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Choeur - Page 48

  • La symphonie de Maldoror

    Maldoror, Tome 1:  les enfants de la légende, Philippe Lechermeier, Flammarion Jeunesse, Charlotte Gastaut, Trilogie fantastique, juin 2022« Coup de sifflet du chef de gare ! Dans un fracas d’acier et un nuage de fumée, le train commença à s’ébranler ».

    Des toiles d’araignées, un train qui fonce dans la nuit, de belles notes de musique. Voici éléments qui s’échappent de la couverture dorée de Maldoror, Les Enfants de La Légende écrit par Philippe Lechermeier aux éditions Flammarion Jeunesse. Une jeune femme aux cheveux d’or, des tatouages sur sa peau, des cartes pour lire l’avenir, voilà que le mystère s’épaissit encore. Nous sommes au cœur de l’histoire sans le savoir. À peine le temps d’apercevoir sur l’illustration de Charlotte Gastaut, la neige qui tourbillonne, des feuilles de papiers épars sous le le ciel étoilé et la pleine lune jaune et brillante que le récit nous happe, nous entraîne, nous absorbe. Anja, la jeune violoncelliste surdouée, Piotr, petit futé, à la recherche de remèdes et tous ceux qu’ils vont rencontrer sur la route, nous deviennent irrémédiablement familiers.

    « Piotr traversa le village d’un pas léger. Toute à sa joie de partir, il savourait ce nouveau sentiment de liberté ».

    Étrange résonance avec le monde d’aujourd’hui puisque les héros traversent les villes de Vienne à Odessa, de Kiev en Sibérie, sans vraiment de frontières définies mais avec une menace diffuse et une ombre insaisissable et cruelle à la recherche d’un pouvoir ultime. Ces enfants sont à la fois rêveurs et sans illusion sur le monde qui les entourent, fragiles et plein de ressources pour se sortir des situations les plus périlleuses. Il faut dire qu’entre un gentleman voleur de violon, une bande d’orphelins toujours à leur trousse et l’absence de leurs parents, Anja et Piotr ne peuvent compter que sur eux-même pour fuir le danger. Heureusement, les adolescents, aussi différents que complices rencontreront de bonnes âmes prêtes à les secourir et les accompagner. Au fur et à mesure de leurs pérégrinations, l’univers cartésien (surtout pour Anja) dans lequel ils vivent va voler en éclat et bousculer leurs repères.

    « Ecoutez-moi … Je suis celle qui marche là ou le monde ne va jamais. Je suis celle qui sait le chemin de l’ombre quand la lumière disparaît ».

    Comme la jeune violoniste et son acolyte, le lecteur est baigné dans l’atmosphère historique de Kiev, du temps des trains à vapeurs et des rues grouillantes de monde. Petit à petit surgissent ça et là des étranges phénomènes (animaux sauvages obéissants au doigts et à l’œil, symboles surprenants ou personnages déconcertants: La mort d’….., l’homme sanguinaire, la cartomancienne). La magie s’insinue lentement mais sûrement dans les pages et la légende de Maldoror se dessine et attise la curiosité comme l’inquiétude. Nul doute qu’une grande aventure, un plongeon dans le passé et le futur attendent les lecteurs puisque nous sommes au premier tome de la Trilogie de Maldoror qui s’achève sur un beau suspens. Philippe Lechermeier sait intriguer adolescents (à partir de 13 ans) et adultes avec ce fantastique volume I ou volume I fantastique, les deux fonctionnent, et ces personnages plus fantasques les uns que les autres.

    Le tome 2 : Le Prince fauve paraîtra cet automne (2022)

    Image: Flammarion Jeunesse

  • L'Oeil du Résurrécteur

    “Être là, vivant, c'est manifester dans nos limites quelque chose de l'invisible présence et de l'infini patience. C'est être une icône de l'Être, qui est Vie, conscience et Amour”. (p.20)

     

