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Choeur - Page 26

  • Sacré corps

    Si je renonce à ma conscience, elle, pour autant, ne me lâche pas. Elle ne quitte pas le navire et continue à veiller. Avec le temps, je contacterai un mal-être, perdrai le sommeil, courrai partout pour ne pas me retrouver face à elle. Mais j'aurai beau m' étourdir, elle ne me quittera pas...pour provoquer mon bonheur. Là où je le suis enfermée dans la culpabilité, dans la douleur de l'
    autoaccusation, la conscience veut me faire éprouver le repentir, la joie de la réconciliation. Avec la reconnaissance de la faute s'ouvre le chemin d'un par-don (p.109)

     

    chercher.pngAvec Chercher la femme, à l'infinitif, paru aux éditions du Cerf, Céline Guillaume célèbre le féminin intérieur, notamment dans sa qualité d'accueil de l'altérité.
    Libraire et laïque dominicaine, elle pourfend l'intérêt d'une culture de (et pour) soi, d'une connaissance de l'âme qui est notre alter ego, notre souffle vital, notre être profond.
    La femme possède selon elle naturellement des matrices sacrées car à l'identique du Dieu de miséricorde, creuset de l'enfantement mais indignes de l'avortement. Son appétence à accueillir la vie peut aussi symboliquement désigner le Vivant, le "conscience-cieux".
    Ses croyances vont au mariage libre de toute contrainte mais elle reste confiante dans l'adversité et sa longévité. Elle vénère aussi son genre, à destinée sacrée et sa différence face à l'homme plutôt que son égalitarisme simiesque.
    "Confiance, exigence devant la vérité, liberté" sont autant de qualités que de trophées qu'il est bon de montrer et d'assumer devant les vies désenchantés ou les vides non emplis de plénitude.
    Un brin mystique, elle se découvre parfois phare ou aiguilleuse de l'être, forte d'une réflexion nourrie par une Relation et d'un esprit curieux.
    La femme n'est pas la cause du bancal mais son côté solide, à assumer sa faiblesse. Elle demeure un exemple à suivre quand elle assume pleinement  l'incarnation, dans les pas de l'Aimé, l'Amour et l'Amant. 

     

  • Aux mares, citoyens !

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    Nina est citadine, Pierre vit à l’orée des bois. Réunis pour une cause commune au début inconnue, ils vont se côtoyer, échanger leurs points de vue et passions, avant d’entreprendre une marche ensemble vers la Mare aux Sorcières.

    Ce lieu de toutes les rumeurs focalise l’intérêt de gens bien comme mal intentionnés.

    Dans cette fable écologique un peu surnaturelle à destination du jeune public, la compagnie Waaldé représentée dans Pour la Mare par Élodie Grumelart (mise en scène et jeu), Pierre Dumont (jeu) et l’enchanteresse Aurélie Rousselet sur scène, avec un texte ciselé de Simon Grangeat, revient avec tact et sensibilité au Théâtre de la Renaissance d’Oullins. Sans oublier Baptiste Jamonneau (assistanat mise en scène), en maître de cérémonie.

    Dans ce spectacle immersif et sonore, la forêt, ses petits habitants et toutes les projections inhérentes à un lieu vivant et inconnu, se déploie sous nos yeux, pour le plus grand plaisir du meilleur public qui soit, celui des petits et grands enfants.

    Petit tour dans les loges pour rencontrer Élodie Grumelart et Baptiste Jamonneau juste après les derniers applaudissements (7'20) :


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    @crédit photo : Théâtre de la renaissance

  • L'unité retrouvée

    L'humanité n'est pas toute seule, d'autres formes ont été créées aussi, à partir d'autres ondes. Ce sont d'autres créations, mais elles interfèrent avec nous, car, dans l'invisible, les ondes se mélangent. Il y a coexistence dans la même dimension, mais pas le même plan vibratoire (p.244. Réponse de Marie-Dominique P)

     

