Françoise Bonardel publie aux éditions Trédaniel un beau livre plaisant à lire, sur la légende et figure de Saint Christophe.
Neuf chapitres ponctués d'iconographies et de citations d'auteurs, font le lien entre la légende moyen-orientale du douzième siècle et l'histoire pieuse occidentale de la légende dorée (Jaques de Voragine), entre le cynocéphale martyr chrétien du troisième siècle (feu, flèches et décapitation) et le porteur-passeur du Christ enfant.
L'autrice, philosophe et essayiste, n'élude pas le symbolisme des profondeurs ni l'ombre du géant au grand cœur mais rappelle les nombreux signes et manifestations de sa ferveur très populaire. Fêté le 25 Juillet mais relégué récemment parmi d'autres saints intercesseurs il jouit d'un capital sympathie et représentatif hors norme à travers siècles, reflétant l'importance du don de soi comme acte charitable, en plus d'être un protecteur prolixe.
Les associations sont multiples (Christophe Colomb par exemple ou encore le roi des Aulnes...) dans l'histoire (mythique ou non) et la culture littéraire mondiale mais aucune n'égale l'originel, son aura de candeur et d'innocence.
Les Christophores ont de tout temps assumé un joug, pesant aux yeux du monde mais léger pour les âmes, leur permettant d'être instruits intérieurement par le Christ-Maître. Avec le temps et la patience, les énergies animales sont intégrées et spiritualisées et une nouvelle tête remplace celle de l'homme ancien, désormais reformé.
L'image de Saint Christophe est à notre sens celle de l'icône du chrétien, son double lumineux, sa maturation et son devenir illuminatif : le Christ en soi.
Jacqueline Kelen nous offre avec Le temps de la bonté - Le livre de Tobit, paru aux éditions du Cerf le fruit de ses méditations sur la fable et ses propres manducations spirituelles.
Dans La gloire des bons à rien paru aux éditions du Cerf, Sylvain Detoc, prêtre dominicain, fait un rappel judicieux de l'alliance humano-divine et du Plan céleste qui est Amour de et pour la création. Les géants de la Bible ont d'abord été de petites gens, parfois pétris de doutes mais qui ont su écouter la Parole et la mettre en pratique. L'auteur mentionne aussi la mission du Christ de convertir les pêcheurs plutôt que les sains et son œuvre de spiritualisation de la matière en cours.
Adrien Candiard, moine dominicain vivant au Caire publie un court recueil aux éditions du Cerf : “Quelques mots avant l'Apocalypse – lire l'évangile en temps de crise”.
Aidé du journaliste Yohan Picquart, le spécialiste des religions Dominique Blain clarifie les principales différences et similitudes entre bouddhisme et christianisme (dans une moindre mesure l'hindouisme) à travers leurs histoires géographico-culturelles et leurs interrelations actuelles où s'estompent la frontière Orient-Occident.
Le fruit c'est le Verbe. Le Verbe c'est le Christ. Le Christ est don pour l'humanité. Ce qui est don se reçoit et se distribue dans la joie pour la multitude.