    paradoxe.jpgJean-Yves Leloup publie le Paradoxe Chrétien aux éditions du Relié-Tredaniel. Une saine et salutaire réflexion sur la figure du Christ, humain et divin à la fois, Roi du Royaume céleste mais crucifié sur terre, uni à Dieu et "co-naissance" du croyant sincère.
    Trois essais ponctuent cet ouvrage : l'essence actuelle du chrétien, l'importance d'une vision iconique et l'esprit (saint) des 8 béatitudes.
    L'auteur rappelle qu'une relation authentique au mystère christique, vécue dans sa chair par la transfiguration, est le signe et l'essence même du chrétien en cette époque. Être chrétien c'est porter en soi et naître Autre, christophore. C'est montrer la Lumière qui éclaire ce monde par l'Amour, la conscience, la Vie et le souffle qui sont ses attributs. 
    C'est aussi se situer dans un axe vertical qui relie terre et ciel, Père et Saint-Esprit (la Mère ou Sagesse), dans le Fils, Corps-don. C'est enfin connecter la Source à laquelle Jésus s'abreuvait, était vivifié et qui le rendait libre. C'est laisser l'infini et l'éternelle vie traverser l'existence et, par la trouée du regard, dépasser l'idolâtrie pour devenir l'icône qui nous meut et nous survivra.
    Cette Présence issue du silence et qui n'est pas de ce monde, cet au-delà du mental prélude au Verbe, cette sortie de l'échelle des intelligences (le bien, le mal...) pour un discernement incardié et relié...mais aussi ce si mal aimé, violenté et méprisé prince de la paix. Ce sont ces paradoxes que développe depuis tant d'années le père orthodoxe renommé Jean Seraphim en faisant ici une mémoration synthétique.
    Au risque de heurter certaines sensibilités, Jean-Yves Leloup nous (dé)montre qu'il est toujours à la page, ni démodé ni conventionnel.
    L'ancien qui traduisait il y a quarante ans avec André Chouraqui certains passages de la Bible hébraïque (dont le "en marche" des béatitudes ou le “va vers toi" du cantique) est toujours en verve et en verbe. Il incarne véritablement comme d'autres (une tendre pensée à Annick de Souzenelle) la promesse du Christ et de la survenue du Royaume en cette vie. Un témoignage d'une importance cruciale en ces temps troublés.

     

  • L’oiseau persifleur

    Un oiseau su mon épaule , Sibylle Delacroix, éditions Mijade, école maternelle, solitude, confaince en soi, mai 2022« Pour la rentrée, Maman avait tout prévu et rangé dans mon nouveau cartable ».

    Il est si mignon ce petit oiseau. Pas farouche du tout puisqu’il se pose sur l’épaule de l’enfant. Tout autour, les couleurs sont pastel mais le volatile est jaune et orange pétant. C’est sûr, tout le monde va être fasciné par cet étrange oiseau apprivoisé le jour de la rentrée. L’enfant a hâte de se faire de nouveaux amis. Sibylle Delacroix nous dévoile l’histoire d’Un oiseau sur mon épaule aux éditions Mijade, tout en douceur. Sur le dessin, les nouveaux élèves (rentrent-ils à l’école maternelle ?) sont tous mignons avec leurs petits cartables, leurs beaux habits et leurs tendres sourires un peu timides. On s’attend à une histoire de découverte autour d’un animal craquant et chantant. Sauf que l’oiseau n’est pas si merveilleux …

    « Je l’ai laissé, je pensais qu’on allait enfin me remarquer »

    Sa mélodie est lancinante, pourtant le volatile ne chante pas mais parle, parle sans cesse et donne son avis sur tout ! L’enfant n’ose plus aller vers ses camarades et écoute ce que dit l’oiseau dès qu’il est à l’école. L’autrice et dessinatrice utilise une belle métaphore sous des couleurs vives pour parler de la difficulté d’aller vers les autres, de se sentir à sa place et d’avoir confiance en soi dès le plus jeune âge. Ici la peur, le sentiment d’être rejeté ou de ne pas être à la hauteur accapare l’enfant et l’empêche de vivre. Heureusement Sibylle Delacroix lui apporte la solution sous les traits d’une petite camarade qui n’a pas l’intention de le laisser tomber. Une belle manière de retrouver le chemin de l’altérité, de l’amitié et de l’apaisement avant d’entamer le long chemin vers la confiance en soi.

    « Je semblais bien être la seule à l’entendre »

    Un livre à lire avec les enfants dès l’âge de 4 ans et à utiliser dans les écoles maternelles ou en primaire.

    Image: Mijade éditions

  • Chavirez !

    Damien, l’empreinte du vent, Vincent , Gérard Janichon, Jérôme Poncet,  Vents d’Ouest,  Isabelle Autissier, Voilier, Tour du monde, La Rochelle, mai 2022Puissance, folie, pureté, amitié. Ces quatre mots peuvent résumer l’aventure de ces marins amateurs devenus maître des océans. À moins que ce soit l’Eau, indomptable, qui ait accepté d’épargner ces minuscules humains. Par jeu ? Par défi ? ou parce qu’elle a senti la force de leur rêve et leur abnégation ? C’est la cuisine, la chambre, le lieu de travail, la terrasse pendant cinq ans : le voilier imaginé par deux camarades de classe. Damien, l’empreinte du vent, dessiné par Vincent et scénarisé par Gérard Janichon, l’un des deux explorateurs aux éditions Vents d’Ouest. C’est à l’âge de 17 ans que naît cette idée insensée de faire le tour du monde avec son copain Jérôme Poncet. La bande dessinée retrace cette odyssée débutée en 1969 qui va devenir légendaire pour des générations de navigateurs et navigatrices après eux. Isabelle Autissier signe d’ailleurs la préface de cet album, presque aussi grandiose que le voyage de Gérard, Jérôme et Damien, leur bateau.