    Sylvie Dethiollaz,Claude Charles Fourrier,ISSNOE,Connexions - étude sur les contacts avec l'invisible,éditions trédaniel,clairaudient,médiums,channel,incorporé,Sylvie Dethiollaz et Claude Charles Fourrier, issus de l'Institut Suisse des Sciences Noetiques (directrice et psychothérapeute à ISSNOE), publient Connexions - étude sur les contacts avec l'invisible, chez Trédaniel Éditions.
    L'ouvrage (leur troisième en commun) est assez complet sur la question des entendeurs de voix. Il les contextualise à travers l'histoire et présente en outre 9 personnalités saines d'esprit dont les réponses à un questionnaire constitue le cœur de l'ouvrage. 
    Clairaudiant, clairvoyants, médiums, personne incorporée (façon Venom), channels...toutes parviennent à répondre de façon cohérente et presque complémentaire à des interrogations sur l'au-delà, la conscience, l'âme, le sens de la vie ou même la divinité. Les précautions quasi scientifiques prises par cet institut Genevois réputé et les conclusions ouvertes sur la voie spirituelle non duelle hindoue ainsi que les avancées de la physique quantique, relativisent pour autant le phénomène de clairaudience.
    Ces voix sont en effet de tout temps, l'invisible est l'autre face de la Réalité, nous sommes tous aidés d'en haut dans nos choix au quotidien... Conscientiser tout cela est affaire de travail sur soi, spirituellement parlant (à moins d'avoir un don de naissance bien entendu), car il est bon de nettoyer le filtre mental nous empêchant de se sentir relié(s).
    Cette connexion verticale, que d'autres religieux ou cheminants appelleront reliance (par opposition à la connexion transhumanisme par exemple) représente le futur de l'humanité, l'Homme en devenir qui co-nai(î)t à la Source. C'est un moyen habile et somme toute naturel de s'aligner sur d'autres mondes vibratoires (défunts, guides, extra-terrestres, gente céleste...) en conscientisant l'instant, pour délivrer soins ou messages au prochain ou pour soi-même, la bienveillance étant le signe d'un contact authentique.
    Petit bémol à cet imposant ouvrage (presque 600 pages !) érudit et instructif,  même si les réponses et les synthèses s'avèrent passionnantes, les questions protocolaires posées restent pourtant assez générales et communes et il aurait été intéressant de brancher les entités aidantes sur des considérations  plus métaphysiques : l'essence des prophètes par exemple, la dimension/valeur des textes sacrés (ou révélés) ou encore l'eschatologie  propre à tous...puisque science et religion jouent dans le fond la même symphonie.
    Le livre est en soi cependant un processus évolutif de la part des auteurs qui ont su renouveler leur vision du paranormal a mesure de l'expérience et être touchés intérieurement dans leurs croyances par l'appréhension directe d'un état de plénitude. D'où leur revirement spiritualiste loin du sensationnel et proche d'une praxis du quotidien, afin de réveiller les consciences. Un livre qui fait du bien.

     

    Car le processus de connexion est finalement très proche du processus créatif...ainsi créer relève parfois de la construction mentale, et parfois d'un Flow magique dicté par l'Absolu. L'alternance des deux conduit à un état mêlé de consentement, de joie, de liberté et de guidance, qui ressemble au sentiment amoureux. En chacun de nous réside cette divine inspiration. (p.436. Sarah M.)

  • Quand tout s'aligne

    chorale eclats de voix,francheville,etienne falconnet,florence giraudet,sacha dessandier,céline dihl,jacky guillemot,brigitte barisano,isabelle besson,grigitte gualino,catherine vergonjeanne,iris,chant,chanson française,chants africains,variété internationale,octobre 2023

    La chorale Éclats de Voix de Francheville a douze ans d'âge. L'occasion de revenir sur sa genèse magique, son fonctionnement participatif et ses objectifs avec quelques personnes clés qui assurent sa bonne humeur et sa convivialité.
    Sacha Dessandier, l'actuelle cheffe de chœur, dirige désormais savamment 67 choristes pour un répertoire éclectique (variété internationale, chants africains) dominé par la chanson française.
    Gérée sur un mode associatif, Éclats de Voix se professionnalise petit à petit par les compétences de ses acteurs et l'écoute intra et inter pupitres.
    Tout ici, est mis au service du plaisir de chanter et de produire un spectacle plaisant, varié et de qualité.

    Prochains concerts publics les 24 Mars (Iris) et 6 (Villeurbanne)-7  (Iris) Avril 2024


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  • Un destin symbolique

    Dans le plan divin, ontologique, saint Michel et le Satan conduisent au Saint Nom qui est fruit des deux Arbres du jardin ; celui de la Connaissance et celui de la Sagesse (pères et mères divins). Mais le fruit de la Genèse que le Satan présente à Ishah est celui de la connaissance seule, dénué de toute acquisition de sagesse. Il est l’œuvre d'un mental déifié par une intelligence sèche totalement déniée d'Amour, et qui joue le maître au lieu de rester serviteur. (p.80)

