résolument impliquée pour le sort positif de la planète, agent certaine du Plan divin contre les ténèbres destructrices et aliénantes (la deuxième partie en Égypte est digne d'un bon thriller ésotérique...mais réellement vécue par l'autrice !), elle anime en sus des sessions de soins thérapeutiques dans le sud de la France.
    Consciente d'un nouveau paradigme à venir, elle incarne cette descente de l'esprit (de sagesse) en la matière, dans l'ouverture à l'invisible et sans jamais avoir suivi une quelconque voie spirituelle ou religieuse, ni étudié. La conscience illuminatrice ou intelligence réformatrice (jusque dans la cellule atomique constituante du corps ou de l'univers) constitue à ses yeux l'étape prochaine de l'humanité pour se désenclaver de notre programmation cellulaire encore pour moitié animale (dont l'emprise mentale avec le casque reptilien) et endormie.
    Ce livre original de style et très ouvert dans sa révélation - à la fois enseignement et récit, entrecoupé de témoignages de patients - fait suite au premier tome d'Alchimie cellulaire - par le corps de la terre, également réédité par l'Originel-Antoni.

     

  • Démonstration de force

    Un grand changement de paradigme a lieu aujourd'hui sur la planète...l'effondrement d'une vision du monde toute mentale...et la renaissance d'une véritable intelligence émotionnelle et créatrice chez l'humain, grâce à l'éveil de sa vibration et à l'humble compréhension de sa guidance intérieure...un véritable système intuitif de navigation...(p.379)



    Philippe Guillemant,La physique du futur lumineux,éditions trédaniel,grand virage de l'humanité,Tenet,Avec la physique du futur lumineux paru aux éditions Trédaniel, Philippe Guillemant donne un peu plus de coffre et de poids au Grand Virage de l'humanité, son précédent ouvrage. Sur près de 400 pages il montre que la simplicité d'une idée (la vibration de joie engendre notre meilleur futur) recouvre parfois une réalité complexe, parfois abstraite pour les non initiés ou les personnes non formatés à l'univers sémantique scientifique de la physique, quantique ou pas.
    Ainsi fait-il dialoguer dans le temps, des personnages fictifs ou réels (il est très présent en vidéo sur les réseaux sociaux) sur ses intuitions théoriques novatrices à propos notamment du déterminisme et du hasard. Il explique en filigrane n'avoir suivi et développé que son intuition d'adolescent (la voix de son guide intérieur) pour esquisser une tâche réconciliatrice entre science et religion (ou plus appropriée une pratique spirituelle) et dont la conséquence (proche) est un changement de paradigme. Comme dans le film Tenet de C. Nolan, l'important n'est pas de tout comprendre mais de ressentir intuitivement ou par expérience, le sens du dévoilement...et présentement nous aurions, selon l'auteur, la capacité d'être co-créateur d'un futur désirable (et non socio-génétiquement déterminé) par nos vibrations de consciences en nous excentrant de la tête au cœur, du mental/volonté à l'intuition/intention. Concrètement il validerait scientifiquement la foi (et son corollaire la Joie) qui participerait d'un vide rayonnant, d'un invisible englobant.
    Cet ouvrage assez ardu malgré son effort de vulgarisation, s'adresse plus particulièrement à notre sens, aux rationalistes de tous bords (philosophes, scientifiques, psy...) qui préféreraient voir avant de croire et pour qui une solide théorie précède (ou valide) toute adhésion pratique.
    Il est aussi un "pavé" nécessaire dans la mare des "scientistes" dont l'avis inspire encore (jusqu'à quand ?) les puissants de ce système-monde. Espérons comme Philippe Guillemant, que ce dernier comprenne son erreur à développer des égo forts (des élites) au détriment de l'exploration d'un centre émotionnel-intuitif plus à même de percevoir la fonction subtile de l'être humain et sa destination future. 