    Vous avez peur de l’orage, le vent vous effraie, l’eau est toujours trop froide et vous êtes casaniers ? Cette bande dessinée est faîte pour vous ! Oui, j’insiste, il est impossible de rester indifférent face à cette vie brute, cette bouffée d’énergie et d’iode, ce souffle romanesque et pourtant réel. Bien sûr vous êtes confortablement installé dans votre canapé pour lire chaque étape de l’aventure mais insidieusement, vous partez avec eux sur les mers du globe. Vous vivez les petits pépins, les grands frissons, les heures perdues, les moments où la vie ne tient qu’à un fil et ceux où vous faîtes la sieste dans un hamac au fin fond de la jungle amazonienne. En effet, les deux marins ne vivent pas uniquement sur leur voilier. Ils rejoignent la terre ferme régulièrement pour réparer, se ravitailler et surtout faire de belles rencontres. Ainsi les couleurs à l’aquarelle de Vincent passent du bleu clair et profond des océans au jaune sable des fleuves et au vert envoûtant des forêts brésiliennes sans oublier la blancheur aveuglante des glaces du Groenland (et aurores boréales incandescentes). Le dessinateur rend palpable une rencontre avec des manchots, la douceur du sable des îles tropicales ou l’effrayante vague qui nous roule dessus. Une odeur d’embrun flotte dans l’air et on attend les gouttes d’eau qui tardent à nous mouiller.

    Raconter ce long voyage sinueux autour de la terre n’est pas simple et il est parfois difficile de suivre nos navigateurs sans les cartes, heureusement disséminées dans le récit. Ainsi, pour ne pas lasser, Gérard Janichon insère, entre deux destinations, la genèse de l’aventure. On découvre les deux marins en herbes, minots, dans une école militaire, lieu de leur rencontre. La vie très stricte tranche avec la liberté qu’ils chériront par la suite. Ce cadre, presque violent, a peut-être fait naître leur soif d’infini. Le scénariste nous montre bien la naissance puis le cheminement de leurs pensées et désirs. Jérôme et Gérard n’ont pas seulement imaginé leur tour du monde, ils ont également créé leur propre moyen de transport : Damien ! Ces 5 ans à sillonner le globe sont si intenses, foisonnants et renversants (dans tous les sens du terme) que le récit peut sembler parfois chargé puis, comme l’océan déchaîné qui s’apaise sans crier gare, il devient en un instant limpide et rafraîchissant.

    Damien, restauré en 2019, est classé monument historique est visible au Musée maritime de la Rochelle ...

    Image : Vent d'Ouest/Glénat

  • Super pouvoir ou pas !

    Des pouvoirs pas super, Olivier Adam, Flammarion Jeunesse, adolescence, vacances, super héros, super héroïnes, mai 2022« - Tu promets que tu ne ris pas, hein ? J’ai dit avant de commencer. Elle a acquiescé mais elle n’a pas tenue parole. »

    Devenir une héroïne ou un héros, sauver le monde, tous le enfants en rêvent. Particulièrement Antoine, Lisa, Mattéo, Gabi et Margot qui se retrouvent chaque été pour les vacances. Dans Des pouvoirs pas super signé Olivier Adam chez Flammarion Jeunesse, ils se rejoignent exceptionnellement à l’automne. Ça tombe bien car depuis le mois d’août, chacun d’entre eux a vécu un truc très surprenant, presque angoissant, mais qui va les croire ? Les cinq amis se connaissent assez pour savoir que quelque chose cloche. Tous ont l’air bizarre, gênés en se revoyant.

    « - Ok. Alors : Nadal-Monfils à l'US Open. Ça vient de finir. Dis-moi. Qui a gagné ? Combien ? »

    Il va leur falloir du courage pour raconter leur vie « éphémère » de super-héros et super-héroïnes. Le pouvoir d’Antoine est proche de celui de Lisa mais complètement différent de Mattéo. Une seule chose est claire, ils doivent trouver l’origine de cette énigme. Et soyons clair, Margot n’est pas devenue Wonder Woman et Gabi n’a rien d’un Spider-Man. Les ennuis, voilà ce que cet étrange pouvoir leur a apporté. Ce drôle de petit roman (à partir de 9 ans) ne donne pas envie de développer des capacités extraordinaires, à part peut-être pour connaître la fin du livre, là, maintenant, tout de suite. Nous rêvons plutôt de beignets au bord de la plage. D’ailleurs, c’est vraiment un bon bouquin à savourer les pieds dans l’eau …

    « Elle se sentait juste un peu bizarre et fatiguée, comme avant de tomber malade parfois. Elle en a parlé à sa mère, qui lui a répondu que c’était le stress. »

