Depuis les Yvelines se fomente donc quelque chose, né de cette idée encore embryonnaire que l'on peut percer la muraille, imposer une ligne éditoriale sans compromission - inrockuptible, donc - et aller chercher les lecteurs curieux de sentiers culturels parallèles là où ils se trouvent et les détourner de la presse dominante (p.29).
Christophe Conte relate avec verve, humour et enthousiasme, l'épopée des Inrocks, depuis sa création (sur demande de Christian Fevret, Serge Kaganski et J.D Beauvallet ) en 1986 et jusqu'à ses quarante ans d'existence, même si les piliers ont tous quitté le navire depuis.
On assiste à l'essor d'un fanzine en magazine bimestriel puis mensuel et hebdomadaire, avec ses changements de locaux nécessaires, son évolution éditoriale et journalistique (plus de monde plus diplômé au fil des ans) et ses savoureuses anecdotes racontées de l'intérieur.
C'est toute une époque qui défile également dans "On aurait fait un groupe on a fait un journal", publié chez Flammarion : la riche moisson indie-rock des années 90, l'avènement du Net, les attentats de Charlie et du Bataclan, la vague #metoo, la politisation toujours à travers un prisme culturel, le rachat par l'intrusif banquier Mathieu Pigasse..., soit l'histoire d'un média, d'émérgent à influent, et des inévitables infidélités à son esprit créateur originel.
L'auteur, qui a travaillé 28 ans pour le magazine, revient sur les ratés (les unes de Cantat ou Depardieu, les opérations marketing insipides...) mais surtout sur les coups de génie de certains journalistes (les interviews de Mac Cartney, Pialat, Carax par exemple ou le festival des inrocks et son rayonnement multi-géographique) restant pertinents dans l'attitude malgré l'impertinence de mise affichée.
Un récit passionnant par un passionné de culture, qui a vu s'étendre le spectre des mouvances chroniquées (cinéma, rap, littérature, mode, BD...) au gré des ventes et parutions exponentielles (40 fois plus au bout de 6 ans). Une belle histoire aussi de culture d'entreprise et d'état d'esprit opportuniste mais droit et découvreur de talents, avant de passer le flambeau.
Judas est une œuvre singulière qu'on découvre haletant. Où Jeff Loveness, l'auteur, va t'il nous emmener ? Quelle est sa version des faits ? Comment comprend t'il cet archétype du traître ?
Chroniques de la Paranoïa, du mythique Crumb, est une courte BD jouissive de douze histoires autour de l'intention des puissants à vouloir ou non le bien de l'humanité et de l'angoisse que cela génère chez les personnes les plus sensibles. Elle paraît aux
Je sors de mon corps, et alors ?, est une bande dessinée de Benoît Flamec sur et avec Nicolas Fraisse pour le scénario et parue aux 
Jésus vient de rendre l'esprit, il se remémore quelques moments clés de sa vie, allongé et entouré de bandelettes sur la pierre du tombeau de Joseph d'Arimathie. Puis il se lève et commence sa descente aux enfers. Ainsi débute Jésus aux enfers, de Thierry Robin paru aux
Dans Compulsion paru chez
Premier souvenir de Mafalda : au collège, en cours d'espagnol. Traduire ce que voulait dire l'héroïne, difficile ! Peut-être est-ce sa bouille ou son air déterminé plutôt que ses paroles "énigmatiques", Mafalda m'a aussitôt plu ...