La construction d'une référence mythique au passé qui se produit avec la société de l'empire abbasside est extrêmement positive : elle permet d'actualiser la croyance en allant de l'avant. L'invention du salafisme moderne et contemporain est son exact opposé : elle répond à une situation de crise en proposant de se réfugier mentalement dans le passé, et non pas en cherchant a inventer le futur (p.90).
Le Coran des Lumières de Jacqueline Chabbi, paru chez Grasset, est un formatage synthétique de podcasts intitulés les mots du Coran, créés en 2018, sur Facebook et YouTube.
L'autrice, agrégée d'arabe et adepte de l'anthropologie historique, s'attaque à la syntaxe et au contexte (terrain historique, géographique et socio-culturel) de la révélation du Coran, le 7ème siècle plus précisément où l'oralité et les liens tribaux étaient de mise.
Pourfendeuse des contresens et idées projetées, elle revient à la Parole reçue d'avant l'Islam, avant sa mise a l'écrit et sa volonté de rayonnement (Hadiths, hagiographie du Prophète...), un siècle plus tard.
Le combat de Jacqueline Chabbi semble être en profondeur celui de l'obscurantisme et de l'idéologie mortifère à la mode alors que le Dieu du Coran, Allah, est par essence du côté de la Vie et du protectorat, dans l'environnement rude où il prît naissance.
Ce parcours rigoureux et exemplaire mériterait d'être couronné d'une traduction dudit texte sacré, afin de se rapprocher encore plus d'un monothéisme pur, sans associationnisme ni ajout fantasmé, pourvu que l'autrice y consente ou s'y sente missionnée..
Le spirituel et l'universel, des
Les
Les
Le Coran Européen, paru chez
Lina et Sarah Baraka sont jumelles d'origine algérienne et descendant.e.s de mineurs du Pas de Calais. Okthy (ma sœur en arabe) est leur premier spectacle autour de la gémellité, l'identité et la transmission, hommage aussi à leur défunt père acteur. 
Le jeune méditant érudit Abd El-Kader (1808-1883) fut projeté guerrier contre le colonisateur français, puis fait prisonnier en France et restitué à sa patrie. L'exil et le contact de la culture chrétienne lui fit approfondir sa foi de musulman, sur les pas d'Ibn Arabi dont il fut exégète, avant de suivre un chemin d'unification au divin avec un maître soufi Al-Fâsi Al-Shâdili (1863).