    Avec une sacrée dose d’humour et d‘idées farfelues, Olivier Adam (auteur notamment de Je vais bien ne t’en fais pas et Des vents contraires adaptés au cinéma) aborde subtilement les relations entre les enfants, celles entre ados et parents et la difficulté de répondre aux souhaits des adultes sans se trahir soi-même. En effet les nouveaux pouvoirs singuliers des personnages font tomber les masques et bouger les lignes. Les mensonges, la boulimie, le divorce sont autant de thèmes infusés au gré du récit sans les dramatiser ni les éluder. Un livre pour découvrir et accepter qui l’on est, grandir et s’affirmer, même si nos pouvoirs n’ont rien d’exceptionnels ou tout simplement pour passer un bon moment de lecture en compagnie de ces cinq jojos sympathiques et attachants. Bon, les copains, quelqu’un veut aller se baigner ou pas ?

    Image: Flammarion Jeunesse

  • Au service de la Vie

    Contrairement à l'ego, "soi-même" préfère jouer que se répéter.


    shaman 2.jpgLe second tome de
    Shaman, imaginé par Tigran aux éditions Mama s'intitule La Vision et s'avère plus théorique que le premier.
    Les liens spirituels entre le narrateur, sa femme Hilga, leur fille Seta et la chamane Otharjanat sont dénoués et dévoilent la complexité du dessein céleste.
    Tout s'imbrique et prend un sens magique au service de l'Amour. Car il est toujours question d’œuvrer à soigner des maux (ou d'accepter l'échec aussi), remettre l'énergie en mouvement, réharmoniser des déséquilibres...et préserver la lignée des guérisseurs pour que la flamme sans âge vacille à jamais.
    On retrouve les éléments qui faisaient le charme du premier opus, les embardées dans l'invisible, les rêves initiatiques, les liens forts et vivaces avec la nature, les flashbacks dans l'enfance saturée de signes du narrateur, et les instants de vie, les échanges simples et profonds entre ces êtres qui expérimentent la réalité augmentée. 
    Est également explicitée la nature lumineuse de l'âme sur l'esprit selon la conception chamanique, sa malice à ne vouloir se laisser enfermer dans aucune routine égotique pour demeurer sans forme, libre dans l'instant, ouverte à tous un champ de possible, l'invisible et l'incroyable y compris.
    Si le temps du rêve n'est que présent, on se prend, lecteur, à aimer cette vie rêvée ou chaque instant est riche de présences, de conscience et d'interconnexions surnaturelles.

     

  • Une mécanique bien huilée

    ©Christophe-Raynaud-de-Lage8-scaled.jpg

    La mécanique du hasard, proposée par la compagnie Théâtre du Phare, est une libre adaptation hommage de Catherine Verlaguet (réécriture) et Olivier Letellier (mise en scène), du roman de l'américain Louis Sachar,  Holes - Le passage (ou la morsure du lézard), un grand classique de la littérature jeunesse paru en 98.
    Sur scène deux jeunes acteurs, Fiona Chauvin et Guillaume Fafiotte, vont chacun incarner tous les personnages, peu importe leur genre, dans un voyage spatio-temporel à l'aide d'un frigidaire, principal élément scénographique. Le reste n'est qu'imaginaire et talent d'artistes.
    L'histoire est celle de la malédiction des Stanley Yelnats (palindrome), appelés ainsi depuis quatre générations et dont le bisaïeul n'honora pas un pacte de sorcellerie pour une histoire d'amour. Le récit principal se joue de nos jours quand le jeune Stanley, 4ème du nom est envoyé dans un camp de redressement au désert suite à un prétendu vol de chaussures. C'est là qu'il va rencontrer, en creusant un trou, de singuliers personnages dont l'étrange Zéro, avec lequel des blessures du passé vont se cicatriser. Des flashbacks mettront habilement en scène les histoires traumatiques des ancêtres.
    La pièce qui s'apparente à une quête initiatique, dure une heure et envoie du lourd, texte et engagement physique à l'appui. Elle est aussi une invite à l'investigation intérieure pour soigner son arbre généalogique. Tout (personnes et contextes) concoure à dénouer des situations conflictuelles, pourvu qu'on y croie.
    Presque 200 représentations pour cette petite pépite créée en 2018, qui est une leçon de justesse et la preuve qu'on peut intéresser une audience tout public avec un long texte savamment mis en scène.
    Fiona Chauvin et Guillaume Fafiotte sont dans l'écoute et l'entente parfaite (tout semble calibré au millimètre dans la parole et le geste) et parviennent à captiver le public en instaurant un silence attentif. Ils sont en plus au micro de Choeur (9 minutes) !


    podcast

    ...Et à la filature de Mulhouse du 8 au 10 Juin prochain.

    Photo : ©Christophe-Raynaud-de-Lage8-scaled