Jekyll et Hyde, prénoms des jumeaux : référence évidente au roman L’étrange Cas du Dr Jekill et de Mr Hyde de Robert Louis Stevenson où les deux protagonistes sont une seule et même personne. Dans le manga La désastreuse histoire des jumeaux Stevenson (en un seul tome) de Yuu Morikawa aux éditions Delcourt, ce sont bien deux personnes distinctes. Ces deux gouttes d’eau, blonds, élancés et stars du lycée sont pourtant très différents dans leur façon d’être. L’un est tout sourire quand l’autre apparaît triste, le premier déborde d’amour quand l’autre est plutôt froid, bref, autant de signes évidents qui aident à ne pas confondre les jumeaux. Et pourtant, il semblerait que tout le monde s’y trompe. Peut-être parce qu’ils s’amusent à échanger leur rôle depuis toujours ? Seul être qui semble les reconnaître à coup sûr, le jeune John Atterson est devenu leur ami. Ces trois là sont, depuis, inséparables jusqu’à ce qu’un malheur les frappent.
Comme les jumeaux avec leurs camarades, l’auteur prend un malin plaisir à embrouiller les lecteurs. Au bout d’un moment, on ne sait plus qui est Hyde et qui est Jekyll. C’est agaçant mais cela oblige à être très attentif à l’histoire, au dessin et aux expressions (impeccables), à l’instar de John qui étudie chaque jumeau sous toutes ses coutures avant de se prononcer. Il est un élément indispensable auquel personne ne prête pourtant attention. L’histoire de Jekyll et Hyde est certes plutôt intrigante, néanmoins le personnage le plus attachant est bien John. On aimerait en savoir plus sur lui, d’autant que sa bouille est craquante (petit roux ébouriffé avec des tâches de rousseur) et qu’il semble être le plus lucide, garçon solitaire et incompris. Nous sommes donc prêts à le suivre dans ses réflexions et déductions. John serait-il la véritable vedette de ce manga ?
Autre personnage intéressant dessiné par Yuu Morikawa, Benjamin, le surveillant du lycée et artiste à ses heures perdues. Avec ses cheveux longs et fins, il peut passer pour une fille auprès des lecteurs n’ayant pas repérés son prénom (j’avoue, la lectrice c’est moi). Dommage que cela n’en soit pas une, car il n’y a aucun personnage féminin dans ce manga. Pourtant elles aussi lisent des histoires !
Image: Delcourt
Stephan Schillinger propose dans la sagesse interdite paru chez Vega-Tredaniel, une vision sublimée de la nature et des plantes enthéogenes, qui "procurent une expérience spirituelle". Associées à une démarche spirituelle, il scrute les traces de ces dernières dans les textes ou rites sacrés (Bible, rituels soufis ou bouddhistes, Védas) pour valider des visions prophétiques (le buisson ardent, le char d'Ezékiel) ou des actes nimbés de mystère comme la cène, la crucifixion ou l'ascension nocturne de Mahomet. Le secret bien gardé étant une conscience cosmique atteignable de son vivant par dissolution de la structure égotique et ingestion d'enthéogene. C'est ce qu'il semble avoir vécu au bout de trois années d'initiation chamanique avec le peuple shipibo en Amazonie et la décoction ayahuasca (en sus de vingt années de quête spirituelle).
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Aidé du journaliste Yohan Picquart, le spécialiste des religions Dominique Blain clarifie les principales différences et similitudes entre bouddhisme et christianisme (dans une moindre mesure l'hindouisme) à travers leurs histoires géographico-culturelles et leurs interrelations actuelles où s'estompent la frontière Orient-Occident.
Jacques Scheuer nous convie dans Parole et silence paru chez Almora éditions, à un voyage de trois millénaires de tradition hindoue, des Upanishads à Gandhi, avec de nombreux extraits d'hymnes védiques ou de louanges. Le prisme est le lien entre le Verbe et sa Source de paix, qui est un au-delà du mental. 