     

    souzenelle.jpgAnnick de Souzenelle, au parcours si singulier, nous offre encore une Méditation (peu ordinaire) sur la mort aux éditions du Relié. L'essai bref et concis est un résumé de toute son œuvre et de son expérience de vie. A côtoyer les animaux intérieurs (colère, orgueil...), en épouser leur énergie divino-humaine (c'est le pacte originel) ; à descendre dans les profondeurs de l'être (et l'inconscient de la psyché) et se relier aux aides célestes...
    Œcuménique dans ses lectures (du Coran aux Dialogues avec l'Ange, de Jung a Berdiaev), cette infatigable déchiffreuse de la Bible hébraïque est une émerveillée de l'étude et une pasionaria de l'Amour christique.
    Ici encore, scrutant l'époque, elle distingue dans l'épisode collectif, le mental de la connaissance d'avec la sagesse étrique, opposant les forces angéliques à l’œuvre, le Satan et l'archange Mickaël, qui se livrent une bataille contre et pour l'homme, sa stagnation tyrannique ou sa mutation spirituelle.
    Annick de Souzenelle vit de foi et de symboles,  ne redoutant aucunement cette "visite divine aimante" auxquelles les multiples morts-renaissances l'ont préparée, sur le chemin de la divinisation.

     

    Le temps nous est donné ici-bas pour nous permettre d'appréhender cet Haut-delà. Il nous est donné de transformer notre monde animal pour accéder aux structures imaginales de ce devenir ailé. (p.9)

  • Un hymne à la vie

    Loire.jpgLoire est le nouveau récit graphique d'Étienne Davodeau paru chez Futuropolis. Ce formidable conteur ami de la nature lui donne ici toute sa place, comme un bon film de Terrence Malick dont le point de vue narratif serait animiste.
    Les peuples chamaniques attribuent des esprits, une présence figurée, des cosmogonies même, à tout élément, minéral, animal ou végétal, y compris l'eau des fleuves.
    Ici le dessinateur s'en donne à cœur joie pour croquer des instants de vie du fleuve à travers temps : un coucher de soleil, le vol d'un oiseau, un paysage...des instants d'éternité.
    La fiction reste présente mais comme un prétexte à réflexion métaphysique : ce qui part ou qui demeure. Une certaine Agathe donne rendez-vous à tous ses amant(e)s au lieu-dit de leurs amourettes (une bâtisse gîte familiale) mais elle ne viendra pas.  Dès lors son évocation ressurgit incandescente, son absence ressuscite une présence. Évidemment d'autres surprises viennent pimenter la fiction, lui donnant une légèreté, une fluidité dans la façon dont elles sont traitées...comme la vie qui s'écoule chaque jour que Dieu fait, le long de la Loire. 

    Pour qui sent, les lieux naturels semblent gorgés d'histoires et de l'intention de ceux qui les traversent. Il ne s'agit pas tant à notre sens, d'une pensée restituée qu'une vibration énergétique de plénitude, qu'est arrivé à retranscrire habilement Étienne Davodeau dans ses dessins presque vivants.

     

  • Aimer sans posséder

    Ici nous sommes tous distants mais reliés par un lien de conscience (p.52)

    Ta seule possibilité c'est de vivre complètement dans le relatif. C'est tout. (p.55)

     

    Je ne sait pas,Daniel Ramana Maharshi,éditions accarias l'originel,Je, ne sait pas est le quatrième livre de Daniel Morin aux éditions Accarias l'Originel.
    Sous forme de questions-réponses, cet ancien collaborateur d'Arnaud Desjardins (40 ans disciple et 14 ans collaborateur) à la dialectique atypique, confère au "moi-je" une fonction conductrice (relié) plutôt que créatrice (le penseur). La fausse personne se révèle dans la croyance en une histoire personnelle, une entité séparée, qui dans son fonctionnement habituel cherche sans cesse à nier la réalité (ce qui est) de l'instant pour en créer une illusoire, source de souffrance. Selon l'auteur, le présent se vit pleinement lorsque l'on accepte de ne pas savoir, de se reconnaître limité dans l'appréhension de la situation et de nos sens, conférant une pacification intérieure.
    S'identifier à un je égotique, amène à chercher (par désir d'expansion ?) l'illimité ou l'infini (en créant une dualité de "mieux être si...") à chaque instant, se projetant ainsi continuellement dans un futur frustré et frustrant.
    L'issue est l'acceptation de ce qui est, l'"évidence", sans identification à un sujet, pour se reconnaître élément ou partie du Tout et maillon essentiel d'un Plan parfait puisque neutre en soi.
    Passer d'émetteur a récepteur ou mieux conducteur de la pensée c'est voir, pour tracer la trame d'un verbe clarifié.
    Le recueil présente une forme de légèreté. Daniel Morin évoque l'énergie libérée par l'absence d'association à un "je" illusoire ou souhaitable (une dissolution ?), un étant plus qu'une réaction. La fluidité retrouvée permettant l'action adéquate, une pratique d'éveil au quotidien. 

     

    Cette certitude que l'on ne connait pas tout ne libère pas. C'est l'acceptation de cette non-connaissance qui libère de la recherche de tout vouloir comprendre. (p.100)