  • Un homme en fusion

    Jung a appelé psychologie des profondeurs la psychologie créatrice à laquelle il a consacré sa vie. Quand on s'ouvre au verbe qui meut toute chose, on découvre la clef qui non seulement guérit, mais qui fait vivre et qui fait grandir. (p.218)



    vergely.jpgLe.nouveau livre de Bertrand Vergely chez Trédaniel éditions s'intitule la puissance de l'âme - sortir vivant des émotions.
    C'est un essai plaisant, découpé en courts chapitres, qui tente d'approcher le mystère de l'âme de façon philosophique, en convoquant ses auteurs mythiques.
    Variés sont les sujets abordés, de manière subtile et vivante, comme pour appuyer le poids réel de l'âme dans une pensée qui se déploie, irriguée de l'intérieur.
    L'âme n'est pas un acquis mais une substance plus ou moins informelle, malléable (et donc manipulable), en gestation et que l'on peut acquérir pour soi (une forme de cristallisation) à force de frictions, petites morts et renaissances, voyages dans ses profondeurs...L'émotion est sa porte d'entrée et chacune (colère, tristesse....) est reliée par rhizome à ce centre névralgique en devenir, pourvu qu'on la laisse vivre.
    La figure du maitre intérieur (de l'ange gardien), de l'être en soi est nommément esquissée en fin d'ouvrage puisque pour le chrétien, Christ en est l'archétype, l'anima mundi.
    Toucher cet essentiel c'est comme renaître célestiel et transcender la pensée par le verbe, sorte d'intellect luminescent qui relie matière et lumière, bas et haut, terre et ciel. Tout est neuf dans cet interstice intemporel, insufflé, co-créé, jaillissant du silence mental.
    C'est ce bouillonnement à la source, cette effusion d'idées reliées entre elles que nous transmet peut-être Bertrand Vergely, revivifiant par là même, au bout d'un donne salvateur, avec quelques fulgurances, la philosophie et son concept originel.

     

  • L'habit ne fait pas le disciple

    Sa mort a tout changé...elle a fait de moi quelqu'un de mystique...au sens où j'ai éprouvé, au plus profond de moi, une implication intense dans la condition humaine, une conscience de notre vulnérabilité et le sentiment que chacun de nous, à titre individuel, est constamment menacé. (p.134)


    Foi, espérance et carnage,Sean O'Hagan,Nick Cave,Serge Chauvin,Ghosteen,carnage,skeleton tree,Warren Ellis,Covid,A-L Cingualte,l'évangile selon Nick Cave,Foi, espérance et carnage est un entretien fleuve (plus de 40 heures d'échange par téléphone traduit par Serge Chauvin) paru aux éditions la Table ronde, entre deux personnes amis de longue date et qui partagent le deuil d'un de leur proche, Sean O'Hagan (journaliste anglais) et Nick Cave (chanteur des Bad Seeds).
    Le processus de création de trois albums de la rock star est évoqué et disséqué , Skeleton Tree, Carnage mais surtout Ghosteen, le 17eme album studio, hanté par la mort d'Arthur, son fils jumeau.
    Cet album triste, crépusculaire et minimaliste tranche en effet véritablement avec toute l’œuvre de l'artiste australien, qui apparaît sensible et à fleur de peau, dans l'émotion juste.
    Cette causerie est aussi l'occasion pour Nick Cave de s'y dévoiler comme jamais, s'appuyant sur sa mystique, sa femme Susie et la sollicitude de ses amis et fans (le site Red Hand Files où il leur répond directement) pour surmonter la terrible épreuve.
    Les questions pertinentes, creusées et mûries de Sean O'Hagan lui permettent d'affiner sa posture et ses croyances  sans jamais être à court d'anecdotes  sur sa vie passée.
    On le savait obnubilé depuis toujours  par la bible et la figure du Christ (jusque dans l'Art) depuis l'évangile selon Nick Cave de A-L Cingualte mais sa transformation intérieure, sa conscience neuve (la fragilité de la vie et sa beauté/bonté malgré la souffrance) s'affiche effective en paroles et actes depuis ses trois derniers albums en collaboration avec Warren Ellis.
    Visionnaire, psychopompe, prêcheur...relié donc et religieux dans sa pratique (prière, méditation, lectio divina...), le chanteur au passé tumultueux est devenu un être simple avec une vie bien rangée, qui évoque en filigrane l'absolution ou la rédemption depuis cette "prise du diable" (son fils Arthur). A la fois tout, quand il prend au sérieux son rôle d'élévation spirituelle par la musique, et rien (vide) quand il se retrouve seul et désemparé face à la feuille blanche, il touche à l'essence même de la création. Un livre profond, nécessaire, qui saurait peut être redonner sens aux nihilistes de tous bords.

    L'un des moyens de me délivrer de mes démons...c'est de vivre une vie qui ait une valeur morale et religieuse, et d'essayer de considérer tous les autres, comme des êtres qui ont chacun une valeur précieuse...nos actes ont un sens, nous avons un sens (p.45)