Les femmes inoubliables de Jacqueline Kelen réapparaît aux éditions du Cerf et nous offre 33 portraits d'égéries éternelles.
Ce manuscrit réédité, datant de 1997, donne sa part belle aux mythes et aux classiques de la littérature. l'Autrice s'est incarnée dans chacune des figures féminines (avec l'emploi du je), poussant le luxe d'écouter les opéras afférents, pour mieux se laisser inspirer par l'esprit derrière les lettres.
On y retrouve ce qui constituera l'armature de l'œuvre littéraire de Jacqueline Kelen, cette pourfendeuse moderne de l'amour courtois et chevaleresque.
L'ouvrage est également un prisme de 33 facettes de l'Amour inhérent aux femmes, à la fois mystère et force, idéal et dernier mot.
Penthésilée, semble une femme d'aujourd'hui; Médée la plus terrible nous apparaît sous un nouveau jour ; Cassandre représente l'ancêtre de toutes les femmes qu'on n'écoute pas, qu'on ne croit pas. On (re)découvre Aréthuse, sans cesse poursuivie; Europe, enlevée et devenue invisible ou Marguerite (é)perdue par l'amour humain. Viviane, Danaé ou encore Dulcinée nous inspirent... Écrit il y a une quart de siècle, on ne sait si l'essayiste a retouché certains passages. Néanmoins les mythes restent salutaires car ils permettent d'insérer un affect dans une énergie dépassant la simple personne, pour mieux l'intégrer dans une cartographie symbolique structurante et constructive. Un livre féministe d'avant garde qui redonne au féminin ses lettres de noblesse et son esprit.
Ottavia Marangoni signe Divines et Dévouées au
Avec la Fabrique de la Honte paru aux
Premier souvenir de Mafalda : au collège, en cours d'espagnol. Traduire ce que voulait dire l'héroïne, difficile ! Peut-être est-ce sa bouille ou son air déterminé plutôt que ses paroles "énigmatiques", Mafalda m'a aussitôt plu ...
La prophétie de l'espoir, paru chez Véga éditions, de Gislaine Duboc, pourrait s'assimiler à une relecture inspirée des mythes fondateurs de l'occident (Genèse et Apocalypse), fruit d'un dialogue chamanique.
Pour débuter, Jeanne Added déroule un set intimiste de ses chansons favorites, avec son acolyte Bruno Ruder au piano et deux choristes (Naël Kaced et Laetitia N'Diaye) pour accompagner et souligner sa voix engagée (et son t-shirt "no pasaran" fort à propos). Ce petit bout de femme est corps vivant, prolongement de ses émotions, tantôt colère, tantôt tendresse. Oscillant entre le français et l'anglais pour des textes empreints d'amour, elle reprendra Anastasia de Prince pour appuyer son credo : le "love symbol". Cœur sur elle !
Dernier combo et non des moindres, Hiromi's Sonicwonder. La jeune japonaise virtuose impose gentiment et subtilement à ses musiciens franco-américains (Hadrien Féraud à la basse, Adam O'Farrill à la trompette et Gene Coye a la batterie) un rythme et une énergie débordante. Ça joue et ça kicke sévère. Hiromi s'engage corps et âme sur ses piano-claviers et dirige ses 3 talents d'une main de maître, leur laissant aussi une grande liberté de jeu. Cette nouvelle formation et album estampillés jazz fusion électro impose le respect par le rendu d'une grande force maîtrisée. Cœur trépidant.