
La dernière ! Trois ans de tournée avec Un soir de gala qui se terminait hier soir au Radiant Bellevue à Caluire. Vincent Dedienne a bien eu le temps de roder son deuxième seul-en-scène, Molière de l’humour en 2022, après S’il se passe quelque chose (2014). Le comédien, formé à la Comédie de Saint Étienne, et biberonné aux humoristes « à sketchs » garde son authenticité au milieu d’un flot de nouveaux « Stand Uppers ». Adepte de la nostalgie depuis son enfance, il avoue détester les fins. Or, c’est bien la dernière de son spectacle à laquelle nous assistions ce samedi 7 décembre. Ce couperet qui tombe n’est sans doute pas facile à supporter et Vincent Dedienne met un temps à nous entraîner dans son univers ou peut-être est-ce nous qui ne sommes pas encore détendus. De fait, les premiers sketchs semblent un peu poussifs et puis sans y prendre garde, nous voilà embarqués dans cette drôle d’aventure. Les personnages sont habilement incarnés, tout à la fois justes et débordants de fantaisies.
Du journaliste stressé, pressé, vrillé au chorégraphe intense et allumé en passant par la bourgeoise déconnectée et esseulée ou le redresseur de chanson française militarisé, nous voyons apparaître une désopilante palette de l’humanité. Mention spéciale à notre agente de voyage (et sa collègue Marie-D…) qui rencontre l’homme le plus recherché de France et de Nantes ! L’humoriste navigue entre ses saynètes, une dose d’improvisation et d’autodérision. L’actualité s’immisce ça et là, faisant éclater de rire la salle. Tout en nous contant des bribes de son histoire, Vincent Dedienne laisse entrevoir ses convictions et remet à sa place misogynes, homophobes et pourfendeurs de la culture. Le piano sur scène ne dévoile pas ses talents de musicien mais Un soir de gala nous révèle sa grande poésie. Et un grand merci pour Jean-Pierre Bacri !
PS : Encore 15 dates 2024 à Paris pour conclure Un soir de Gala !
Crédit Photo : ©JeanLouisFernandez / radiant-bellevue.fr
Et pour écouter notre premier entretien avec Vincent Dedienne sur son premier seul-en-scène, c'est ici :



Robin Williams, un acteur génial qui pouvait tout jouer dont de nombreux seul-en-scène ; Valentin Clerc est un comédien également, fan du premier et préparant un one-man-show. Nous voici dans l’univers de Stand up and down, 



La guerre ou l'épreuve est plus que jamais omniprésente puisque les japonais ont vécu trois conflits (1ère guerre, guerre sino-japonaise, 2eme guerre) et subi au passage la bombe nucléaire. À cela s'ajoute la toute puissance de la nature (tsunamis, ouragans). Et pourtant, état de fait ou réaction, la sérénité et la maîtrise de soi semblent dominer tant dans les arts que dans la vie quotidienne. C'est ce qui émane de cette exposition toute en délicatesse.